• 28 juillet 2018

    Algérie

    Que dire de plus qui n’ai déjà été dit sur ce grand roman de la rentrée littéraire précédente ?
    J’ai aimé suivre Ali et sa femme Yema, jeune mariée de 14 ans, seconde femme d’Ali et donnant enfin naissance à un garçon. Avant 9 autres enfants aussi bien en Algérie que plus tard en France.
    J’ai aimé Ali, propriétaire terrien grâce à un hasard bienheureux qui lui a fait rencontrer un pressoir.
    J’ai aimé Hamid enfant et son amitié avec Annie, la fille du commerçant du village, avant que la famille d’Annie, pied noir, ne parte en exil.
    Le hasard d’une rivalité entre familles a décidé de la destinée de celle d’Ali.
    J’ai découvert les camps d’arrivée pour les familles harkis, les rivalités entre les harkis et les travailleurs algériens (ceux arrivés en 62 et ceux venus après l’indépendance).
    Naïma m’a moins parlé, même si elle tente de reconstruire l’histoire familiale malgré les silences de son père.
    J’ai été touchée par la douleur et la tristesse d’Hamid faisant table rase de son passé.

    L’image que je retiendrai :
    Le monde se divise en deux catégories : les gens empli de tristesse et les gens empli de colère.

    https://alexmotamots.fr/lart-de-perdre-alice-zeniter/


  • par (Librairie La Forge)
    6 mars 2018

    Le silence et les secrets pèsent-ils plus lourd que la honte assumée ? Dans cette fresque familiale oscillant entre tendresse intime et violence guerrière, Alice Zeniter aborde les questions, souvent taboues, de la culpabilité et des non-dits. Ce roman troublant ne peut laisser indifférent tant les sujets qu’il explore sont aussi sensibles qu’universels.


  • par (Librairie Richer)
    24 février 2018

    Authentique et poignant

    Un roman d'une puissante profondeur qui traite d'un sujet longtemps considéré tabou: La guerre d'Algérie et le rapatriement des harkis en France.
    Sylvie Jeanne (lectrice)


  • par (Librairie Espace-Temps)
    24 novembre 2017

    L'ALGERIE ET LA TROISIEME GENERATION

    Roman prenant sur l'Algérie vue par une petite-fille de Harki qui décide de comprendre l'attitude de sa famille à l'époque de la guerre d'Algérie. L'histoire commence pendant le conflit puis la venue en France d'abord dans des camps de cantonnement dans le Sud, puis l'installation de la famille dans une cité HLM de l'Est. Naima vit maintenant à Paris et travaille pour une galerie d'art et se trouve amenée à aller en Algérie pour préparer une exposition; Ira-t-elle sur les traces de ses ancêtres? Beau roman ample sur fond historique. Marc


  • par (Librairie Espace-Temps)
    21 novembre 2017

    ALGERIE QUAND TU NOUS TIENS!

    Roman prenant sur l'Algérie vue par une petite-fille de Harki qui décide de comprendre l'attitude de sa famille à l'époque de la guerre d'Algérie. L'histoire commence pendant le conflit puis la venue en France d'abord dans des camps de cantonnement dans le Sud, puis l'installation de la famille dans une cité HLM de l'Est. Naima vit maintenant à Paris et travaille pour une galerie d'art et se trouve amenée à aller en Algérie pour préparer une exposition; Ira-t-elle sur les traces de ses ancêtres? Beau roman ample sur fond historique. Marc


  • 17 novembre 2017

    "c'est long de faire ressurgir un pays du silence"

    "C'est long de faire ressurgir un pays du silence".
    Que faire face au silence? Naïma, 30 ans, galériste ne connaît presque rien de l'Algérie, qui se résume au HLM où vit sa grand-mère Yema et à quelques babioles de folklore. Alors qu'elle doit aller en Algérie pour préparer la rétrospective d'un artiste, elle se confronte à son histoire.
    D'une écriture pleine de retenue, Alice Zeniter réunit ses quelques souvenirs familiaux et tâtonne afin de tenter de donner un sens ou une cohérence d'ensemble à une histoire que personne ne lui a jamais racontée. On sent de manière très palpable la crainte de se tromper, d'être injuste, de blesser les vivants, mais également de tromper les morts et leurs secrets.

    En première partie - l'Algérie de papa - Alice Zeniter expose le temps de la vie traditionnelle, voire ancestrale dans les montagnes de Kabylie où très vite les temps des drames et des choix fratricides vont s'opérer. Puis, elle raconte la fuite, devenue inévitable et l'Algérie que le grand-père, la grand-mère et leurs premiers enfants devront laisser derrière lui, ainsi que les oliviers, la maison et tout ce qui leur appartenait.
    Arrivés en France - La France froide - c'est le temps des camps, de transition à Rivesaltes, puis dans l'industrie du bois. Enfin, c'est l'arrivée à Pont-Feron en Normandie où la famille s'installera.
    Paris est une fête - Hamid découvre Paris et fait la rencontre de Clarisse qui deviendra sa femme. Il se murera alors dans un silence épais, que ni sa femme, ni ses filles ne parviendront percer.
    Alice Zeniter parvient très justement à expliquer dans cette grande fresque familiale, la difficulté à être un descendant d'un harki et encore plus à définir ce que c'est qu'être harki, face à une histoire qui se refuse et où les lignes ne sont jamais claires. L'art de perdre est un livre qui développe l'empathie de ses lecteurs.


  • 8 octobre 2017

    Contre silence et tabou

    Voici le roman dont on parle le plus en cette rentrée. Avec courage et talent, Alice Zeniter y rouvre un chapitre de l’histoire franco-algérienne à travers une fresque familiale déployée sur trois générations. Ambitieux et prenant !

    **Pays perdu**

    A l’occasion d’un projet d’exposition pour la galerie d’art où elle travaille, Naïma se plonge dans l’histoire de l’Algérie, pays d’origine du peintre à l’honneur, mais aussi de son père et de son grand-père. Ces derniers ne lui ayant jamais parlé de ses racines, elle ne sait presque rien des raisons de leur immigration, ni des souffrances et humiliations enterrées sous des années de silence. Ali, le grand-père, était cultivateur d’oliviers en Kabylie.

    Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u


  • par (Espace Pierre Lecut)
    2 octobre 2017

    Coup de coeur de Sophie

    Ce roman se déroule des années 1930 à nos jours de part et d’autre de la méditerranée et nous relate la destinée de la famille Zekkar à travers Ali le grand-père qui lors des
    «  événements  » sera un «  harki  », Hamid son fils qui débarque en France encore enfant dans un camp de transit en 1962 et Naima jeune galeriste qui ignore tout de son pays d’origine.

    Alice Zeniter dans ce cinquième livre s‘est inspirée de sa propre histoire pour nous raconter cette fresque familiale qui nous retranscrit avec sincérité et humanité le difficile et douloureux parcours de personnes qui ont soutenu la France durant les deux guerres et qui ont payé cher leur soutien  …

    Roman puissant et émouvant qui montre de l’intérieur l’importance de connaître ses racines mais aussi les difficultés pour assumer son héritage familial et se construire sa propre identité.


  • par (Librairie L'Armitière)
    30 septembre 2017

    Trois générations

    Ce roman est une saga familiale sur trois générations. Ali et sa famille vivent en Kabylie, à l'ombre de leurs oliviers grâce auxquels ils mènent une vie prospère. Ali est un homme bon et fier. Sa plus grande fierté est d'avoir combattu, pendant la seconde guerre mondiale, aux côtés des français, il revient couvert de médailles qu'il arbore de temps à autre. Mais la guerre d’Algérie fait basculer la vie douce d'Ali. C'est un harki autrement dit un traitre pour le FLN. Il est en danger et décide de fuir la Kabylie. Il prend un bateau qui le mènera lui et sa famille en France. Ils sont déracinés, perdus et leur installation dans le sud de la France les jette dans une grande misère, parqués dans des camps. Ils passent de camps en camps pendant plusieurs années pour finir par s'installer en Normandie. Ali travaille dur à l'usine mais reste un homme droit malgré tout. Ses enfants s'intègrent comme ils peuvent. Hamid, son fils aîné, est un garçon intelligent. Il apprend vite le français et se fait des amis. C'est lui qui, à la maison, lit le courrier car jamais ses parents ne parleront le français. Dès lors, ils n'ont plus la même culture. Hamid en grandissant s'oppose de plus en plus à son père. Il veut être un français à part entière. Il tourne le dos à la religion et à tout ce que représente l’Algérie. Il épouse une française avec qui il a quatre filles. A aucune il ne raconte sa vie passée dans les montagnes kabyles, le bateau qui l'a emmené loin de son pays, les camps et les batailles qu'il a du mener pour s'intégrer. Pourtant Naïma, sa dernière fille, a beaucoup de questions à poser. Elle aimerait savoir ce qu'a pu faire son grand-père pour être contraint de fuir. Pourquoi un tel silence? Pourquoi ne parle t-on jamais de l’Algérie? Va t-elle trouver le courage pour, elle aussi, prendre un bateau et trouver des réponses à ses questions. Elle veut renouer le lien rompu.
    Alice Zeniter fait la lumière sur ce passage de l'histoire dont la France a honte. C'est un roman poignant d'autant plus qu'elle raconte l'histoire de sa propre famille. Un roman à ne louper sans aucun prétexte.


  • par (Fontaine Luberon)
    28 septembre 2017

    Ali, kabyle et montagnard, vit richement dans une Algérie encore insouciante.
    Mais quand la guerre s'annonce,il comprend vite que plus rien ne le protège:
    Son statut d'ancien combattant ne le sauvera pas des persécutions françaises et le FLN peut le supprimer pour les
    mêmes raisons.Tout est arbitraire et chaque bord distribue son lot de cadavres.
    Naïma est sa petite fille, elle vit en France. L'identité qu'elle porte sans la connaître vraiment, c'est celle de descendante de "harkis". Elle va devoir faire face aux silences de son grand-père et de son père et reprendre seule, le chemin du pays perdu.
    Alice Zeniter signe une belle épopée qui explique avec humanité le parcours d'une famille broyée par l'Histoire.


  • par (Librairie Dialogues)
    24 septembre 2017

    L'art de perdre

    En conseillant ce roman, on ressent combien le thème de l'Algérie est encore sensible et éminemment politique.
    Du massacre de Setif à nos jours, Alice Zeniter nous exhorte à comprendre trois générations d'une même famille secouée par les drames de l'Histoire. C'est un roman de paix, écrit avec la volonté farouche d'expliquer combien il est parfois compliqué de faire des choix, comment la stigmatisation fait des ravages et pourquoi aujourd'hui encore l'accueil fait défaut dans nos sociétés dites civilisées.
    Alice Zeniter embrasse un pan de l'histoire coloniale avec une grande justesse tout en imposant une jeune héroïne moderne et résolument libre.


  • par (Fontaine Passy)
    18 septembre 2017

    Ali se lance dans la culture des oliviers et de la production d'huile. Son exploitation va prospérer après des années de dur labeur dans sa Kabylie natale dans les années 30.
    La guerre d'Algérie éclate en 1954. Ali se bat aux côtés des Français..il sera un harki...jusqu'au départ pour la France à la libération en 62. Il atterrit avec sa famille dans un camp à Rivesaltes. Ils survivront péniblement...Hamid, son fils, essaiera adulte de se réinventer une vie grâce à l'amour de sa femme Carisse, une Française. Ils auront 4 filles. Le roman s'achève avec l'une d'elles, Naïma.
    Ce roman poignant montre les séquelles de la colonisation, du déracinement, du problème de l'immigration et du lourd poids de l'héritage familial... mais aussi, de l'amour filial.


  • par (Librairie Richer)
    16 septembre 2017

    Authentique et Bouleversant

    Un roman d’une puissante profondeur qui traite d’un sujet longtemps considéré tabou : la guerre d’Algérie et le rapatriement des harkis en France.
    Sylvie Jeanne, lectrice.

    « L’Art de Perdre » parle de l’Algérie coloniale et de la guerre d’indépendance qui mit des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants dans une situation des plus catastrophique. « …Ceux que le FLN a tués sont des traîtres à la nation algérienne et ceux que l’armée a tués des traîtres à la France. Ce qu’a été leur vie ne compte pas : c’est la mort qui détermine tout. » « Et tout l’honneur dont Ali aura fait preuve de son vivant disparaître d’un mouvement de lame pour l’afficher comme un traître mort.»

    Le sort des harkis Kabyles n’était pas enviable, en 1962. Pris entre trois forces destructrices, l’armée française, le FLN et l’OAS, ceux qui purent émigrer (une infime partie) se retrouvèrent entassés dans des camps provisoires puis expédiés dans des fermes perdues où dans des hameaux forestiers, avant d’être implantés dans des cités urbaines à la périphérie des villes.

    La plume éclairée d’Alice Zeniter nous entraîne dans une histoire bouleversante, celle de sa famille, où la peur a régné en maître absolu durant des décennies.

    « -la peur de faire des fautes de français –la peur de donner son nom et son prénom à certaines personnes, surtout celles qui ont plus de soixante-dix ans –la peur qu’on lui demande en quelle année sa famille est arrivée en France –la peur d’être assimilée aux terroristes »

    La guerre d’Algérie a fait des ravages et drainée des milliers de réfugiés qui ont été mal traités et parqués. Ne serait-ce pas encore d’actualité ? L’Histoire de l’humanité ne tournerait-elle pas en rond ?

    Très belle saga familiale, d’une grande profondeur et emprunt d’humanité.


  • par (Librairie Mots et Images)
    5 septembre 2017

    Quand l'Histoire nationale recouvre l'histoire familiale d'un voile de silence et de pudeur indéchirable.
    Dans une magnifique fresque romanesque, Alice Zéniter nous donne des clés pour comprendre l'histoire de l'Algérie, d'hier à aujourd'hui.


  • 4 septembre 2017

    "Naïma est une jeune galeriste parisienne. Jeune femme moderne, elle n'a conservé de ses origines algériennes que son regard sombre, ses boucles brunes et quelques souvenirs de réunions familiales dans une H.L.M de Normandie. Alors qu'elle doit organiser une rétrospective sur un artiste algérien, elle s'interroge sur ses racines et son histoire familiale dont elle ignore tout.
    Mais la plupart des témoins et des acteurs ont disparu ou préféré oublier. Si Naïma doit composer avec les vides et les pleins, Alice Zeniter choisit de rendre le lecteur omniscient en lui livrant l'épopée de la famille Zekkar sur trois générations entre l'Algérie et la France. Trois générations, trois époques, trois façons d'envisager son rapport au monde et à sa culture qu'elle soit arabe ou française, comme les trois parties du récit qu'Alice Zeniter nous propose. De l'Algérie d'Ali le grand-père kabyle à la France de Naïma qui tente de construire sa propre identité, de conserver sa liberté d'être en dépit des héritages qu'on lui assigne.
    Dans cette grande fresque romanesque, Alice Zeniter nous raconte l'Histoire à hauteur d'individu. Pas de jugements, pas de partis pris, mais un regard juste et sensible pour nous parler de transmission, de choix, de liberté et de silence.
    Un texte puissant à découvrir."


  • par (Le Merle Moqueur)
    4 septembre 2017

    Un livre salvateur !

    "C'est pour cela aussi que la fiction tout comme les recherches sont nécessaires parce qu'elles sont tout ce qui reste pour combler les silences transmis entre les vignettes d'une génération à l'autre."

    En narrant l'histoire de la famille de Naïma, Alice Zeniter signe un roman puissant empreint du souffle des grandes épopées et de la caresse des récits les plus intimes.


  • par (Au moulin des Lettres)
    31 août 2017

    Une fresque familiale entre l'Algérie des années 50 et la France des années 2010

    Comment se construire lorsqu'on ne sait rien du pays de ses racines? Naïma, parisienne trentenaire, n'arrive plus à combler le vide que les générations précédentes et silencieuses lui ont laissé pour seul héritage, faisant de l'Algérie un pays réduit à quelques souvenirs remisés dans les tiroirs. Découvrant la Kabylie, elle va affronter le passé et le sort réservé par la France aux harkis et à sa famille. Cet épais roman, passionnant, navigue entre la fiction et l'autofiction; il est aussi une réflexion sur l'identité, au-delà des injonctions de l'Histoire et de la société.


  • par (Le Pain des Rêves)
    29 août 2017

    Saisissant !

    Considérer le roman d'Alice Zeniter comme une histoire de l'Algérie ou comme une simple saga familiale serait se méprendre gravement. "L'art de perdre" est une quête, celle de Naïma, une jeune citadine, qui réalise qu'elle ne connaît pas grand-chose de l'histoire de sa lignée. Naïma est née de Clarisse, originaire de Dijon, et de Hamid, français d'origine kabyle. Lui-même fils de Yema et d'Ali qui fût notable dans son village de montagne et qui, devenu harki, a connu l'humiliation des camps de transit avant de devenir manœuvre dans une usine de métallerie. La date-clé pour ces deux hommes est 1962, quand ils sont montés à bord d'un bateau à destination de Marseille et qu'ils ont choisi la France plutôt que l'Algérie.
    Alors Naïma cherche à connaître le pays de sa famille, la guerre d'indépendance, les violences faites par la FLN et par l'armée française, l'exil des harkis, ce qui sépare les harkis des Algériens... Elle fouille Internet, elle achète des livres. Elle cherche à comprendre ce qui les hante, pourquoi l'homme droit qu'est Ali est-il considéré comme un traître alors qu'il n'a cherché qu'à protéger les siens, pourquoi Hamid a-t-il renié sa promesse de revenir avec sa famille visiter l'Algérie, pourquoi ils se taisent, pourquoi serait-il risqué pour elle d'y revenir alors même qu'une commande de son employeur l'y oblige.
    Alice Zeniter ne se contente pas de narrer l'histoire d'Ali en Algérie, puis l'histoire de la famille en France, elle sonde les cœurs, les personnes, leurs pensées, elle scrute les événements, les relations pour en extraire le sens, des éléments de compréhension. Mais cette quête de Naïma n'aboutirait pas s'il n'y avait les enlacements des femmes, les cauchemars de Hamid, la colère d'Ali juste avant son décès, les oliviers, les maisons sur la montagne, la chaleur... Autre chose que les paroles attendues, que ces hommes malmenés par l'histoire ne peuvent prononcer. Et quand Naïma retourne en Algérie, découvre Alger, Tizi Ouzou et va jusqu'au village au-dessus de Palestro où elle retrouve sa famille restée en Kabylie, on comprend la force des héritages même quand la transmission orale a failli, on comprend qu'il n'y a pas une Algérie, mais des Algéries, celle du jeune Ali en 1930, celle d'Ali devenu riche vingt plus tard, celle des hommes qui se sont exilés en 1962, celles des femmes, celle des enfants et petits-enfants, et bien d'autres encore...
    Le roman d'Alice Zeniter embarque son lecteur. Il est parfois rude, ne cache pas la violence et la barbarie, est souvent empreint d'une calme tendresse. C'est un roman profond, sur la liberté de mener sa vie malgré ce qui cherche à la contraindre, sur l'au-delà des apparences, sur comment un pays vit, sur comment des hommes peuvent souffrir en silence. Un roman d'envergure dans lequel se plonger est un réel bonheur.
    Pour ce qui me concerne, ce livre a colonisé mes rêves pendant quelques nuits, ce qui ne m'est que très rarement arrivé...


  • par (Librairie La Galerne)
    28 août 2017

    C’est quoi être harki ? Comment c’est possible ? Et la loyauté doit-elle aller à sa terre, à sa famille, aux autorités ? Toutes ces questions associées à la peur et au déracinement, le grand-père de Naïma n’a pas vraiment eu le temps de se les poser, emporté qu’il fut par le courant d’une Histoire qui le dépassait.
    Naïma, la jeune narratrice, remonte le fil du temps dans cette grande saga familiale de l’Algérie des années 30 à la France de nos jours.
    Dans le dénuement , la dignité et le silence, L’Art de perdre prend tout son sens.


  • par (Librairie Ravy)
    28 août 2017

    Petite fille de harki Alice Zeniter retrace le parcours d’une famille, qui pourrait être la sienne, d’Algérie à leur arrivée et installation en France. C’est une belle fresque familiale sur 3 générations et aussi une quête des origines pour son héroïne Naïma.
    Valérie


  • par (Librairie l'Esperluète)
    19 août 2017

    Vivre c'est perdre ?

    C'est un beau grand roman que nous livre l'auteur de "Sombre dimanche". Le sujet est encore rare, et il est assurément très difficile : les harkis, et leurs enfants. Traîtres là-bas, pas très bien accueillis ici, ils ont connu quelque chose comme une déchéance à la première génération, puis le rejet, y compris par leurs enfants sans doute. Entre colère et tristesse, enveloppées d'un humour tendre, ce roman magnifique nous entraîne dans la saga de ces refoulés de leurs terres et de l'histoire. C'est toute la question de l'identité qui se pose aussi, qui est peut-être ce que nous avons tous à perdre, ce que nous devrions tous apprendre à perdre.