La Vraie Vie

La Vraie Vie

Adeline Dieudonné

L'Iconoclaste

  • par (Hisler - Even)
    28 novembre 2018

    Un grand roman !

    Du haut de ses dix ans, l'héroine de ce roman aimerait tout refaire de ses premières années. Un père violent, un frère triste et une mère soumise, son désir, faire que cette vie s'arrange avec le temps. Désormais il va lui falloir faire preuve d'ingéniosité pour pouvoir passer le cap de l'adolescence !!
    Un grand bravo à l'auteur pour ce premier roman.


  • 22 novembre 2018

    Violences domestiques

    Que vous dire qui n’est déjà été dit sur ce roman : il est question de violences domestiques ; du pouvoir que donnent les armes à feu ; d’une banlieue triste à mourir ; d’un lien indestructible entre un frère et une soeur.

    Mais le roman est plein de clichés : le père revient d’une chasse en Himalaya (rien que ça) ; la mère est traitée d’amibe (sympa) ; la jeune fille tombe amoureuse de son voisin au corps d’athlète ; elle est une crack en physique ; et j’en passe et des meilleurs.

    Le style est plat et sans fioriture, sans suspens.

    J’ai trouvé que ce roman survolait son sujet : les violences domestiques.

    Tant pis.

    L’image que je retiendrai :

    Celle du siphon à chantilly qui explose, cela m’a presque fait rire.

    https://alexmotamots.fr/la-vraie-vie-adeline-dieudonne/


  • par (Librairie Dialogues)
    10 novembre 2018

    Un premier roman bluffant

    La narratrice de ce roman est une héroïne des temps modernes, une héroïne qui se bat pour exister dans un monde et une famille tourmentée. Son petit frère semble être un corps vide et inerte depuis qu'il a été témoin d'un accident. Leur mère les regarde à peine et préfère s'occuper de ses animaux. Quant au père, c'est un homme violent, fasciné par la chasse.
    Comment vivre ou plutôt survivre dans ce contexte si particulier ? C'est sans compter sur une force et une envie si singulière de bouleverser les choses. Ce premier roman est un vivier de références, on pense bien entendu à l'univers des contes mais aussi à celui de l'écrivain Stephen King dont l'auteur est un grande admiratrice. Un texte inclassable et essentiel qui aborde les travers de notre société.


  • par (Librairie Espace-Temps)
    6 novembre 2018

    UNE FAMILLE MARQUANTE

    Le récit par une petite fille de sa vie au sein d'une famille qui déraille: le père, chasseur, se réserve une pièce dans la maison pour ses trophées de chasse dont une hyène repoussante et des défenses d'éléphant. Il bat sa femme, la mère amibe qui subit son sort et le frère, Gilles, plus jeune qui subit un choc qui va le rapprocher du père violent.La narratrice va trouver des ressources de vie à l'extérieur du foyer en gardant un enfant chez des voisins et en allant chez un autre voisin suivre des cours de science, sa passion. Mais la tension monte au fil du récit et le drame sera-t-il évité? Premier roman très fort, marquant et un univers dur et et oppressant. Un roman dont on se souvient. Marc.


  • par (Le Pain des Rêves)
    16 octobre 2018

    C’est la fin d’une vie familiale « normale ». Gilles se renferme et devient taiseux. Il passe de plus en plus de temps dans la chambre des cadavres, à caresser la hyène empaillée que craint tant sa sœur, et son père se rapproche de lui et l’entraîne pour la chasse. La jeune fille comprend alors que le mauvais esprit de la hyène va envahir la cerveau de Gilles. Elle décide de l’en empêcher en se documentant pour construire une machine à remonter le temps, juste avant la mort du vieux glacier, afin de retrouver le sourire de son petit frère. La petite fille qui rêve que cette chose impossible est possible va garder cette naïveté tout en étant très réaliste : pour arriver à cet exploit, il faut être obstinée, devenir savante, aller très loin dans l’apprentissage de la physique, avoir envie de ne pas être n’importe qui, décider de devenir une seconde Marie Curie. Développant une fine intelligence de la vie, elle va pouvoir grandir en se protégeant presque totalement de la folle violence de son prédateur de père.
    Dès le début, on se laisse prendre par le roman sensible et charmant qui se déroule comme un conte, comme s’il n’y avait pas la violence du père envers les femmes de sa famille. L’écriture d’Aline Dieudonné est fluide, coulante. Elle a l’apparence d’une histoire qu’on commence à raconter et que l’on continue comme elle vient, sans calcul, sans but. Mais sans tarder, la tension monte, on pressent au moins un drame, et, en tout cas, des conduites déviantes, des moments odieusement violents. On ne peut cependant pas prévoir le drame ultime, six ans plus tard, quand la jeune fille sera devenue adolescente, qu’elle affirmera sa détermination, sa liberté, sa féminité. L’angoisse monte jusqu’aux dernières pages. Captivé, j’ai lu ce roman d’une traite et j’avoue avoir eu très peur, persuadé que la narratrice allait mourir.

    Ce n’est donc pas une histoire racontée comme elle vient. La construction rigoureuse fait monter la tension palier par palier  : la mère qui se réveille de sa passivité, Gilles qui s’endurcit et devient chasseur, la père qui s’aigrit encore après a perte de son emploi, l’engrangement des connaissances intellectuelles de la jeune fille qui lui donnent de l’intérêt pour une autre vie, sa beauté, sa capacité à séduire le Champion, compagnon de La Plume dont elle garde l’enfant, sa détermination, la dureté de la relation père-fille. A chaque palier, on craint la réaction froidement violente du père. Sous cet angle, c’est un roman noir. C’est aussi un roman initiatique sur la sortie de l’enfance, le changement physique, la puissance du rêve, la lente perte de l’innocence et la découverte de la sensualité et de l’amour, la force de l’esprit afin de pouvoir sortir d’une situation de violence destructrice.

    La petite fille est devenue une belle personne. Et ce premier roman est une belle réussite.


  • 8 octobre 2018

    Ça commence par des mots d’enfants, des choses simples et des phrases simples, la douceur, l’imagination et la naïveté de l’enfance, celle qui qui touche et emporte les cœurs, comme dans « Ma reine » de Jean-Baptiste Andrea. Et de pages en pages, la surprise s’invite derrière les mots, et d’ailleurs pas un mot n’est en trop.
    On accompagne une jeune fille et son petit frère sur quelques années de leur enfance élevés dans une famille au père...autoritaire.
    Pour ne rien dévoiler... j’ai pensé à « La vie est belle » en découvrant cette grande sœur qui veut protéger son petit frère à la manière de Roberto Benigni avec son fils, ensuite on retrouve la sensibilité exceptionnelle de Sorj Chalandon de « Profession du père » avec une touche de « En attendant Bojangles » de Olivier Bourdeau, et puis... la folie de « My absolute darling » de Gabriel Tallent.
    Foncez, lisez, découvrez ce livre!
    Il est à mettre entre les mains de celles et ceux qui lisent peu ou qui n’aiment pas lire. Je crois que c’est un livre qu’on ne peut pas ne pas aimer.


  • par (Librairie Gibier)
    4 octobre 2018

    Roman d'apprentissage noir et brûlant

    Une plume virtuose, un roman tendre et dévorant, une galerie de personnages peinte au vitriol... Une révélation !


  • par (Librairie Athenaeum de la vigne et du vin)
    25 septembre 2018

    Lu par Anne-Céline

    Un roman d’animalité et d’humanité. Un père bourreau/chasseur, une mère martyre/proie, deux enfants : Gilles, le petit Frère et la narratrice, la grande sœur. Un burlesque accident va traumatiser Gilles, sa sœur va vouloir le sauver et lui faire retrouver son sourire d’enfant, une mission absolue. Un premier roman qui coupe le souffle, qui dit l’amour et la violence, la vraie vie. Une lecture sensationnelle au sens propre.
    Anne-Céline


  • par (Vauban)
    19 septembre 2018

    Un roman d'apprentissage brûlant, percutant et envoûtant !
    La plume est sans concession, l'univers est sombre et sensuel !

    Un vrai coup de cœur pour ce roman coup de poing dont on ne sort pas indemne ...

    A découvrir sans plus attendre !!!!


  • par (Librairie Mots et Images)
    19 septembre 2018

    Alice au Pays des Maximonstres

    Quand la naïveté de la narratrice devient sa plus grande force pour affronter les situations cauchemardesques imposées par son père, on se croirait presque dans Alice au Pays des Maximonstres !


  • par (Librairie Richer)
    18 septembre 2018

    Une écriture enlevée à vous couper le souffle !

    Un pavillon banal dans lotissement banal abrite une famille banale. Un tragique accident survient et fait perdre le sourire et la joie de vivre au petit frère de la narratrice. Dès lors, notre jeune héroïne n'aura qu'une idée en tête : trouver le moyen de redonner le goût de vivre à Gilles, quitte à déplacer les montagnes.
    C'est le récit acide et sauvage d'une gamine aux allures de guerrière.
    Une écriture enlevée à vous couper le souffle !


  • par (Librairie La Galerne)
    18 septembre 2018

    Âpre, saisissant mais aussi plein d’espoir !

    Notre jeune héroïne vit dans un lotissement avec son père (dont les trois passions sont la chasse, la télé et le whisky), sa mère qu’elle compare à une « amibe » et son petit frère qui est tout pour elle. Un jour, un évènement dramatique survient et La vraie vie n’est plus un long fleuve tranquille…
    Dès les premières pages, on est totalement happé par ce roman et tout de suite partagé entre la joie de vivre de cette jeune fille lumineuse et cette impression que quelque chose de terrible va se passer.
    Âpre, saisissant mais aussi plein d’espoir !


  • par (Librairie Auréole)
    15 septembre 2018

    COUP DE COEUR

    Jetez-vous sur le roman d'Adeline Dieudonné ! C'est un livre que vous n'oublierez pas.
    Il nous raconte l'histoire d'une jeune fille qui essaie de tout faire pour aider son petit frère, traumatisé et pratiquement aphone après avoir été témoin d'un accident. Mais cela n'est pas facile dans une maison où un père violent fait régner la terreur...
    Un premier roman très fort, sauvage, marquant, porté par une héroïne pleine de courage et d'intelligence.


  • par (Librairie Hisler BD Bis)
    10 septembre 2018

    GENIAL

    Un premier roman à ne pas louper ! Les violences familiales racontées par une jeune adolescente surdouée qui va tout faire pour sauver sa famille, et en particulier son petit frère. Alors que la situation se dégrade de plus en plus, elle reste persuadée de pouvoir... remonter dans le temps et effacer l'accident qui a mené au drame !
    Anaïs


  • 9 septembre 2018

    **[Cet ouvrage fait partie de notre
    sélection  q u o i  l i r e ?
    Découvrez ](http://www.onlalu.com/2018/08/30/quoi-lire-numero-37-35567)****[ici](http://www.onlalu.com/2018/08/30/quoi-lire-numero-37-35567)****[ ce qu'en pensent les libraires ?](http://www.onlalu.com/2018/08/30/quoi-lire-numero-37-35567) **

    Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u


  • par (Le Pain des Rêves)
    5 septembre 2018

    Une jeune fille et son petit frère Gilles qu'elle adore, grandissent tant bien que mal dans une famille morne, animée seulement par les excès de violence de leur père. Les deux enfants s'évadent de leur quotidien en rendant visite à Monica qu'on dit un peu sorcière, en jouant dans la vieille décharge de voitures "boumboulées", en dégustant les délicieuses glaces du gentil marchand... jusqu'au jour où un accident d'un rare violence va rendre Gilles mutique. Son cœur enjoué va s'éteindre peu à peu pour laisser place à un esprit froid et torturé. Dès lors, sa sœur n'aura de cesse de se battre pour rendre à Gilles son humanité.
    Dans ce premier roman poignant, Adeline Dieudonné nous berce de son écriture faussement puérile pour mieux nous confronter à la réalité cruelle et désenchantée, à cette "vraie vie" faite d'illusions brisées.
    A lire, sans aucun doute !


  • par (Librairie Entre les Lignes)
    4 septembre 2018

    K.O

    Bienvenu à Demo, toutes les maisons sont identiques ,tristes à mourir. Les personnages : le frère un petit de 6 ans, le père violent et alcoolique , la mère " une amibe " à force de recevoir les coups, et la fille, dix ans, on ne connait même pas son nom, vive et intelligente. Un drame se produit , tout se détraque...Un premier roman étonnant de par sa maîtrise.Un de mes coups de coeur de la rentrée.


  • par (Hisler - Even)
    25 août 2018

    Enorme coup de coeur

    C’est un véritable coup de cœur pour moi. C’est un roman noir comme on en lit rarement, où le pari est osé mais largement mené .. J’ai été complètement éblouie par la plume de l’auteur qui, croyez-moi, va vite se faire une Très Grande place dans le monde de la littérature, je n’en doute pas .. Et avec ce primo roman, les éditions L’Iconoclaste parvient, à nouveau, à conquérir mon cœur.


  • par (Librairie L'Armitière)
    21 août 2018

    Que la bête meure

    "La vraie vie" est assurément mon coup de cœur premier roman de cette rentrée littéraire.
    Ecrit par une jeune Belge à la plume vibrante et bien trempée, il dépeint le sordide quotidien d’une fillette habitante d’un lotissement insipide, la Demo, où chacun demeure dans une prostration solitaire, comme aimanté devant sa télévision, cultivant l'aigreur et la dépression. Entourée d’un père dont les passions se limitent à la chasse, au whisky et à exhiber fièrement ses trophées, et d’une mère « amibe », inexistante et terrorisée par les accès de rage de son époux, elle trouve réconfort et amour auprès de son jeune frère Gilles, avec lequel elle entretient une tendre complicité. Mais un violent accident va faire basculer la famille dans la terreur. La hyène, omniprésence diabolique s’insinue dans le corps de son jeune frère le privant de toutes émotions et le poussant irrésistiblement à commettre des actes sataniques et pervers.
    Le récit percutant d’une préadolescente brillante d’intelligence prête à tout pour faire à nouveau sourire celui qui semble dangereusement se rapprocher du monstre.
    On retient son souffle, aux aguets, épiant avec angoisse la venue éventuelle d’un événement irréparable.
    Une totale réussite.


  • par (Fontaine Auteuil)
    3 juillet 2018

    Malgré un père féru de chasse et une mère quasiment invisible, la narratrice, dix ans, et son frère, de quatre ans son cadet, essaient de passer des vacances d'été paisibles. Mais c'est alors qu'un drame éclate et crée un déclic macabre dans les yeux du jeune garçon. Prise d'une incompressible envie de retrouver son Gilles "d'avant", la fillette tente par tous les moyens de revenir en arrière.

    Au fil des étés qui se succèdent, se ressemblent mais disent pourtant tout de l'entrée dans l'adolescence, l'auteure nous plonge dans ce lotissement aux airs banals mais qui cache pourtant toute la violence du quotidien. Avec une grande justesse d'écriture sur la narration de la jeune fille qui grandit au fil des chapitres, Adeline Dieudonné nous entraîne dans le cercle vicieux de cette famille particulière, qu'il faut à tout prix enrayer.