Arcadie

Arcadie

Emmanuelle Bayamack-Tam

P.O.L.

  • 29 janvier 2019

    écologie, secte, transgenre

    Que dire de ce roman qui aborde des thèmes aussi importants que l’écologie, l’intolérance aux ondes, le syndrome de Stockholm, les sectes, les transgenres ?

    Farah est toute petite lorsqu’elle entre dans une communauté libertaire en zone blanche, sa mère ne supportant pas les ondes.

    Elle évolue au milieu d’adultes plus ou moins nus et grandi au milieu de la nature et des livres.

    Le récit commence quand elle a 15 ans et découvre qu’elle ne pourra jamais avoir ses règles, faute d’utérus, et que son corps se masculinise.

    Mais elle est amoureuse d’Arcady, le chef de la communauté qui la fait patienter jusqu’à sa majorité sexuelle.

    Farah vit dans une espèce d’Eden loin du monde, même si elle se connecte à Internet au collège.

    Puis un migrant arrive qui fait basculer Farah dans la société actuelle.

    J’ai aimé ce groupe très années 70 qui prône l’écologie sans le savoir.

    J’ai aimé le regard de Farah sur son enfance enchantée que seuls des personnes butées qualifie de déviante.

    J’ai aimé que le corps de Farah mature loin des codes sociaux et ne devienne ni femme ni homme, juste ce qu’elle veut (même si elle a du mal au début avec ces changements).

    J’ai en revanche moins goûté les répétitions de l’auteure sur les catastrophes sociétales : les pluies acides, les ondes….

    Un roman avec des idées intéressantes et modernes, et qui propose une autre forme de lutte.

    L’image que je retiendrai :

    Celle du baldaquin de verdure où Farah et Arcady font sans cesse l’amour.

    https://alexmotamots.fr/arcadie-emmanuelle-bayamack-tam/


  • par (Librairie Comme Un Roman)
    19 septembre 2018

    Si vous rêvez d'un roman français contemporain étonnant, charnel, dérangeant, grinçant et érudit, nous vous présentons Emmanuelle Bayamack-Tam.
    Plus de 15 ans qu'elle écrit et qu'elle devrait être posée au sommet des meilleures ventes : le temps est venu, achetez, lisez et "Bayamack-Tamez" le monde avec nous !


  • 9 septembre 2018

    Un esprit libre dans un corps libre

    Voici l’un de mes coups de cœur de cette rentrée littéraire : un roman d’apprentissage moderne, non consensuel, un livre audacieux qui bouscule son lecteur, refuse tout manichéisme et parle de la société d’aujourd’hui avec acuité et fantaisie.

    **Adolescence programmée**

    L’héroïne, Farah, vit avec ses parents dans une communauté en zone blanche, qui échappe aux ondes électromagnétiques, à Internet et à ses dérives, et qui prône l’amour libre et global. Les pensionnaires de Liberty House ont choisi un mode de vie alternatif, autarcique et écologique, où chacun a sa place, sans discrimination : jeunes, vieux, obèses, handicapés, malades... Farah a donc grandi au milieu de la nature et des livres, sans véritable contrainte. Adolescente, elle n’est pas jolie selon les canons de papier glacé, ce qui ne l’empêche pas de séduire Arcady, le gourou de la secte, dont elle est follement amoureuse. Mais ce qui la trouble, c’est son physique à l’apparence ambigüe, un corps qui se virilise à la puberté au lieu de subir les modifications physiologiques habituelles.

    Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u


  • par (Librairie La Galerne)
    4 septembre 2018

    Non loin de la frontière italienne, dans un ancien pensionnat pour jeunes filles reconverti en « refuge pour freaks », grandit Farah, une jeune fille hors norme. Liberty House est une communauté libertaire aux dérives sectaires et Arcady son gourou…
    De notre point de vue, le très beau roman d’Emmanuelle Bayamack-Tam est extrêmement drôle, désespéré et complètement déjanté !


  • par (Librairie La Galerne)
    4 septembre 2018

    Non loin de la frontière italienne, dans un ancien pensionnat pour jeunes filles reconverti en « refuge pour freaks », grandit Farah, une jeune fille hors norme. Liberty House est une communauté libertaire aux dérives sectaires et Arcady son gourou…
    De notre point de vue, le très beau roman d’Emmanuelle Bayamack-Tam est extrêmement drôle, désespéré et complètement déjanté !


  • par (Librairie Dialogues)
    19 août 2018

    Emmanuelle Bayamack-Tam prête sa voix à la jeune Farah, une adolescente sans filtre qui incarne la différence avec brio.
    Farah raconte son histoire et celle de sa famille au sein d'une communauté libertaire située à la frontière franco-italienne. Fondée par Arcady, un gourou enjôleur et décadent, cette "Liberty House" accueille indifféremment des électro-sensibles, d'anciens junkies ou encore des vieillards souffrant de solitude.
    Dans cette zone blanche faisant davantage figure de cour des miracles, l'adolescente débridée donne le change aux adultes et bouscule le lecteur.
    À mon sens, Emmanuelle Bayamack-Tam a encore un coup d'avance dans la manière d'aborder des sujets de société par le prisme de l'adolescence.
    C'est un roman puissant, ultra-moderne et qui ne vous laissera pas indifférent.