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Toutes les femmes sauf une

Maria Pourchet

Fayard/Pauvert

  • par (Librairie-Papeterie Peiro-Caillaud)
    17 juillet 2019

    Un cri de colère sauvage et déchirant contre la violence longtemps indicible faite aux femmes, par des mères aigries et mortifères qui,de génération en génération, tuent en leurs filles, avec leurs mots de tous les jours, jusqu'au désir d'une autre vie. C est aussi un cri d'amour vibrant pour une petite Adèle toute neuve, qui mérite mieux .

    Un bon sujet, sensible, traité par une écriture agressive, corrosive qui bouscule gravement l'image traditionnelle de la ''bonne mère''. Peut être faut il en passer par là pour s'affranchir de ses chaînes, et échapper au déterminisme social?
    Pour autant, ce règlement de compte brutal, revanchard, excessif, manque un peu de finesse. Décevant .


  • 14 octobre 2018

    Tu seras une femme, ma fille

    C’est une longue lettre que l’auteure adresse à sa fille nouveau-née. La violence et la douleur de l’enfantement, le bouleversement hormonal, la peur de mal s’y prendre, la culpabilisation des infirmières… à peine l’enfant parue, le berceau semble déjà bien lourd. Alors, comme on chanterait une berceuse, Maria Pourchet raconte une histoire à son bébé, une histoire de mères et de filles qui rappelle Annie Ernaux, tressée de mots par l’accouchée écorchée vive.

    **Langue maternelle**

    Depuis l’enfance, tout est affaire de langue, et l’expression « langue maternelle » prend ici tout son sens. L’auteure veut coucher sur le papier les mots reçus comme des coups de la part de sa propre mère exigeante, rêche et mal aimante - parce que sans doute mal aimée : « Tu la vois celle-là ? », « Tu vas le payer », « Ne te fais pas remarquer », « T’as pas intérêt » ; voilà ce qu’elle a entendu et intégré depuis toute petite, et en prime : « Tu me remercieras ».

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