Les Furtifs

Les Furtifs

Alain Damasio

Volte

  • 5 juillet 2019

    attention on y est

    Extraordinaire, à lire absolument on y est déjà : suivis, décortiqués, analysés
    désocialisés (Gps, FaceB, SMS, twitter, carte de crédit) et bientôt arrive la 5G.... nous manque juste les furtifs pour s'en sortir

    génial


  • 29 juin 2019

    Lisez ce livre !

    On retrouve dans ce livre quelques aspects des précédents romans d'Alain Damasio. C'est par exemple, la « Meute » qui rappelle la « Horde ». Il reprend également l'indication du personnage qui s'exprime par l'usage de signes de ponctuation ou divers symboles. Mais c'est surtout l'idée d'une société alternative et rebelle au mouroir sécuritaire et replié sur soi, ce vers quoi mène la société capitaliste. Il y a dans ce domaine beaucoup de « La Zone du Dehors ». C'est un de ses thèmes de prédilection. Le récit anticipe une société, à horizon seulement 20 ans, où la question environnementale n'apparaît pas mais qui a subi de plein fouet l'évolution dramatique de la surveillance et de l'illusion de vie dans l'irréel numérique, pour ceux qui en ont les moyens. Le « furtif » est symbole de la pulsion de vie et de liberté. À travers la recherche par un couple d'une enfant disparue, l'humanité se cherche elle-même. La vie est ici clairement la nécessité vitale et l'audace de l'échange et de la transformation permanente contre le mirage mortel de l'immobilité rassurante et sécurisante. Je n'irais pas plus loin dans une tentative d'analyse tant elle est futile face à la dimension de ce texte. Une réelle poésie surgit grâce au jeu sur et avec les mots. Est-ce que l'on comprend vraiment tout ce qu'il écrit ? le comprend-il lui-même ou écrit-il sous la dictée inconsciente par un être irréel, appelons-le « le Talent » ? Quelle importance au fond ? Plus que comprendre ou imaginer, il nous fait ressentir, avec beaucoup d'émotion, un domaine imaginaire, le toucher du doigt de la pensée avec un indicible espoir. À la fin, comme avec « La Horde du Contrevent », il subsiste un intense sentiment de satisfaction d'avoir lu ce livre. Au-delà de l'anticipation, où la société est presque déjà, il y a une parabole, un texte de combat ou au moins d'avertissement sociétal. Dans le domaine « imaginal » de la littérature, trop peu considéré en France, se trouve un des auteurs actuels majeurs et sans doute le plus révolutionnaire de la littérature française actuelle. À l'avenir, je crois qu'il serait intéressant de faire étudier ses livres par les lycéens. Cela ouvre l'esprit, même inconsciemment. En résumé, j'ai adoré.


  • 20 juin 2019

    science fiction

    On entre dans un roman de Damasio : on accepte le monde qu’il crée pour nous, et sa révolte.

    Car il est encore une fois question de révolte dans son nouveau roman : révolte d’un père qui refuse de croire sa fille morte ; révolte de quelques hurluberlus contre la privatisation des villes et le tout-payant.

    J’ai aimé son idée de départ : les furtifs, qui seront parfois furtives. Des êtres de chairs et de sons que l’on ne peut voir au risque de les pétrifier.

    Personne n’a encore cherché à communiquer avec eux. Normal, l’armée ne veut que les détruire.

    Pourtant, le père de Tishka va découvrir que des petits groupes sont entrés en contact avec les furtifs, lui redonnant espoir dans ses recherches.

    Mais qui sont les furtifs ? je dirai que ce sont des êtres plus que vivants : en total symbiose avec la nature dont ils peuvent prendre les formes et les couleurs, ils communiquent grâce à l’art (musique, sculpture…).

    J’ai découvert avec intérêt le monde moderne décrit par l’auteur : une bague nous donne accès à certaines zones de la ville, et surtout trace nos désirs et nos besoins.

    Les différents personnages ont chacun un signe diacritique de reconnaissance quand ils pensent ou parlent, ce qui permet au lecteur de les identifier. Mais l’auteur réussit ce tour de force de leur créer aussi une identité linguistique, un langage propre (haché et connecté, ou plus scientifique…), pour ne pas que nous tombions dans un ronron de lecture.

    Les Zones anti-gouvernements m’ont fait penser aux ZAD qui se développent dans l’hexagone.

    Si, encore une fois, les récits de combat ne m’ont pas passionnés, j’ai aimé le monde révolté de l’auteur.

    Merci, Monsieur Damasio, vous me sortez de ma condition de mouton.

    L’image que je retiendrai :

    Celle du système d’écriture des furtifs très condensé et qui s’approche de la poésie.

    https://alexmotamots.fr/les-furtifs-alain-damasio/


  • 19 mai 2019

    [**Les furtifs de Alain Damasio est un ouvrage chaudement recommandé par la
    libraire La Virevolte à Lyo**](https://www.onlalu.com/2019/05/12/librairie-la-
    virevolte-lyon-42859) **[n](https://www.onlalu.com/2019/05/12/librairie-la-
    virevolte-lyon-42859)**

    Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u


  • par (Librairie Page 36)
    15 mai 2019

    Briser les chaînes

    ... du langage, des individus, de l'argent. D'entrée de jeu et pour être honnête, Damasio, ça fait du bien. Le langage est un outil si commode et usé qu'on en vient souvent à n'y penser que comme à un outil, justement, qui sert un but mais n'est pas - ne devrait pas être - bien intéressant en soi : la plupart des ouvrages qui me restent en mémoire utilisent l'écrit comme un simple moyen de donner une information. La Volte semble éditer quelques-unes des personnes qui pensent que, non, le langage ne sert pas qu'à ça, et oui, on peut faire beaucoup plus avec des mots.

    Vous qui entrez ici, abandonnez votre dictionnaire, votre précis de grammaire et tout préjugé quant à la langue française, car ils n'ont plus cours en ces pages. Laissez-vous porter par le flux, attachez-vous aux personnages, et ne vous formalisez pas de ce que l'auteur, parfois, s'écoute parler, enfin ! se lit écrire : le jeu en vaut le chandelier. Et c'est le seul roman que j'ai lu qui rassemble des poèmes sous contraintes et des personnages discutant d'écriture sous contrainte ! La muse en abyme est prodigue de décou vertes, et plutôt mûres avec ça.


  • par (Librairie Dialogues)
    14 mai 2019

    Livre rare. Livre des tares. Les furtifs s'achètent dans le commerce. Les furtifs se consomment chez soi, en soi. Les furtifs s'échappent de soi. À soi de les poursuivre, pour vivre, vivre en soi. Sois ta langue, choix de langage, sois leur langue. Langue pour parler, penser, vivre, s'échapper, être furtif...


  • par (Fontaine Victor Hugo)
    7 mai 2019

    Avis aux voltés

    Milieu du XXIème siècle. Les villes sont désormais privatisées et s'appellent LVMH ou Warner. Tout est connecté ou presque, des dalles du sol aux bagues sur les doigts de chacun des protagonistes. L'humain évolue dans un surplus d'information désormais quotidien. Dans cet espace qu'on a du mal à qualifier de réalité, un homme cherche sa fille, disparue depuis plusieurs années. Lui croit qu'elle a été enlevée par des entités mystérieuses, les Furtifs, qui se terrent dans notre monde, invisibles et pourtant bien là. C'est le point de départ de cette dystopie initiatique, dont la langue et l'écriture mouvantes, vivantes, emportent dans un tourbillon romanesque qui balaie tout sur son passage.
    Les Furtifs, comme chacun des livres d'Alain Damasio, est bien plus qu'un roman, une expérience sensorielle, quasi-organique, qui ne demande au lecteur qu'un peu de curiosité pour déployer son immensité. Un véritable chef d’œuvre, d'une créativité hors-norme.


  • par (La Promesse de l'aube)
    24 avril 2019

    Coup de coeur de Bilal

    Lorca Varèse achève sa formation de chasseur. Son nouveau métier sera, au sein de sa nouvelle équipe, de tenter d'attraper vivant des Furtifs, créatures capables de se mouvoir sans être vues, entendues ou senties… capacité fort utile dans un monde où tout est enregistré, sauvegardé, écouté, analysé ! Retrouvera-t-il sa fille Tishka, disparue des années plus tôt ?
    Alain Damasio est de retour pour notre plus grand plaisir ! Avec son style si caractéristique, si vivant, ce maître de la science-fiction nous embarque de nouveau dans un univers de son cru ! Bienvenue donc dans les années 2040 dans la « ville libérée » d’Orange. À dévorer sans complexe 😊