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Un jour ce sera vide

Hugo Lindenberg

Christian Bourgois

  • 29 juin 2021

    Immense défi pour le prochaon !

    Paru pour la rentrée littéraire 2020, Un jour ce sera vide, premier roman écrit par Hugo Lindenberg, a obtenu le prix du livre Inter 2021.
    Lorsque ce roman est sorti, je me rappelle avoir « tourné autour » mais, peut-être par lâcheté, je m’en suis détournée. Car, à l’époque, la solitude de cette enfance faisait écho à la mienne et à celle que l’on vivait aussi.
    Un enfant de dix ans raconte ses vacances à Houlgate avec sa grand-mère à l’accent si prononcé que le yiddish n’est pas oublié. Cette ancre qu’elle incarne n’est pas sans lui inspirer une honte qui rejoint presque les hontes de l’Histoire, celle de son peuple exilé bien sûr, mais aussi la conscience de ne pas être comme les autres.
    Car, cette honte palpable et collante ne cesse de le poursuivre sur la plage qu’il fréquente chaque jour. Il s’y doit d’y composer un rôle, celui de l’enfant heureux, léger et serein. Alors qu’il ne cesse d’observer les familles dites « normales, comme pour en découvrir leurs secrets.
    L’amitié qui nait avec Baptiste le conduit à toucher du doigt la différence et l’oblige à aller quémander certesun baiser de sa mère, mais aussi l’amour maternelle absente pour avoir la sensation de toucher la normalité.
    Roman d’initiation aussi à la sensualité et à l’émoi adolescent, Hugo Lindenberg décrit par touche cet éveil sans jamais le nommer. Pourtant, les sensations et les émotions sont présentes pour éveiller l’enfant à sa conscience future d’homme.
    Lire la suite ici
    https://vagabondageautourdesoi.com/2021/06/28/hugo-lindenberg/


  • par (La Compagnie des Livres)
    29 juin 2021

    Gros coup de cœur !

    Un récit doux amer sur l’enfance, la découverte de la tendresse et l’amitié. Une belle découverte pour ce premier roman d’Hugo Lindenberg dont l’écriture maîtrisée dit beaucoup sur les sensations de l’enfance.

    Un jour ce sera vide a reçu le prestigieux prix du Livre Inter à l'unanimité du jury des lecteurs, ce qui ne s'était jamais vu !!!


  • par (Le Bateau Livre)
    23 juin 2021

    Roman balnéaire et déroutant

    Sur les plages de Normandie, un jeune garçon se lie d'amitié avec un autre qui semble l'obséder : Baptiste.
    Tout l'obsède : sa famille, son caractère, sa loyauté, son sourire... De quoi faire des envieux.

    Histoire cruelle et déroutante, très bien écrite. Ce roman est une exploration acerbe des étranges mécanismes de l'enfance. Génial !


  • par (Les Saisons)
    17 juin 2021

    Amoureux ou nostalgiques de l'atmosphère désuète des petites stations balnéaires, ce livre est pour vous !
    La question de l'assignation sociale, sensiblement décrite nous renvoie au sentiment d'appartenance familiale.
    La plage est un endroit fabuleux pour imaginer la vie des autres et l'envier quelquefois...


  • par (Librairie La Grande Ourse)
    14 juin 2021

    Un Prix du Livre Inter plein de grâce

    Le Prix du Livre Inter vient de récompenser "Un jour ce sera vide", un premier roman remarquable ; le récit d'une enfance.
    Le narrateur est un jeune garçon de 10 ans qui s'ennuie l'été en Normandie dans la "Villa" de sa grand-mère "juisse" comme dirait Baptiste, son nouvel ami. Baptiste, lui, semble mener une vie normale et heureuse, alors que notre narrateur se sent différent, isolé, entre une grand-mère attentive mais dont il a un peu honte, et une tante "folle".
    C'est l'histoire d'un enfant qui se (re)construit grâce à une amitié comme il n’en existe peut-être que dans l’enfance... Parfois drôle, souvent mélancolique, ce roman est une très belle évocation des sensations liées à l'enfance.
    L'écriture est parfaitement maîtrisée, poétique ; le texte construit autour de 3 temps forts et de courts chapitres sur un été particulier : "Les Méduses", "Le Foie Haché", "La Tante", "Mike Brant"...

    Juste et émouvant.

    Vanessa


  • 21 décembre 2020

    Sensible et imagé

    "Un jour ce sera vide" se lit comme on tourne les pages de l'album photo d'un été à la mer, rempli de souvenirs d'enfance, d'amitié éblouissante, de jeux au soleil et de mélancolie de la sieste.

    Hugo Lindenberg vient réveiller en nous les sentiments de honte, de gêne, de peur, qui surgissent quand on confronte au regard des autres l'identité encore bancale de nos dix ans, et tous les non-dits hérités qu'elle charrie.

    La lumière ne quitte jamais sa prose douce-amère, qui touche à la poésie : "Je me sentais protégé sous les saules dont les racines serpentaient sur le sentier."


  • par (Librairie Vent de Soleil)
    3 novembre 2020

    Un merveilleux voyage dans le monde l'enfance.

    Il se raconte, ses vacances à la plage, sa grand-mère qu'il adore, sa rencontre avec Baptiste, ses premières émotions, ses rages. Un regard vif, une sensualité naissante, narrés avec des mots chocs !


  • par (Librairie Nouvelle)
    30 octobre 2020

    L'évocation des sensations et souvenirs de l'enfance

    On est très sérieux quand on a 10 ans. Le narrateur de ce premier roman étonnant de grâce et de maîtrise est en effet un jeune garçon timide et réfléchi. En vacances avec sa grand-mère sur la côte normande, c'est à l'occasion d'une mise en pièce d'une méduse sur la plage, digne d'un sacrifice rituel, qu'une amitié immédiate et inconditionnelle va se créer entre lui et Baptiste. Un garçon, miroir opposé du narrateur, et dont la famille idéale va amener son lot de scènes inoubliables tout en faisant ressortir la gaucherie de notre conteur. Saute immédiatement aux yeux du lecteur la galerie de très beaux portraits, à commencer par la figure de la grand-mère, qui constitue un des points forts du roman d'Hugo Lindenberg. Il signe ici une très belle évocation des sensations liées à l'enfance (où un geste, un regard prend des proportions démesurées) pour un enfant dont la vie, à défaut d'être vide, sera marquée du sceau de l'étrangeté et de la difficulté de trouver une place à soi dans un monde aux codes mouvants et absurdes.

    Marine et Martin


  • par (Fontaine Victor Hugo)
    13 octobre 2020

    Le narrateur, solitaire petit garçon de 10 ans, passe ses vacances au bord de la Manche, en tête à tête avec sa grand-mère, merveilleuse figure tutélaire de ce roman. Les journées passent en observation du monde qui s'agite autour lui, voisins d’immeubles ou de plage, sa tante, les fourmis, les méduses. Ce monde fascinant ou monstrueux lui reste pourtant étranger jusqu'au jour de sa rencontre avec Baptiste qui lui accorde miraculeusement son amitié, lui, le garçon à la famille normale, ordonnée, élégante, bourgeoise - autant d'attributs qui ne sauraient caractériser son propre univers.
    Hugo Lindenberg construit un premier roman sur l'enfance, l'éveil à la conscience du monde, les différences, les sentiments, dans une prose ciselée, émaillée d'images surprenantes, qui frappent par leur pouvoir d'évocation : une écriture comme un sismographe des émotions. Un texte extrêmement touchant et juste.


  • par (Librairie Page et Plume)
    9 août 2020

    Sur la plage abandonnée...

    Un été en Normandie, le narrateur, un garçon de 10ans, passe ses vacances chez sa grand-mère, chez qui vit aussi sa tante « folle ». Un jour, à la plage, il rencontre Baptiste, un garçon de son âge, à la famille, en apparence parfaite. Une amitié forte se noue entre eux. Mais dès le départ, le narrateur ressent une sorte de gêne, de honte, la peur d'être jugé pour sa famille bancale, et une blessure enfouie qu'il a du mal à confesser. Au-delà de la chronique estivale, ce premier roman nous replonge dans cet état d'enfance entre nostalgie lumineuse, tendre mélancolie et cruelle lucidité. Il questionne toute ces barrières qu'on s'inflige soi-même, toutes ces hontes qui nous empêchent d'avancer, d'être nous-même pleinement. Ce roman à hauteur d'enfant a l'intelligence de ne jamais en singer le vocabulaire ou les attitudes. Un premier roman éblouissant de maîtrise et de poésie, de justesse et de beauté.


  • par (Librairie La Fabrique)
    18 juillet 2020

    Coup de Coeur de Rémi

    C'est l'histoire d'un été en vacances, où l'enfant s'ennuie ferme.
    Il traîne là avec sa grand mère, et s'occupe en observant les familles "normales" à la plage.
    Jusqu'au jour où l'enfant rencontre Baptiste, dont il se fait un ami. L'Ami des Vacances.

    Voilà un livre où il ne se passe pas grand chose.

    L'enfant est engoncé dans sa gêne (C'est l'âge où l'on a honte de ses parents, ou de sa mamie, dans son cas), dans son ennui, dans son envie d'être n'importe qui d'autre que lui-même, dans la peur qu'exerce sur lui sa tante handicapée, dans l'étonnement face au gouffre qui le sépare des visages souriants des photos en noir et blanc qu'il trouve, dans son identité flottante.

    Voilà donc un livre où il se passe mille choses.

    Un premier roman épatant, très sensible, avec cette poésie de l'enfance, des genoux crottés, des Super Picsou Géant et du quotidien qui, moi, me touche beaucoup.

    Un sorbet.