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Sous le ciel des hommes, Roman

Sous le ciel des hommes, Roman

Diane Meur

Sabine Wespieser Éditeur

  • par (Librairie Calligrammes)
    4 janvier 2021

    Très malin...

    Avec l'air de ne pas y toucher, Diane Meur souligne les failles de notre temps, dans une fresque brillante où les puissants et les misérables n'aspirent qu'à un peu de sérénité.
    Piquant et très malin !


  • par (Librairie Le Préau et la Cour des Grands)
    9 novembre 2020

    Qui connaît le grand-duché d’Eponne? Ni vous ni moi, mais il rappelle furieusement nos petits paradis fiscaux européens. Bien lové dans ses montagnes et ses traditions, le grand-duché respire la prospérité. Mais si les premières pages du roman plantent un décor (presque) d’opérette, la suite du récit ne laisse aucun doute: on est bien dans le monde d’aujourd’hui! Sous l’apparente cordialité des lieux se cachent tous les maux de notre société: repli sur soi, peur du déclassement et haine de l’étranger. C’est ici, dans les salons feutrés des banques ou dans la discrétion de restaurants cossus que se joue souvent l’avenir d’une usine lointaine ou d’un salarié pas assez malléable. Les migrants sont soumis aux caprices d’une administration tatillonne, leur force de travail est exploitée, leurs économies siphonnées par les vendeurs de sommeil. Le malheur même de leur existence peut être l’objet d’un coup médiatique mercantile. Et pour les autres, ceux qui ont la chance d’être d’ici et d’avoir réussi? c’est l’angoisse de ne pas être assez performant et d’être mis au placard; c’est la tentation de faire porter ses rêves de réussite (mais laquelle?) sur la génération suivante… Bref, c’est bien un système sournois que dénonce Diane Meur, quand l’individu renonce par commodité à réfléchir et que, de maltraité, il devient maltraitant. Pourtant, ici comme ailleurs, vivre est avant tout une affaire de choix. C’est ce que proclame haut et fort un groupe d’amis bien décidé à donner un coup de pied dans la fourmilière. Tout ce petit monde se retrouve à intervalles réguliers pour rédiger un pamphlet intitulé "Remonter le courant, critique de la déraison capitaliste". Et c’est bien là le cœur battant du récit, celui qui porte l’espoir vaille que vaille qu’ «un autre monde est possible», celui de l’amitié, de l’attention bienveillante, du service rendu sans arrière-pensée. Jamais désespérant, "Sous le ciel des hommes" se referme sur une promesse qui sera peut-être tenue: choisir et ne plus subir.


  • par (La Chouette librairie)
    19 septembre 2020

    Coup de cœur de la chouette

    Dans le grand-duché d’Éponne, un journaliste héberge un migrant, un groupe d'ami.e.s travaille sur un pamphlet anticapitaliste, une femme se bat pour sa carrière... Un grand roman choral et plein d'intelligence.


  • par (Fontaine Luberon)
    13 septembre 2020

    Dans le Grand-duché d'Épône, calfeutré dans ses frontières, pays où la finance décide de la marche du monde, plaque-tournante de l'Europe où se jouent les réorientations, nous suivons des binômes, mal assortis à la recherche de sens : un grand reporter désabusé qui n'arrive plus à faire du monde une fiction et qui se voit proposer par son éditeur d'héberger un réfugié politique pour relancer son inspiration ; un universitaire, membre d'un groupe de jeunes intellectuels plongés dans la rédaction d'un pamphlet anticapitalisme, est englué dans une relation adultère avec une cheffe de projet dans la mode ; un demandeur d'asile, errant en attente de régularisation de ses papiers tombe amoureux d'une jeune femme qui fait des ménages chez les riches...

    L'auteure décrit avec talent ce microcosme lié par des interactions sociales, personnelles et économiques. C'est aussi l'occasion de dénoncer l'hypocrisie des relations humaines, engluées dans la fatalité d'un système pervers n'obéissant qu'à sa propre perpétuation et la question migratoire comme rejet de l'autre comme de soi-même dans un monde dématérialisé. Ce récit est si dense en abordant tant de questions essentielles qui animent notre quotidien qu'il est resté dans mon esprit longtemps après sa lecture. Bon signe !


  • par (Leslibraires.fr)
    23 août 2020

    Un texte fascinant et bouleversant, une remise en question d'un certain confort mais aussi d'un militantisme facile et parfois de façade.
    Un texte fort dont on parlera.