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La fabrique des salauds

Chris Kraus

10-18

  • par (Librairie La Rose des Vents)
    29 mai 2021

    Coup de coeur de Théo

    Drame personnel et fenêtre sur un siècle trouble et violent, "La fabrique des salauds" nous raconte comment, presque par hasard, un enfant comme les autres est devenu espion du KGB et du Mossad, alors qu'il voulait simplement devenir artiste.

    Passionnant

    Théo


  • par (Librairie L’Écritoire)
    19 novembre 2020

    Vous avez aimé les bienveillantes de J. Littel? Tentez celui-ci!
    Un texte touffu pour découvrir comment on devient un nazi presque malgré soi.
    Horrifiant et superbe.


  • par (Nouvelle librairie Sétoise)
    25 septembre 2020

    Frémissant !

    Un roman fleuve hypnotique sur l'Allemagne Nazie et l'âme humaine !


  • par (Librairie Coiffard)
    22 septembre 2020

    Conseillé par Agathe et Marie-Laure

    Avec pourtant plus de 800 pages d'Histoire avec un grand H, la synopsie de ce roman pourrait tenir en une seule phrase. Au milieu des années 70, deux hommes partagent une chambre d’hôpital. Ces deux hommes vont mutuellement faire connaissance puis l’un des deux va entreprendre de raconter l’histoire de sa vie à son compagnon de chambre. Jusqu’ici tout semble normal, voire basique pour un début de roman, excepté le fait que l’homme qui va écouter est un hippie sûr de ses convictions pacifiques et spirituelles et que l’homme qui lui fait le résumé de sa vie, Koja, est un ancien nazi. Voilà, nous y sommes. Avec cette dernière information vous devriez être suffisamment intrigués pour avoir envie de lire ce livre. Très dense et bien que long à lire, "La fabrique des salauds" est un de ces livres qui se savoure et se lit minutieusement. Et il faut bien 800 pages à Koja, pour raconter chacune des subtilités des choix qu’il a pu faire, souvent malgré lui, au cours de sa vie. Il aborde de nombreux thèmes en parlant de sa famille notamment de son père qui lui a donné le goût de l’Art, de son grand frère, toujours considéré comme supérieur dans toutes les catégories, et qui deviendra par la suite un nazi exemplaire, et de son amour d’enfance devenue sa sœur adoptive, Eve. La construction de cet homme passera également par le fait de grandir avec des origines allemandes dans le sang dans ce pays régi par des valeurs russes qu’était la Lettonie de l'époque. Durant tout sa jeunesse il fut d'ailleurs victime de persécutions avec sa famille. Et il y a bien entendu la montée du nazisme et le devoir de choisir un jour un camp. Toujours un camp. Pour survivre, pour sauver sa propre vie ainsi que celle de ses proches. Bien évidemment la plupart de ces choix, même justifiés, ne sont pas pardonnables et Koja en a conscience lorsqu’il déballe toute sa vie à son voisin de lit hippie. Et malgré l’horreur grandissante, présente sur le visage de ce dernier, Koja continue son récit qui est pour lui comme une sorte d’exutoire. "La fabrique des salauds" est donc, en plus d’un roman historique très détaillé, un témoignage sur l’amour parfois inconditionnel et aveugle que l’on porte à ses proches, sur la guerre et la façon dont elle transforme les âmes, même les plus pures, le tout saupoudré de missions rocambolesques et de personnages variés et nuancés. En résumé : un roman d’humanité et de déshumanité auquel on s’accroche jusqu’à la toute dernière page.