www.leslibraires.fr
On ne touche pas / roman, Roman

On ne touche pas / roman, Roman

Ketty Rouf

Albin Michel

  • par (Le Pain des Rêves)
    30 novembre 2020

    La vie de Joséphine est un peu comme celle de Dr Jekyll et de Mr Hyde. Le jour, elle est professeur de philo dans un lycée à Drancy, la nuit, elle est strip-teaseuse dans un club des Champs-Elysées, le Dreams.
    On ne peut pas dire que son métier la passionne. Elle décrit un système scolaire ruiné par des années de pédagogisme, livré à la dérive par l’encadrement et des inspecteurs qui ne veulent pas être exigeants avec les élèves, un système plus soumis à la sociologie de l’éducation qu’à l’ambition de faire acquérir une culture. On laissera à l’auteure la responsabilité de son analyse tout en retenant qu’une telle vision peut conduire à l’ennui , à la dépression et à l’envie de trouver ailleurs le sel de sa vie.
    C’est ce que fait l’héroïne qui suit des cours d’effeuillage, fait de son boa, de ses bas résille et de ses talons aiguilles le refuge où elle se sent exister. Il ne lui reste plus qu’à pousser la porte d’un club de nuit et à devenir Rose Lee.
    Elle plonge avec délices dans le monde de la nuit, où des hommes paient pour être excités par de belles filles dénudées, qui les frôlent en dansant sans qu’ils aient le droit de les toucher.

    Je n’ai pas été convaincu par ce que décrit l’auteure de l’institution scolaire, même s’il est probable qu’elle reflète la réalité de ce qu’elle connaît. Les développement philosophiques sont intéressants, mais il y a parfois une vision angélique des élèves, des situations peu vraisemblables et une fin d’année scolaire à l’eau de rose. J’ai été beaucoup plus intéressé par la vie nocturne de Rose Lee, les descriptions voluptueuses, l’héroïne qui se donne le droit d’être une femme belle et désirable, qui met à bas les préjugés qu’on peut avoir sur les stripteaseuses et sur ce complexe  monde de la nuit.
    Le roman décrit aussi bien les mornes journées de la professeure que les nuits excitées et excitantes de la danseuse. Le style est vif, parfois cru, jamais vulgaire. Le roman brosse un beau portrait de femme qui assume sa féminité, qui s’émancipe. C’est un hymne au corps et au plaisir, une interrogation sur le rapport de cette femme aux hommes.

    Un roman qui se lit vite, qui possède un réel charme.


  • 13 novembre 2020

    rapport au corps

    L’auteure nous offre une plongée intéressante dans cet univers de la nuit : j’ai aimé sentir avec Rose Lee les caresses des bas de soie sur la peau, l’effet des talons hauts, le plaisir du corps.

    J’ai été en revanche moins convaincue par sa vie diurne de prof de philo qui se fait chahuter mais qui, heureusement finit l’année en beauté avec des élèves calmes et travailleurs (hum, hum…).

    Une lecture intéressante et au charme certain.

    L’image que je retiendrai :

    Celle de Coquelicot qui apprend à Rose Lee à se maquiller.

    https://alexmotamots.fr/on-ne-touche-pas-ketty-rouf/


  • par (Fontaine Luberon)
    18 octobre 2020

    Fille de jour, héroïne la nuit

    A l'instar de la chanson de Corine, Joséphine est une "fille de jour", professeure de philosophie dans un lycée de la banlieue parisienne qui se métamorphose en "héroïne la nuit" après maquillage et tenue de scène appropriée. Effeuilleuse dans un club chic de la capitale, Joséphine alias Rose Lee savoure cette vie sauvage qui lui permet peu à peu de prendre confiance, de se réconcilier avec son corps et d'affirmer son identité de femme. Hymne sensuel au pouvoir de la séduction, "On ne touche pas" navigue avec aisance entre une réalité professionnelle désespérante (les pages qui narrent le quotidien de Joséphine sont sidérantes) et un fantasme qui devient une réalité tangible et intense. Ketty Rouf touche au cœur avec un roman captivant, profondément sincère, qui s'affranchit de l'ordre moral et des conventions pour notre plus grand plaisir de lecture.


  • par (Librairie Mots et Images)
    19 septembre 2020

    C'est la rentrée de trop pour Jo, entre xanax et bâtiments gris, elle s'est perdue et ne trouve plus d’intérêt à sa vie.
    Elle s'inscrit à des cours de pôle dance, se met à errer dans les rues de paris jusqu'à ce que ses pas la mène devant le Dreams ou elle se laisse à tenter une audition. C'est alors toute sa routine qui va s'ébranler.

    Un premier roman peu conventionnel, ou le politiquement incorrect pose une réflexion sur la liberté, l'estime de soi et le besoin de se sentir vivant et dénonce les limites du système scolaire français.
    A découvrir!
    Jessy


  • par (Librairie Hisler BD Bis)
    31 août 2020

    La journée, Joséphine est prof de philosophie dans un lycée de Paris. La nuit, elle rêve de danser, exhiber son corps, se faire désirer pour mieux s'aimer elle-même. En franchissant ce pas, sa vie change : strip-teaseuse la nuit, prof le jour. Comment mêler ces deux vies en une seule ?
    Un bon roman, très intéressant sur ce milieu de la nuit "tabou".


  • par (Hisler - Even)
    28 août 2020

    La journée Joséphine est professeur de philosophie, la nuit elle est strip-teaseuse. Dans ce métier "underground", Joséphine s'épanouit, se réapproprie son corps.
    Très beau premier roman sur les rapports à soi et à l'autre.


  • par (Vauban)
    22 août 2020

    Premier Roman , une belle découverte!!!

    Un récit d'affranchissement , une réflexion sur l'image de soi et le rapport à l'autre.
    L'auteur parle de l'image de la femme, du besoin de se sentir libre , de (re) devenir vivante et de s'affranchir des contraintes sociales. A découvrir !!!!


  • par (la librairie des Fables )
    22 août 2020

    La prof strip-teaseuse !

    De la philo à l’effeuillage burlesque façon Gypsy Lee Rose,
    Ketty Rouf décrit l’antagonisme et tous ses questionnements dans un roman tendre et brutal à la fois.
    Prof de philo mal payée d'un lycée de banlieue doté d'enseignants abandonnés par " le système", angoissée par le manque d'intérêt des élèves pour sa matière et la grisaille de la salle des profs, fascinée par la danse burlesque haute en couleurs, le culte du beau, du corps, l'argent, la séduction, elle s'effeuille sur scène la nuit.
    A travers sa correspondance privée avec un élève elle justifie son choix s'appuyant sur des théories philosophiques qu'elle maîtrise.
    Du gris à la couleur, de la salle des profs à la salle de spectacle, de la pensée à la danse, de l'incompréhension d'élèves à la séduction des hommes, de la critique de l'enseignement à la fiction épistolaire, on passe de l'un à l'autre jusqu'à la dernière limite, jusqu'au moment ou il faut peut-être choisir.
    Roman à la lecture courte et facile, j'ai passé un bon moment à décrypter le personnage de Joséphine et le tableau désolant de la vie d'une prof de philo en banlieue qui rêve de dentelle sexy.


  • par (Librairie Page et Plume)
    9 août 2020

    Sulfureuse sensualité

    Un premier roman maîtrisé, une belle réussite. Il y a un ton, une voix,une écriture et un sujet original. Comment concilier ses désirs, ses envies, être pleinement soi et ce que la société nous impose d'être, la figure sociale. Les jugements qui enferment, ceux qui enferment, imposés par les Autres, mais parfois aussi les verrous qu'on se met soi-même.Une ode à la liberté, au courage d'être soi, quel que soit ses désirs, à s'accepter, son corps, ses relations, à faire fi des conventions. Sans pour autant occulter la difficulté de ce parcours dans la société actuelle. Une héroïne moderne et attachante. Un roman fluide et passionnant. A découvrir!


  • par (Les Petits mots)
    8 août 2020

    Jo a la trentaine, célibataire, dépressive à cause de son travail d’enseignante. Sa vie ne la fait pas rêver, elle part travailler la boule au ventre, elle a des insomnies. Sa thérapie ? La lingerie, les talons hauts et le vin.
    Sur un coup de tête, elle va prendre des cours de pole dance après une soirée dans une boîte de strip-tease. Ce sera son premier pas dans le milieu de la nuit qui la transformera, même si ses croyances et la bienséance sociétale essayeront de l’en empêcher.

    Pauline