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La Femme gelée

La Femme gelée

Annie Ernaux

Folio

  • 27 janvier 2010

    Il a des livres autobiographiques qui vous bouleversent, des livres qui une fois commencés, s’invitent dans vos nuits, s’y glissent parce que les mots sont sincères et que le sujet vous touche.

    Naître fille, des parents qu’on considère comme modèles parce qu’on est enfant et puis, on grandit. On se rend compte que chez les autres ce n’est pas pareil : des mères qui sont de vraies fées du logis, des pères qui partent travailler le matin, qui rentrent le soir, qui s’assoient dans le fauteuil pour lire « Le monde ». Votre mère vous a répété que les études vous donneront un statut, une liberté. Celle de ne pas se retrouver à passer vos journées à préparer des repas pour votre famille, à astiquer votre intérieur et à élever votre progéniture. A l’adolescence, vous aussi comme vos copines, vous êtes tentée par l’aventure des garçons mais non, les études avant tout.

    Et puis, lors de la dernière ligne droite avant votre diplôme, vous le rencontrez l’amour. Mariage, pause dans les études pour que votre mari puisse terminer les siennes, le premier enfant qui naît. Comment poursuivre ses études en jonglant avec les biberons, le mari qui aime que le repas soit prêt quand il rentre parce que « lui il travaille ».

    Tout s’enchaîne, vous avez suivi l’autoroute toute tracée : études-mari-enfants-travail mais vous n’êtes pas heureuse.

    Et vous comprenez pourquoi, des femmes, une fois que le petit fait sa sieste, se laissent tenter par quelques comprimés à avaler pour se détendre, ou un verre d’alcool parce qu’elles le méritent ou l’envie de prendre le train pour l’autre bout de la France et tout plaquer.

    Un livre émouvant ,beau, toujours d’actualité sur la condition féminine… que j’ai terminé la gorge serrée d’émotions…


  • par (Librairie Dialogues)
    12 décembre 2009

    La Femme gelée

    Ce bouquin, trouvé, retrouvé, sur les étagères de la bibliothèque, complétement jauni, ce bouquin donc arrive à point nommé. Au bon moment, je dirais.Ce moment particulier où regarder derrière soi, devient possible, sans trop de ... Comme si nous avions, dans ces lignes sur l'enfance, la vie autour du commerce des parents et les ascendances -brutes- , l'expérience de l'altérité quelque chose à partager, voir même à superposer, parfois.