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  • Conseillé par (Au moulin des Lettres)
    31 juillet 2023

    Un roman bouleversant et solaire sur l'enfance saccagée

    Les années 90 constituent la bande-son de ce roman magnifique et la ville de Marseille son décor, pas le Panier ou le Vieux-Port, non, c’est entre les tours dégradées et taguées du quartier dénommé « Arthaud », quartier à la périphérie de tout, et dans le quartier gitan tout proche, dénommé « passage 50 », que va se dérouler l’essentiel de l’histoire de Karel, le narrateur. Il forme avec Hendricka, sa sœur cadette, et Mohand, le benjamin, une fratrie fracassée par un père violent, méprisant, alcoolique et drogué, et une mère soumise et névrosée. Ce roman est celui de l’enfance meurtrie mais c’est aussi le roman de l’amour qui va permettre aux trois enfants de dépasser leurs meurtrissures.
    Si Karel et Hendricka sont deux enfants à la beauté solaire et insolente, Mohand est né affublé de diverses maladies et handicaps qui vont en faire le bouc émissaire de la frustration permanente du père. Karel va essayer de s’interposer mais ne faisant que redoubler la colère du père et incapable de défendre Mohand, obligé de se terrer dans un coin de l’appartement et d’assister à cette impitoyable curée, il va développer année après année un sentiment de honte et de dégoût de lui-même. Son échappatoire, il va la trouver dans l’amitié qu’il va nouer avec un jeune gitan, Rudy, copain de classe depuis toujours et frère adoptif. Rudy va l’introduire dans sa famille, son monde et sa culture et ce refuge de caravanes va bientôt accueillir de la même façon Hendricka, puis Mohand un peu plus tard…
    Ce roman est aussi délicat qu’il est dur, brut et dramatique ; il nous fait tanguer entre la violence de cette famille dysfonctionnelle et la vie de Karel en-dehors de cet enfer familial faite de moments de bonheur intense échappant au fatalisme. Karel ne goûte pas la vie, il l’arrache à pleines dents. En quelques pages, l’auteure nous entraîne dans le sillage de son personnage et on ne peut lâcher le livre qu’à la dernière page, épuisé, bouleversé.


  • Conseillé par (Librairie Comme Un Roman)
    22 septembre 2021

    Rebecca Lighieri, que l'on connaît aussi sous le nom d'Emmanuelle Bayamack-Tam, nous entraîne dans un récit totalement addictif oscillant entre le thriller et le roman social, dans une cité des quartiers Nord de Marseille.

    Que dire de l'histoire sans trop en dévoiler, sinon qu'elle est envoûtante et âpre et les personnages magnifiques !

    ON AIME !


  • Conseillé par (Librairie La Promesse de l'aube)
    25 août 2021

    Coup de coeur de Laëtitia

    Dans une citée de Marseille, années 80, Karel grandit sous les coups de son père héroïnomane et alcoolique. Avec sa sœur et son petit frère, ils se construisent tant bien que mal, avec l'aide de Gitans qui vivent en marge de la cité et deviennent pour eux une deuxième famille.
    Comme dans son précédent roman, "Les garçons de l'été", Rebecca Lighieri met en place une ambiance sombre et glauque, où l'on sent que tout peut basculer d'un moment à l'autre. Les personnages se débattent et tentent de s'en sortir, prisonniers d'une histoire personnelle destructrice. Malgré ce décor très noir, on s'attache à ces âmes brisées et comme eux, on veut y croire jusqu'au bout.
    Librairie la Promesse de l'Aube