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Le Carré des indigents

Hugues Pagan

Rivages

  • par (le Carnet à spirales)
    22 avril 2022

    A l'ancienne presque...
    Histoire banalement triste, superbement décryptée par Pagan sous la houlette d'un beau flic, l'inspecteur Schneider. Dans cette France fin Pompidou, ce carré des indigents est brillant !


  • par (Au moulin des Lettres)
    17 mars 2022

    Un roman au charme vénéneux et à la beauté mélancolique

    Si vous avez le blues, que rien ne va dans votre vie ou dans la vie en général, si vous avez l'impression que les hommes sont dingues à en désespérer et que vous êtes prêt.e à vous jeter dans la Moselle ou le 1er cours d'eau venu, alors, avant d'enjamber le parapet, lisez Hugues Pagan. Il ne dépeint pas la vie en rose parce que ce grand escogriffe de 74 ans -auteur de 13 romans et scénariste de films et de séries Tv- n'écrit pas ce qu'on appelle des "feel good", certes non. Mais il vous redonnera le goût de la lecture et par conséquent le goût de la vie - adieu donc le plongeon dans la Moselle -.
    Claude Schneider est le personnage principal de cette histoire qui se passe en grande partie entre les murs du "Bunker", l'hôtel de police ainsi dénommé par tous, sis dans une ville de l'Est de la France (Vous pourrez toujours essayer de fuir l'Est de la France, l'Est de la France vous rattrapera forcément par un livre ou un autre) ou à son annexe, le café-restaurant des Abattoirs, nom au présage funeste.
    Schneider vient d'arriver dans sa ville natale pour occuper le poste de commissaire principal du Groupe criminel. Il est donc entouré et bien entouré, les personnages secondaires étant tout aussi intéressants et réussis que le protagoniste du roman. Psychologie des personnages, peinture de moeurs, description des lieux et des ambiances, style de très grande classe: tout concourt à faire de ce roman un très grand roman, un incontournable à lire sans tarder, un déjà très grand futur classique...


  • par (Fontaine Passy)
    7 mars 2022

    En, 1973, L’inspecteur Schneider, homme taciturne, hanté par la guerre d’Algérie est de retour dans sa ville natale. Nommé à la tête du Groupe Criminel, c’est en homme de poigne, solitaire qu’il dirige ses hommes. Confronté à la disparition de Betty, jeune adolescente de 15 ans, au visage de chaton ébouriffé, élevée par un père veuf, dévoué et simple cheminot, Schneider ne se fait aucune illusion. La découverte du corps mutilé lui donne rapidement raison. Touché en plein cœur par la détresse de ce père, Schneider se lance à corps perdu dans cette enquête malgré une ambiance morose. Rendre justice au plus humbles est pour lui un sacerdoce. Hugues Pagan nous offre un petit bijou de roman noir. Rien de spectaculaire, pas de retournement abracadabrant. Hugues Pagan c’est une ambiance, le récit d’un quotidien banal d’une petite ville de Province à l’atmosphère désenchantée. Le rythme est lent mais efficace, envoutant. Une pépite


  • par (Librairie Page 36)
    6 février 2022

    Le carré des indigents

    Le carré des indigents, Hugues Pagan, chez Payot.

    Année 1973,
    Schneider, après l'armée et la guerre d'Algérie revient chez lui. On l'imagine passablement marqué. Patron du Groupe criminel, la première affaire qui lui tombe dessus, la disparition d'Élisabeth, 15 ans, le met tout de suite dans le bain.
    Une langue fluide et imagée. Un flic solitaire et taciturne, somme toute attachant. Des affaires qui s'enchaînent, se relient... La vie d'un commissariat au plus près, au plus juste, avec tout ce que ça comporte de tensions hiérarchiques, de heurts qui prêtent à conséquences.
    Pagan connaît son sujet. Après une courte carrière de prof de philosophie, 25 ans dans la police. Ça se sent, ça se lit d'autant plus.


  • 15 janvier 2022

    Polar stylé

    Un nouveau roman d'Hugues Pagan est toujours un petit événement en soi. On retrouve dans ce "Carré des indigents", à la fois le style (littéraire et poétique) et la manière (une intrigue implacable). Roman social autant que policier, cette enquête du fameux inspecteur Schneider nous embarque dans une histoire bouleversante, à l'horreur malheureusement très ordinaire.