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La Promesse

Damon Galgut

Éditions de L'Olivier

  • par (Librairie de l'Horloge)
    13 mai 2022

    La langue la plus inventive et la plus ciselée que j’ai pu lire ces dernières années ! On est vraiment dans le cerveau des gens, on glisse littéralement d’un personnage à un autre et en même temps l’auteur, le narrateur, “super omniscient” tantôt nous parle, puis se moque d’eux, devient insecte… C’est d’une richesse dingue !


  • par (Un Fil à la page)
    7 mai 2022

    Quel style

    Damon Galgut méritait le booker prize, équivalent du Goncourt françois. Une belle écriture ciselée, un brin mordante pour un roman qui fut, pour moi, une très belle découverte et un moment de pur bonheur de lecture.


  • par (Librairie Coiffard)
    22 mars 2022

    Conseillé par Marie-Laure

    Booker Prize 2021, "La Promesse" est un roman qui raconte une famille sur trois décennies, de 1986 à 2018. A travers cette histoire, on assiste aux profonds changements d’un pays, l’Afrique du Sud.
    Le livre est divisé en quatre parties, chacune correspondant au décès d’un membre de la famille Swart. En 1986, toute la famille est réunie dans la maison familiale, pour dire adieu à Rachel qui a succombé à un cancer. Elle vivait séparée de son mari Manie. Celui-ci après s’être comporté comme un piètre mari s’est plus ou moins racheté une conduite en se dévouant à sa religion, le protestantisme. Or, sa femme a souhaité être enterrée selon les rites du judaïsme, sa religion de naissance. Les trois enfants, Anton, Astrid et Amor ne sont pas très proches. Anton est traumatisé par l’armée, Astrid est très complexée et Amor se sent abandonnée. Cette dernière va être à l’origine d’un conflit qui va durer trente ans. Elle a entendu sa mère faire promettre à son mari de donner la maison à Salomé, la fidèle domestique noire qui s’est occupée d’elle jusque dans les pires moments de sa maladie. Amor va rappeler à son père cette fameuse promesse, seulement voilà, nous sommes encore à l’époque de l’Appartheid. La question de cette maison va être le fil conducteur de l’histoire et montre que le racisme persistera même après l’abolition de l’Appartheid en 1991. Au-delà des questions de société, c’est un vrai roman sur les rancœurs familiales. Damon Galgut réussit un coup de maître en termes de narration. On glisse d’un personnage à un autre, pénétrant les esprits et les pensées de chacun. Famille je vous aime, famille je vous hais... Les rancunes, la jalousie mais aussi le mal-être et la solitude, mélangés au poids du passé font de ce roman, un livre aussi universel qu’intimiste.