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Enola Game

Enola Game

Christel Diehl

Éditions Dialogues

  • 21 décembre 2020

    Poignant

    C’était déjà un roman d’une poignante actualité , que cet amour fou d’une mère et sa fille, aux prises avec l’absurde enfermement, suite à un gigantesque cataclysme .
    Et voilà qu’ Énola Game de Christel Diehl prend un relief considérable en ces temps de pandémie, et qu’il entre en résonance avec la tragédie contemporaine.
    Malgré sa fin douloureuse, l’ouvrage fait comprendre que le salut ne peut venir que des Mots , de l’Ecriture , - et de l’Amour entre les êtres - par le biais de l’Enfance ;
    les souvenirs pouvant rallumer toute la clarté du monde.
    Un roman prémonitoire...?


  • 3 mars 2013

    Une lecture inoubliable!

    Dès le début, l'atmosphère est très pesante.

    Une mère et sa fille vivent en huis-clos, ignorant tout de ce qui se passe à l'extérieur, séparées du reste de leur famille, le père et la soeur étant hors de la maison lors de l'explosion qui a fait plonger les habitants de cette ville en autarcie.

    La mère fait tout pour garder un quotidien et éviter ainsi de montrer sa frayeur à sa fille de 4 ans. D'apparence la vie suit son cours entre lessive, repas, jeux, mais à l'intérieur d'elle-même une guerre fait rage pour ne pas se laisser aller face aux sentiments que sont la peur, la tristesse et le découragement.

    J'ai beaucoup aimé la réflexion filée sur le superficiel de sa vie d'avant, sur les problèmes dont elle se rend compte qu'ils n'en sont pas lorsque la vie est réduite à rien, sur la société de consommation qui fait que l'on consomme sans apprécier les choses, sur le temps que l'on ne prend pas pour faire ce dont on a envie et qui nous rendrait heureux.

    La fin est assez terrifiante, je suis restée sans voix...

    Je vous conseille ce livre, très beau et très profond!


  • 21 janvier 2013

    fin du monde

    Le debut des années 2010 aura été propice aux récits de fin du monde plutôt pessimistes (La route - Scintillation - L'abandon). Enola game est dans cette lignée.

    A la suite d'une explosion de lumière, mère et fille vivent reclusent dans leur maison par ordre des "cosmonautes" qui passent tous les 3 jours dans le quartier leur apporter, ainsi qu'à leurs voisins, des vivres et de l'eau.

    Nous ne savons pas ni ou ni quand se situe le récit (banlieue d'une ville américaine ou française ? et en quelle année ?), juste que la petite fille a 4 ans et que le père est parti en déplacement juste avant l'explosion.

    Un récit simple mais bouleversant, la mère s'appuyant sur de nombreux textes littéraires pour donner de la poésie à son récit.

    Pourtant, malgré toute sa volonté de vivre et de préserver la vie autour d'elle pour sa fille, la mère se laisse aller à la mélancolie. Le rêve est sa mémoire, mémoire d'une enfance joyeuse et insouciante, qu'elle prend plaisir, aussi parfois, à raconter à sa fille.

    Car, à travers ce roman, l'auteure montre toute la difficulté d'être adulte dans un monde aux frontières mouvantes et qui tend à disparaître. J'ai aimé cet aspect-là du livre.

    L'image que je retiendrai :

    Celle de la mère obligée de faire un tri des livres à brûler pour pouvoir se chauffer à l'aube du printemps.

    http://motamots.canalblog.com/archives/2013/01/14/26092717.html


  • 6 juin 2012

    Avant, il y avait le printemps, le soleil, l’insouciance et le superflu. Puis, il y eut Enola Game, cette grande lumière et ses nombreuses détonations. Depuis, la mère et la petite vivent recluses dans leur maison, sans savoir ce qui se passe à l’extérieur. Chaque jour, elles écoutent un morceau de musique et font une photo pour le père qui n’est pas là. Dehors, l’armée distribue des rations d’eau et de nourriture que la mère stocke avec appréhension. Elle sent que la pénurie finira par les condamner à la fuite, qu’il faudra quitter la maison, quitter cet univers.

    « La mère s’aperçoit qu’elle a toujours considéré l’hygiène et le confort comme définitivement acquis. » (p. 33) Le quotidien sans eau, ni électricité est devenu une succession d’économies et de rationalisation. Il ne faut plus rien gâcher, le temps n’est plus au superflu et chaque chose compte puisqu’elle pourrait être la dernière. La mère voudrait tout donner à son enfant, mais c’est par amour qu’elle apprend à compter. « Elle voudrait que sa fille n’ait pas besoin de subir l’épreuve de la prodigalité pour apprendre à suspendre mille fois le temps et choisir de révérer mille choses, que sa fille, d’instinct, ne claque jamais les volets au nez du printemps. » (p. 41) Quand une crêpe cuite au-dessus d’un feu de fortune devient une fête et un cadeau, quand la petite se met à raisonner comme un adulte, la mère sait qu’elle perd le combat contre l’inconnu.
    Alors que l’anarchie envahit les rues, la mère veut maintenir une apparence de normalité dans la maison. Pour combattre le froid, la solitude et la peur, elle met en place une organisation salvatrice. « Elle respecte le rituel matinal du maquillage comme les quelques autres habitudes qu’elle a pu conserver. Il s’agit de baliser les journées pour ne pas se perdre dans le néant. Elle refuse de donner à son enfant l’image d’une femme qui se laisse aller. » (p. 50) La survie est aussi un état d’esprit et la mère veut donner à la petite l’illusion d’une réalité normale. Et pour se sauver elle-même, elle s’impose d’écrire un journal, de tenir l’espoir au bout de la plume. Elle raconte le passé et évoque les proches dont elle ne sait plus rien. « Elle se demande comment on en vient à se laisser aller. Au bout de combien de temps. Elle se demande ce qu’il faut de lassitude pour faire pencher la balance du côté du renoncement. » (p. 97)
    Petit à petit, les mots deviennent des souvenirs puisqu’ils désignent des réalités disparues. Quand le langage devient relique, la pensée est plus solennelle, mais elle est également plus pratique : il faut dire l’utile, le concret et l’immédiat et ne pas se perdre, ni perdre la raison, à évoquer ce qui n’est plus. « Enola Game l’a débarrassée de sa vanité en lui volant son insouciance. » (p. 51) Enola Game est à la fois l’évènement fondateur et le nom d’une nouvelle époque. Enola Game a créé une nouvelle réalité qui demande de nouveaux mots et une nouvelle façon d’être au monde.
    Enola Game a un air de déjà vu et la référence à la première catastrophe nucléaire est explicite. Au-delà de la survie en autarcie d’un petit groupe de survivants, le roman évoque le comportement de l’humanité devant un évènement traumatisant majeur. Cette réflexion alimente les terreurs de la mère. « Elle ne se fait pas d’illusions. Elle sait que chaque époque est capable de générer sa propre barbarie. Il suffit d’un déclic et les pires instincts se réveillent. Depuis plusieurs jours, des hordes sillonnent les rues. » (p. 71) Comme les deux femmes, le lecteur est enfermé dans cette maison qui ne pourra se suffire à elle-même. Dans ce huis clos narratif, le découpage en paragraphes plus ou moins courts évoque des fragments de conscience, des sursauts d’humanité après Armageddon.
    Si le sujet n’est pas neuf et si le traitement n’est pas spécialement original, ce roman est toutefois très réussi. Il dégage une atmosphère profondément oppressante et une angoisse palpable. Les rapports duo/duel entre mère et fille, entre intérieur et extérieur, entre passé et présent alimentent une dialectique qui tend à devenir cyclique et à générer la folie. Un roman que je recommande aux amateurs de dystopies et de science-fiction postapocalyptique.


  • Angoissant à souhait ...

    Un livre très court mais très intense. Christel Diehl nous entraine dans un huis-clos terrifiant, angoissant mais tout à fait passionnant. Je l’ai dévoré en quelques heures à peine tant j’étais captivée. Le décor est planté dès le début et très vite on en sait autant que la narratrice, c’est-à-dire presque rien. Après une catastrophe dont on ne sait absolument rien, une mère et sa petite fille doivent rester enfermées chez elles. Elles tentent tant bien que mal de garder certains repères et habitudes. Cependant, il est difficile de garder le même style de vie lorsque la nourriture et l’eau doivent être rationnées, qu’il n’y a plus d’électricité et qu’il est formellement interdit de sortir.


    La mère nous fait donc part de ses doutes, de ses préoccupations. Au lieu de se projeter dans le futur elle préfère se replonger dans ses souvenirs heureux ainsi que dans l’écriture. Tant bien que mal elle tente de protéger sa fille, de la rassurer, de minimiser les faits mais il est bien difficile de sourire quand plus rien ne va. Cette histoire est vraiment très touchante, elle m’a pris aux tripes. Et elle est également très réaliste. Forcément, cette lecture nous pousse à réfléchir. Comment réagirions-nous si cela nous arrivait ? Car nous savons très bien qu’une catastrophe de cette ampleur - même si on ne sait pas exactement de quoi il s’agit - peut arriver à tout moment.

    De plus, l’écriture de l’auteure, bien que très simple, est très efficace. Les mots coulent tout seuls, c’est fluide et entrainant. Il n’y a vraiment rien à redire, je me suis laissé porter. En outre, cette plume confère au récit tout comme aux personnages beaucoup d’humanité.
    Autant la mère que la fille sont attachantes et surtout touchantes. On se sent très vite concerné par leur sort et plus l’histoire avance plus l’incertitude sur l’issue du roman augmente, tout comme l’angoisse.

    En conclusion, ce livre est une vraie réussite. D’un côté, j’aurais aimé avoir un peu plus de réponses à la fin mais de l’autre, il faut se dire que cela préserve une part de mystère et incite le lecteur à laisser courir son imagination. Ce qui n’est pas plus mal. A tenter, sans hésiter !


  • 29 février 2012

    Quelle écriture!

    Dans ce roman, Christel Diehl met en scène une femme et sa fille, enfermées dans une maison après Enola Game. Dans le choix du nom que la mère a décidé de doner à une tragédie dont on ne sait rien, elle montre à la fois son amour des mots et son désespoir. Car Enola game est un jeu de mots avec Enolay Gay, le nom de l'avion qui a largué la première bombe sur Hiroshima. C'est dire si l'atmosphère qui entoure ce ropman est pesante. On peut voir dans ce livre un aspect futuriste. Pour moi, c'est une histoire universelle, malheureusement partagée par de nombreux peuples en guerre. D'ailleurs, cette mère, comme sa fille, n'a pas de prénom. Elle représente toutes les mères dans la tourmente de la guerre, qui doivent oublier leur angoisse pour protéger leur petit.


    Avec la petite, elle se sent vulnérable. Elle est obsédée par la volonté de protéger son enfant du mieux qu'elle peut.

    C'est un très bon roman sur la maternité, d'autant que l'auteure a eu l'intelligence de lui faire partager son quotidien avec sa benjamine mais d'avoir éloigné on aînée, ce qui provoque le manque et c'est dans les gestes que cette mère fait en pensant à son aînée qu'elle m'a émue, tout comme m'a émue le magnifique épilogue.

    Mais cette histoire est aussi et surtout l'occasion de réfléchir à la sur-consommation. C'est quand on n'a plus rien qu'on réapprend le gôut des aliments mais aussi celui de la musique.

    Confrontée au choix étourdissant que lui offrait cette discothèque quasi-infinie, elle écoutait presque moins de musique que jadis, lorsqu'elle so'ffrait de temps à autre un disque convoité, se hâtait de rentrer à la maison, déchirait son emballage plastique avec fébrilité et se calait dans un fauteuil pour jouir ad libitum de la mélodie.

    Il n'a pas de vrai plaisir sans un certain cérémonial, que l'on a peut-être perdu. On ressent dans ce roman une nostalgie qu'on se surprend à trouver pleine de bon sens. Ca peut se caractériser par le regret d'avoir un volet électrique, que, bien sûr, dans cette vie apocalyptisue elle ne peut ouvrir. Ses bons vieux volets mécaniques lui permettent de voir ce qui se passe, quoiqu'à un moment, elle décide de laisser un volet fermé pour épargner sa fille. Dans ce contexte, la vanité n'a plus sa place et la peur d'avoir quarante ans, avec tous les signes de vieillesse qui suivront, se transforme en désir d'atteindre cet âge.

    Et cette femme n'est pas que mère, c'est une écrivain dans l'âme qui a manqué de temps pour écrire quand sa vie suivait son train-train quotidien. C'est aussi une lectirce qui se trouvera confrontée à des choix qu'aucune de nous n'aimerions faire. Eten celà, elle nous touche doublement. Ce roman devient parfois un hommage de cette femme (et donc de l'auteur) à des auteurs qu'elle aime: Camus, Baudelaire ou Cohen et j'ai été ravie de croiser, dans l'un des rêves de la mère, une référence à ce cher John Irving.

    Christel Diehl écrit là son premier roman dans une langue qui m'a charmée à chaque page, avec des comparaisons toujours justes.

    Elle a vite compris que le seul moyen de tenir la folie à distance consiste à traverser chaque journée comme le nageur fend l'eau fermée, sans chercher à imaginer la nature des flots à venir.

    Elle a aussi un don pour camper les décors, si bien que je me suis à la fois senti au théâtre pour le huis-clos mais aussi au cinéma tant j'avais l'impression de visualider les scènes d'extérieur. Vous l'aurez compris, je vous conseille chaudement ce roman, que vous soyiez lectrices/ lecteurs ou parent, et encore davantage si vous êtes les deux.


  • 16 février 2012

    Une mère et sa petite fille vivent enfermées dans leur maison depuis une catastrophe. Les ordres donnés par une patrouille sont clairs : rester chez soi, ne pas s‘aventurer à l’extérieur. Les moyens de communication et l’électricité sont coupés. Sans aucune nouvelle de son compagnon et de sa fille aînée, la jeune femme lutte contre l'angoisse grandissante.

    Dans un décor apocalyptique où l'on ne sait pas ce qui s'est passé, cette mère a décidé de nommer le jour de la catastrophe Enola Game. En proie à de nombreuses questions, il lui faut occuper sa fille de quatre ans, établir un rythme au cours de ces journées longues et semblables les unes aux autres. Régulièrement, un char sillonne les rues en déposant devant les portes quelques vivres. Tiraillée par la peur, elle écrit. Puise dans ses souvenirs et ses anciennes lectures pour compenser l’inacceptable. Au fil des semaines, la situation prend un tournant alarmant. Des bandes pillent des maisons, la nourriture manque. La jeune femme repense à sa vie, trie le superflu du nécessaire et tente malgré tout pour sa fille, de faire comme si tout cela n'était qu'un jeu. Mais combien de joueurs sont-ils ? Et l'espoir que la fin de la partie permette un retour à la vie d'avant s'amenuise.


    Dans ce premier roman à l’écriture où les mots résonnent d’angoisse et des jours heureux, Christel Diehl nous interroge sur "ce qui reste quand il ne reste rien". Dès les premières lignes, l’ambiance saisit à la gorge et la tension va en crescendo.
    Entre l'amour omniprésent et le rêve d'un avenir radieux qui s'éloigne, l’étau se resserre autour du lecteur.
    La fin inéluctable est un au coup de poing (vous êtes prévenus) et j’ai reposé ce livre bouleversée.

    Sur des thèmes déjà exploités, l’écriture aux mots choisis, pesés donne une dimension très forte où la réflexion s’invite. J’ai relu des passages rien que pour le plaisir ! A lire absolument!


  • 11 février 2012

    Oppressant huis-clos

    Enola game, c’est le nom que donne la narratrice de ce roman à la catastrophe qui les a contraintes, sa fille et elle, à vivre recluses dans leur maison. Un jeu de mot en référence à Enola Gay, pour une catastrophe mystérieuse survenue sans crier gare, sous la forme d’une grande lumière. Depuis, les communications sont coupées, l’eau est d’une couleur douteuse et il n’y a plus d’électricité. Alors cette mère et sa fille vivent un quotidien précaire, puisant jour après jour dans leurs réserves de nourriture, et instaurant des petits rituels pour chasser l’angoisse et donner à cette survie des aspects de normalité. Comme si elles attendaient simplement que leur vie d’avant reprenne son cours.

    Je vous invite à lire la suite sur mon blog : http://tassedethe.unblog.fr/2012/02/09/enola-game-de-christel-diehl/


  • par (Librairie Dialogues)
    3 février 2012

    Enola Game

    Les mots me manquent pour parler du choc ressenti à la lecture de ce premier roman qui m'a hanté plusieurs jours durant.
    Lisez-le sans plus attendre.


  • par (Librairie Dialogues)
    29 janvier 2012

    Bouleversant

    Je viens de finir le Enola Game de Christel Diehl et je suis resté scotché. C'est un roman d'une puissance narratrice rare. L'intensité monte au fur et à mesure des pages. L'atmosphère inquiétante , le climat lourd , les doutes, l'angoisse, l'attente, la méfiance, la mélancolie, les souvenirs, l'espoir sont autant de thèmes que Christel Diehl traite avec brio et sobriété. Pour un premier roman c'est une réussite. C'est un texte ramassé qui appelle au devoir de mémoire, qui touche notre propre histoire culturelle et qui en peu de pages dit
    l'indicible. Il m'évoque le magnifique livre de Luciano Bolis : Mon grain de sable. On ne peut rester indifférent à la détresse de son personnage, à cette femme à la fois forte mais dont les certitudes s'ébranlent à l'image d'une feuille de papier qui brûle petit à petit.
    Un grand livre bouleversant.


  • 27 janvier 2012

    "La grande lumière"

    Le titre, d’abord, saute aux yeux, Enola Game, référence explicite à l’avion qui largua la première bombe atomique sur Hiroshima est le premier roman de Christine Diel, court texte d’à peine plus de cent pages où l’on suit, via une multitude de brefs paragraphes, la résistance d’une mère et de sa fille après ce qui semble être un cataclysme nucléaire, « la grande lumière » nous dit-on sans guère plus de précision.

    Les deux Robinson Crusoë de l’ère atomique doivent faire face avec les restes de leur existence conservés dans leur maison à cette mystérieuse guerre au présent, guerre froide, anonyme et invisible. Qui sont les vivants qui pénètrent dans les maisons du voisinage la nuit ? Difficile à dire. Quid des survivants ? La seule certitude est que ces patrouilles sont à la botte d’un nouvel ordre totalitaire. A l’image de ce dont le futur sera fait.

    A défaut de pouvoir imaginer des lendemains qui chantent, la mère, ne cesse d’invoquer le passé, de l’enjoliver. Elle survit au présent en vivant dans ses souvenirs et se débat dans cette absurde actualité, absurde même au sens littéraire du terme tant sa servitude lui évoque Sisyphe.

    Car la mère est, elle-même, écrivain(e) et chacune de ses pensées alimente le journal du journal auquel elle confie son histoire, dès que sa fille lui demande moins d’attention. Ce huis-clos saisissant qui sait ménager un certain suspense n’est pas sans rappeler le « Malevil » de Robert Merle, sur le même thème mais avec cinq fois moins de pages, quand même !