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Angle mort

Ingrid Astier

Gallimard

  • 18 août 2013

    policier, trapéziste

    Autant j'avais aimé son premier roman "Quai des enfers", autant avec celui-ci, je me suis ennuyée ferme.

    Ca démarrait mal, il faut dire : des descriptions d'armes à feu à n'en plus finir, très peu pour moi. Qui plus est, les personnages sont nombreux, et la brigade fluviale apparaît un peu comme un cheveu sur la soupe.

    Seul le personnage d'Adriana apporte un peu de poésie à l'ensemble.

    Je ne me suis attachée à aucun personnage, les dialogues et les descriptions sont longs ; bref, ce roman n'en finissait plus.

    Une déception, donc.

    L'image que je retiendrai :

    Celle de la trapeziste Adriana aux cheveux roux flamboyants.

    http://motamots.canalblog.com/archives/2013/08/15/27627820.html


  • 13 mai 2013

    Diego (libre dans sa tête ♪♫) est un braqueur précis et soucieux du moindre détail. Il vide les distributeurs de billets, il attaque les bijouteries à la voiture bélier, il ne vit que pour l'adrénaline des coups bien préparés et les billets craquants qu'il dépense comme ils viennent ou qu'il offre à Adriana, sa soeur adorée, sa mésange, trapéziste au cirque Moreno. Bien à l'abri dans son squat d'Aubervilliers, il a toujours réussi à éviter la police qui ne connait ni sa planque, ni même son existence. Pourtant, un jour, la belle mécanique s'enraye. Son partenaire, ultra violent, tue net un buraliste d'un seul coup de batte. Les services de police sont en alerte. La brigade criminelle du quai des orfèvres, le deuxième district de police judiciaire, la brigade fluviale et le commissariat d'Aubervilliers enquêtent de concert et remonte la trace de l'insaisissable espagnol.

    Angle mort est le polar des "trop". Trop de flics trop parfaits, on ne sait même pas auquel s'attacher et finalement on ne réussit à en apprécier aucun. Trop de sigles, BRI, BAC, DPJ, SDPJ, STIC, SAEP, etc. Ils sont certes expliqués dans les notes de bas de pages mais ils cassent la fluidité du récit. Trop de détails, sur les armes, sur les vêtements, sur la décoration des bureaux, sur les bateaux de la brigades fluviales, on s'y perd, on s'y noie, on s'y ennuie. Trop de dialogues factices qui jouent la complicité entre flics ou entre voyous mais restent obscurs pour le lecteur. Et trop peu d'action! Malgré la violence, les meurtres, le sang, il ne se passe finalement pas grand chose et le récit s'englue dans des longueurs qu'on lit rapidement en quête de quelque chose qui pourrait éveiller l'intérêt.
    Et puis arrive la fin, trop prévisible, trop attendue, trop vite expédiée et même pas émouvante puisque le voyou trop beau, trop intelligent, trop blessé par la vie, trop amoureux de sa soeur n'a pas réussi à emporter l'adhésion...
    Une lecture laborieuse, sans plaisir, sans frissons, sans intérêt.


  • par (Librairie La Buissonnière)
    12 mars 2013

    Beau calibre !

    « Je viens de Barcelone et j'ai déménagé autant de fois que le nombre de coups dans le chargeur d'un Beretta 92. Quinze. » Dès la première page d' "Angle mort", le ton est donné. Celui de Diego, profession braqueur, qui ne cesse de jouer avec la mort, ne rêve que de liberté et ne tremble que pour Adriana, sa jeune sœur trapéziste. Jusqu'au jour où un braquage tourne au massacre. Du quai des Orfèvres au canal Saint-Denis, du port de l'Arsenal aux replis secrets d'Aubervilliers, la traque policière est lancée. Mais Diego garde toujours un temps d'avance. Comment piéger celui que rien n'arrête ?

    Avec ce roman haletant, Ingrid Astier nous fait entrer avec réalisme dans la vie et la tête d'un braqueur et avec précision au cœur de la mécanique policière. Autant d'angles morts mis en lumière par une intrigue bien calibrée !