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Léopoldine

Thierry Consigny

Grasset

  • par (Librairie La Mandragore)
    4 août 2022

    Un vibrant hommage

    La perte d'un être aimé a-t-elle un sens?
    L'auteur perd sa fille en 1977. Sa noyade le touche profondément et fait écho en lui à celle, célèbre, de Léopoldine, la fille adorée de Victor Hugo. Mettre en perspective ses deux drames lui permet de nous parler d'amour et de deuil mais surtout de la figure mythique qu'est Victor Hugo dans ses failles, ses doutes et sa douleur.

    Maëliss


  • par (Librairie La Galerne)
    28 juin 2022

    C'est simplement beau.

    Texte intelligent et sensible sur Victor Hugo, père effondré et inconsolable à la mort de Léopoldine, si inconsolable qu’il mettra trois ans avant de pouvoir écrire de nouveau.
    Et un jour, Hugo le conservateur, le notable ouvre les yeux, devient l’homme révolté des "Misérables" et le poète de
    « Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
    Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends ».
    "Léopoldine" est l’hommage à Victor Hugo d’un homme animé de la « présence vivante par delà la mort » de sa fille.
    C’est simplement beau.


  • par (Librairie La Grande Ourse)
    7 juin 2022

    Le génie créateur

    Lorsqu'en 1843 Victor Hugo perd sa fille adorée, c'est une déflagration.
    Le chagrin est tel que Victor Hugo n'a plus la force d'écrire.
    Il lui faudra plusieurs années avant de recommencer à écrire et c'est dans la poésie que son chagrin s'exprimera le mieux.
    Thierry Consigny, touché lui aussi par la perte d'une enfant, livre ici un roman tout en pudeur sur la perte et la puissance de la poésie.
    Victor Hugo inconsolable devient alors un esprit révolutionnaire et deviendra un fervent défenseur des droits humains.

    Un superbe roman à ne pas manquer !

    Mila


  • 20 mai 2022

    Victor Hugo

    Si j’avais eu une fille, elle se serait appelée Léopoldine, prénom doux et peu commun. Je n’ai pas eu de fille, mais ce prénom résonne toujours en moi.

    Ce titre ne pouvait donc que m’attirer.

    De Léopoldine Hugo, je savais juste qu’elle était morte jeune, noyée lors d’une promenade en barque.

    Cette lecture m’a fait comprendre combien cette mort avait été importante pour son père écrivain. Vous allez me dire : normal, c’est son père.

    Mais j’ignorais que, suite au décès de la jeune femme, Victor n’a rien écrit pendant 3 ans. Et quand il reprend la plume, c’est pour défendre les plus vulnérables.

    Car où qu’elle soit, sa fille le regarde. J’ai aimé ce leitmotiv du portrait de Léopoldine qui regarde son père depuis le guéridon ou le mur, avec des expressions différentes en fonction des moments.

    J’ai aimé la façon dont l’auteur parle de la poésie qui, a ses yeux, est plus que de la poésie : elle est également politique.

    L’auteur ayant lui aussi perdu sa fille Lara âgée de 4 ans, le sujet de son ouvrage a une résonance personnelle

    J’ai aimé les longues citations de certains poèmes de Hugo, mais j’ai refermé ce livre en me demandant quel était son but.

    Quelques citations :

    La poésie n’est pas de la décoration. L’âme n’est pas un supplément.

    Les premiers de cordée tiendraient légitimement leur rôle dans un monde aussi peu spirituel qu’eux-mêmes. Mais Hugo sait que c’est faux, que le vrai monde réel n’est pas le leur. Léopoldine le lui a dit, la vérité n’est pas matérielle. La matière même, la physique quantique l’a révélé, comporte une part immatérielle irréductible.

    Notre vrai sujet commun aujourd’hui, le sujet politique, le seul, est la matière, l’enrichissement matériel. Et nos seuls maîtres légitimes sont les champions de cet enrichissement-là.

    L’image que je retiendrai :

    Celle de la robe de Léopoldine accrochée sous l’eau et que son mari n’arrive pas à décrocher.


  • par (Librairie Gibier)
    13 mai 2022

    Conseillé par Hélène, Libraire

    Nous le savons...
    C'est après la mort de sa fille Léopoldine que Victor Hugo donna à la littérature française ses plus grands chefs-d’œuvre !
    Revivre ces moments forts et intenses...
    Retraversons cette époque...
    Des "Misérables" !


  • par (Librairie L'Armitière)
    11 mai 2022

    La douleur créatrice

    Parfois un récit nous prend sans qu'on soit préparé , telle fut ma surprise à sa lecture . On connaît tous le poème : "Demain dès l'aube" et son caractère autobiographique, moins la vie immédiate de Victor Hugo après le décès de sa fille.
    Cet essai ,qui tend à l' universel non seulement évoque la perte d'un être cher mais aussi sa résilience ; avec une mise en abîme supplémentaire, le fait que l' auteur lui-même ait perdu un enfant . Comment se remettre de ce trauma ?
    Hugo n'écrivit rien pendant trois ans puis fit sa propre révolution de conservateur il devient un farouche républicain et écrivit ses plus grands chefs-d’œuvre . Cette métamorphose est politique , il luttera désormais pour les plus démunis avec pour étendard : Léopoldine...
    Tout simplement magnifique.


  • par (Librairie Espace-Temps)
    7 mai 2022

    Vivantes dans la mort

    Léopoldine, fille chérie de Victor Hugo, morte noyée avec son mari à Villequier en Normandie, et Lara, la fille de l'auteur morte à 4 ans. Il nous montre comment ce drame a bouleversé Hugo qui n'a plus écrit pendant 3 ans, a changé de bord politique et a continué de voir son amante, Juliette Drouet, après un moment de rupture. Puis, il s'est mis à l'écriture des « Misérables » et des superbes poèmes des « Contemplations », dont le célèbre « Demain dès l'aube... ».
    Ce livre nous signifie que les morts nous accompagnent, qu'ils sont présents dans notre mémoire.