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Mon sous-marin jaune

Jón Kalman Stefánsson

Christian Bourgois

  • Conseillé par (Librairie l'Esperluète)
    5 mars 2024

    baroque

    Quand un écrivain veut se raconter à son idole, ça donne un retour à l'enfance islandaise racontée dans un parc londonien à Paul McCartney. Et puisque c'est Stefànsson qui tient la plume, on y ajoute un catéchisme étrange, un Ringo Starr évêque médiéval, un taxi fou et des tas de fantômes, dont un chien. Tendre, drôle et tout à fait fou.


  • Conseillé par (Librairie La Promesse de l'aube)
    3 février 2024

    Coup de cœur d'Evelyne

    Dans ce très beau roman autobiographique d'enfance, Stefansson explore l'Islande des années 60-70 jusqu'à aujourdhui, les relations père-fils, les relations entre la ville et la campagne dans cette île si petite et si sauvage parfois.
    Comme d'habitude avec Stefansson, ne vous attendez surtout pas à un récit linéaire mais le voyage en vaut la chandelle ! Un texte exigeant mais captivant !
    Librairie La Promesse de l'Aube


  • Conseillé par (Librairie La Mandragore)
    30 janvier 2024

    Jón Kalman Stefánsson est de retour!! Et "mon sous-marin jaune" nous montre une nouvelle fois la beauté unique et poétique de cette plume!

    L'auteur revient avec ses sujets préférés et réussit à les explorer d'une manière nouvelle... la mort, le deuil, le passé, la solitude, MAIS tout ceci sur un fond décalé où le protagoniste (qui est plus au moins l'auteur) est par exemple ami avec les Beatles (entre autres!) et vont être tels des compagnons imaginaires.

    Entre parcours de la perte, amitié avec des défunts, Johnny Cash qui fait du tracteur au sein de Strandir et la majestueuse harmonie des fjords, l'auteur nous transporte, nous guide, nous offre une part intimement profonde et nous n'avons pas envie de quitter ce livre!

    Lusia


  • Conseillé par (Lettre et merveilles)
    27 janvier 2024

    "Mon sous-marin jaune", le dernier livre ultra magnétique de Jon Kalman Stefansson, éclaire magnifiquement l'œuvre puissante et mélancolique de l'auteur islandais d'"Asta", "Ton absence n'est que ténèbres" ou "Lumières d'été, puis vient la nuit" (ces titres !).
    Un écrivain, probablement Jon, traîne dans un parc londonien quand il y aperçoit Paul MC Cartney, le héros de son enfance. Commence alors une vertigineuse et fantasque exploration d'une mémoire qui nous emmène de la Mésopotamie au 5s av JC, à la petite ville de Keflavik dans les années 80 en passant par ce parc londonien et les immensité islandaises. Il y sera question du désarroi d'un enfant auquel les mots ne seront jamais trouvés pas son père pour dire la mort de sa mère. Il y sera question d'un Dieu vengeur, méchant et un peu trop porté sur la bière, il y sera question de routes perdues qui mènent à des fjords sublimes et de l'empathie d'une bande de fantômes qui consolent un petit garçon réfugié dans un cimetière avec le chien de la ferme. Et surtout, il y a ces quatre garçons dans le vent qui accompagnent amicalement un petit garçon dans une vieille Trabant, car nous avons "ce désir à la fois douloureux et puéril de trouver un havre de paix, un lieu où on est en sécurité, un univers parallèle où les contraintes et les mauvais coups du monde ne nous atteignent pas"


  • Conseillé par (Librairie Ravy)
    27 janvier 2024

    Le narrateur, écrivain islandais, se souvient de sa vie. Il met ses souvenirs en ordre afin de les confier à son idole Paul McCartney qui vient de s’installer près de lui dans un parc de Londres. Entre humour et poésie, le ton désopilant de Stefansson nous ravit !
    Valérie


  • Conseillé par (Les Passeurs de mots)
    12 janvier 2024

    Wa-Hou !

    Paul Mc Cartney, une Trabant blanche au toit rouge, l'Eternel, une maman partie trop tôt, Johnny Cash, un papa si absent…. Vous trouverez tout cela et bien plus encore dans ce merveilleux nouveau roman de Jon Kalman Stefansson ! Gros gros coup de cœur !!!


  • Conseillé par (Librairie de l'Angle rouge)
    2 janvier 2024

    "Et je continue à creuser.
    Et de nouveaux événements affleurent à chaque pelletée, certains tout à fait oubliés, si totalement oubliés que, l'espace d'un instant, je crains qu'ils n'aient jamais existé, je crains d'être en train de creuser mes rêves et l'ensemble des mondes parallèles que j'ai inventés dans ma tête pour tromper la solitude, adoucir les assauts de la réalité, et j'hésite, en proie au doute, puis je me rappelle les vers écrits par la comète il y a cinq mille ans, ces vers disant que tout ce qu'on a un jour pensé, créé, écrit d'une manière qui a compté, qui a ému, tout cela existe et ajoute des dimensions à l'existence, tout cela l'agrandit et, par conséquent, fait reculer la mort.
    Je continue donc à creuser, plus profond encore."

    En août 2022, dans un parc londonien, l'auteur aperçoit Paul McCartney se détendant à l'ombre d'un chêne. Il est pieds nus, comme sur la pochette d'Abbey Road. L'auteur ne peut pas laisser passer l'occasion de parler à l'idole de sa jeunesse, et cherche la meilleure façon de l'aborder, la meilleure phrase, les meilleurs mots. Mais la vision de l'ancien Beatles fait remonter en lui un déluge d'émotions, un océan de souvenirs et de récits qu'il aimerait partager. Mais comment ? D'abord, il s'agirait de trier, réarranger, mettre de l'ordre dans cet univers entier qui remonte à la surface. Mais avant tout il faut attacher ses ceintures car le voyage ne sera pas sans heurts. Un voyage dont le point de départ semble être l'intérieur d'une vieille Trabant,
    où le père dit à l'enfant :
    " Je crains que ta mère ne soit morte.
    Oui, c'est la réalité, je crains que ce ne soit la réalité."

    Un nouveau roman du poète et romancier islandais Jón Kalman Stefánsson est toujours pour moi un événement. Une excitation à chaque livre, depuis le choc littéraire que fut pour moi la lecture de la trilogie initiée par Entre ciel et terre.
    Et d'autant plus lorsque cela s'accompagne d'un passage chez une maison d'édition dont j'apprécie particulièrement la ligne : Christian Bourgois.

    Dans Mon sous-marin jaune, Jón Kalman Stefánsson exhume. Ses propres souvenirs d'enfance, la mémoire de sa mère décédée, la relation au père, les leçons de catéchisme incompréhensibles, les amis disparus, les étés passés dans la beauté sauvage des fjords de l'Ouest, là où les morts parlent, où Jésus et Ringo Starr jouent à saute-mouton, où la solitude trouve son remède dans l'imaginaire...
    Là où les histoires que l'on se raconte se confondent, aussi, jusqu'à peut-être devenir la réalité. Mais au fond, c'est quoi la réalité ?
    Et alors oui, dans ce cas, une Trabant peut tout à fait surgir directement de la fin des années 60 et faire irruption en 2022 dans un parc londonien, sous les yeux médusés de Paul McCartney.

    Dans Mon sous-marin jaune, Jón Kalman Stefánsson exhume. Et nous livre un roman audacieux, virevoltant d'imaginaire et de sensibilité. Son roman le plus autobiographique, sans nul doute, et qui donne certaines clés pour saisir la profondeur de son œuvre.

    Voilà, l'année vient à peine de commencer, et mon cœur est déjà emporté, dans une vieille Trabant vers les fjords de l'Ouest,
    sur l'air d'A Day in the life.
    On s'y rejoint ?