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Sauf les fleurs

Sauf les fleurs

Nicolas Clément

Buchet-Chastel

  • par (Librairie Richer)
    2 décembre 2013

    un chef d'oeuvre

    1er roman remarquable, une écriture magnifique, qui réussit à allier la sobriété, la poésie à la simplicité du cours de la vie.
    Frisson littéraire assuré.


  • par (Librairie L'Armitière)
    18 octobre 2013

    Floral

    D'une qualité d'écriture tout à fait remarquable, un premier et court roman sur l'enfance blessée. Beaucoup de périphrases et de métaphores... bref, Nicolas Clément a du style et je pense que l'on devrait encore bientôt entendre parler de lui.


  • 12 octobre 2013

    De ce court texte, ce qui frappe au premier abord, c'est la langue, de la poésie qui fait mouche, qui fait mal. Car l'histoire est tragique. Violence conjugale, violence sur les enfants. Jusqu'au pire. Des mots qui s'enroulent et se déroulent et permettent de dire des choses terribles... sans en avoir l'air... sous les fleurs, le sang... Il y aussi l'importance des livres pour tenir la tête hors de l'eau, et d'Eschyle en particulier et les échos à la tragédie grecque.
    Bref, un premier roman pour lequel il n'est facile de trouver des mots tant ceux de l'auteur vous trottent en tête.


  • 9 octobre 2013

    famille, poésie

    Sur l'avis de ma libraire, j'achète et lis ce livre. J'en fais un coup de coeur, malgré sa tristesse.

    Et là, comment dire, je suis à la fois étonnée, émue, scotchée.

    Sa lecture est exigeante, car l'auteur est poète mais écrit en prose. Les phrases sont ciselées et se lisent lentement. La vie de Marthe se déroule. Jusqu'au premier drame.

    Mais la vie de Marthe continue, jusqu'au second drame, inattendu.

    Bien sûr, il y a les bêtes de la ferme auprès de qui les enfants cherchent du réconfort. Mais il y a surtout pour moi les fleurs. Celles que l'on cueille, inutiles ; celles que l'on piétine, mais qui restent belles, à jamais.

    Ce livre est bouleversant et marque longtemps. De la poésie de l'auteur, il ne me reste pas grand chose. Seule reste le rythme du récit, implacable, et pourtant si beau, si triste.

    Livr-esse, Cristie et Clara en ont également fait un coup de coeur.

    Merci Monsieur Clément, votre livre me restera longtemps en mémoire.

    L'image que je retiendrai :

    Celle de la cuisine où se déroule le premier, puis le second drame.

    http://motamots.canalblog.com/archives/2013/10/07/28017021.html


  • 29 septembre 2013

    On n'échappe pas à sa propre histoire

    En général, parmi les premiers romans de la rentrée littéraire, il y a principalement deux catégories : les gros pavés qui font le buzz avant même d’être lus et dont, après coup, chacun s’accorde à dire que, tout compte fait, ce n’était pas si terrible que ça. Et puis il y a quelques pépites, appelées à faire leur chemin plus doucement mais plus sûrement aussi, portées par le bouche à oreille, qui allonge la vie de ces livres magiques qu’on se passe de mains en mains, qu’on offre aux vrais amis, qu’on savoure soir après soir tout seul dans son fauteuil.

    Ainsi ce curieux " Sauf les fleurs ", petit bijou qui révèle une nouvelle voix dans le paysage littéraire français. Nicolas Clément –retenez le nom- a choisi de se glisser habilement dans la peau d’une jeune femme porteuse d’une histoire tragique. « Nous étions une famille de deux enfants, plus les parents ». Ainsi commence ce court texte poétique où les mots couvrent une infinie douleur. La narratrice enfant vit dans une ferme, avec son petit frère qu’elle aime d’une passion farouche, sa mère qu’elle voudrait sauver et son père, sorte d’ogre qui fait régner terreur et silence. Tout est dans la phrase ici, et la tragédie qui se prépare résonne de suggestions, non-dits, chuchotements et peurs approchées mot à mot. Nicolas Clément possède le don des formules qui claquent. « J’écris cette histoire pour oublier que nous n’existons plus », confie la narratrice en préambule, et ces quelques tableaux d’une enfance mutilée prennent le lecteur à la gorge.

    Voilà donc le « village enseveli », la ferme et son jardin brouillon « entrelacé de coloquintes », la neige en hiver et l’école qu’il faut rejoindre à pied, l’époque des foins avec son odeur d’herbe coupée, et dans le doux soir qui tombe le retour à la ferme aux côtés du chien Sony : « Je n’arrive pas à parler de Papa qui fauche notre enfance, fouette nos lèvres, crache sur Sony et revient se moucher dans nos vies, le premier qui se sauve marque une maman ».

    Ici, tout est langage -et la petite fille comprend parfaitement celui du chien Sony- et le langage dit tout. « Depuis des lustres, Papa ne prononce plus nos prénoms, se jette sur le verbe, phrases courtes sans adjectif, sans complément, seulement des ordres et des martinets ».

    La mort de la mère, la découverte des livres et l’étude d’Eschyle, la rencontre d’un garçon qui la sauve et l’emporte, l’inscription à l’Université sont autant d’événements qui précipitent bientôt la vie et pourraient faire croire à un nouveau départ. Mais on ne s’échappe pas aussi facilement de sa propre histoire, et il faut un jour rentrer, pour le pire : « La ferme approche. La peur me remet sous alarme –je n’avais donc rien lâché de ce qui me faisait mal ».

    Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u


  • 2 septembre 2013

    Marthe âgée de douze ans et son petit-frère Léonce sont soudés pour protéger leur mère contre leur père qui a la main leste envers sa femme. Tous vivent à la ferme. L’amour maternel, les moments de réconfort puisés auprès des bêtes, ce lien si fort avec son frère et la lecture sont son quotidien comme la boule de peur logée dans le creux de l’estomac. Douze puis quatorze puis seize ans. Marthe grandit et découvre les premiers émois amoureux et un espoir nouveau. Elle a décidé que plus tard elle étudiera le grec. S’adonner à sa passion et partir de la ferme avec sa mère et son frère. Oui, ils quitteront cet enfer. C’est son rêve de fuir ce père violent. A dix-huit ans Marthe partira en effet pour ses études mais la ligne tracée sera fracassée juste avant. A Baltimore, une nouvelle vie l’attend. Apprendre à parler sans crainte, le goût de la liberté sans oublier Léonce son frère qu’elle aime tant.

    Et on voudrait tant pour Marthe qu’elle ait devant elle une feuille blanche pour écrire tous ses vœux ! Qu’elle soit heureuse, que le passé soit chassé mais on pressent que non elle n’y aura pas le droit à ce bonheur mérité. Et ça fait mal, d’autant plus mal que ce roman est écrit dans une écriture magnifique ! Un premier roman qui m’a époustouflée !
    Nicolas Clément possède un vrai style : une écriture épurée et majestueuse où les tournures, les mots sont calibrés avec précision pour qu’il n’en reste que leur quintessence ! Une poésie à couper le souffle et une narration inhabituelle qui m’a ferrée et conquise d’emblée. Car justement cette narration intervient dans l’histoire, accentuant la puissance de ce texte et des non-dits qui perlent entre les lignes. Une histoire toute en sensibilité et en pudeur où la beauté côtoie la violence.

    Un petit bijou de littérature et un grand coup de cœur !


  • par (Librairie Dialogues)
    21 août 2013

    Une enfance meurtrie par un père violent, par l'indifférence de celui-ci. Comment peut-on se construire ou se reconstruire? Peut être avec une mère douce et aimante à moins que plus tard, un homme ne la comprenne. Mais le passé resurgit et va hanter l’héroïne du premier roman de Nicolas Clément qui, en quelques fragments, évoque l'indicible.


  • par (Librairie La Buissonnière)
    17 août 2013

    Un charme poétique

    Il s'agit véritablement d'une petite curiosité littéraire. Elle vaut par le charme poétique de l'écriture, d'associations de mots peu communes qui pénètrent le lecteur et le force d'attention. Derrière le cadre charmant et rude de la vie campagnarde, un lourd secret se terre et se tait. Les bêtes silencieuses abritent les corps et les coeurs meurtris. Rares instants d'apaisement avant et après la violence fougueuse du père. Jusqu'où cela ira-t-il ?