Maladie d'amour, roman

Maladie d'amour, roman

Nathalie Rheims

Léo Scheer

  • Une claque !

    Quelle claque ce roman ! C’est l’histoire de deux femmes, aussi proches l’une de l’autre qu’elles sont différentes dans la vie. Camille est mariée, deux enfants, un avenir tout tracé, heureuse en ménage… Alice, elle, enchaîne les histoires d’amour, rien de stable, elle se laisse porter par la passion. Alice confie tout à Camille, lui raconte tout ce qui se passe dans sa vie. Et Camille se délecte de ces confidences. Cela lui donne l’impression de vivre une autre vie, par procuration.

    Alors qu’elle sort tout juste d’une douloureuse rupture, Alice fait la rencontre du Dr Costes. C’est le coup de foudre immédiat. Elle s’empresse bien évidemment d’en faire part à sa grande amie, mais dès que cette dernière cherche à creuser un peu plus en profondeur, Alice devient méfiante, sur la défensive, voire agressive. Ce comportement intrigue Camille. Selon elle, quelque chose ne tourne pas rond, elle se sent alors obligée de faire le point sur cette affaire et commence à enquêter…

    Ce roman pourrait être classé dans les thrillers, le suspens étant bien présent et allant crescendo. Le début est assez « banal », tout va bien, cela commence comme une comédie romantique… mais plus on avance plus les incohérences et les mensonges apparaissent, tout s’embrouille et on ne sait plus qui croire ! Il est difficile de démêler le vrai du faux et un profond sentiment de malaise s’installe. Qui dit la vérité ? Alice ? Le Dr Costes ? Une chose est sûre, l’auteur nous manipule très habilement !

    Ce roman ne foisonne pas de personnages, il y en a même assez peu, mais ils sont extrêmement bien choisis. Il y a tout d’abord Alice, l’éternelle amoureuse, qui se lance dans des relations principalement adultérines et s’y enferme jusqu’à s’en rendre malheureuse. Puis Dan Costes, le beau chirurgien, un peu dur à cerner… salaud ou victime ? Et bien entendu Camille. Camille, qui semble être le personnage principal de ce roman, bien qu’on parle tout le temps d’Alice. Car c’est Camille que l’on suit, que l’on accompagne. Elle a une personnalité intéressante, mais j’avoue qu’elle m’a pas mal tapé sur le système. Elle semble tout le temps fatiguée et débordée, alors qu’elle ne fait rien de ses journées et qu’elle laisse souvent ses deux enfants à la charge des grands-parents. Sous ses airs de bonne copine, elle est avant tout voyeuse et possessive. Ce qui la pousse à se mêler de ce qui ne la regarde pas… à tort ou à raison ?! Pour le savoir, il faut lire le livre !

    Le titre du roman prend tout son sens lorsque l’on tourne la dernière page. En effet, Nathalie Rheims, avec beaucoup de talent, montre comment l’amour peut devenir une maladie et entrainer haine et destruction.

    En conclusion, un roman que je vous recommande chaudement. J’ai été agréablement surprise par cette lecture, j’en ressors toute chamboulée. L’auteur s’empare d’un thème très fort, intéressant, et elle le développe avec beaucoup de talent.


  • 7 mars 2014

    Amitié, amour, folie

    Second roman que je lis de cette auteure (Laissez les cendres s'envoler), et je ne suis toujours pas convaincue d'être "son lectorat cible".
    D'abord les personnages que Nathalie Rheims met en scène : dès les premières pages du roman, on s'attache à Alice, puis l'auteure glisse son intérêt vers Camille qui devient le personnage principal du roman. Camille, dont la famille idéale est loin de la mienne et à laquelle je ne me suis donc pas identifiée. J'ai même eut l'impression que les personnages n'étaient que des prétextes, l'auteure les faisant apparaître et disparaître comme bon lui semblait.
    L'intrigue, ensuite : bien mince.

    Je n'ai véritablement "sentie" la folie d'Alice que dans les toutes dernières pages. Il est vrai que je suis une fan de polars à intrigues.
    Ceci dit, le style est fluide et le roman se lit facilement. A découvrir avec une coupe de champagne pleine de bulles et léger en bouche (oui, je sais, elle était facile celle-ci....)
    L'image que je retiendrai :
    Celle du ténébreux Dr Costes à la femme parfaite qui sait l'attendre quand il rentre tous les soirs tard de son travail. Un homme qui ne vit que pour son travail et ne s'accorde qu'une semaine de vacances par an. Sans oublier sa moto avec son casque intégral. Tout un programme.