Moustaki, une vie

Moustaki, une vie

Louis-Jean Calvet

Archipel

  • 19 avril 2014

    Ce déballage vulgaire n'est pas moustakien!

    Georges Moustaki a consacré sa vie à son œuvre jusqu’à ce que ses forces l’en empêchent. Il a alors mis un point final à sa carrière. Son public est inconsolable.

    Les amis fidèles de Jo et ses réelles amours, ces femmes qu’il a aimées passionnément pendant des années dans l’ombre jusqu’à ce que les traitements anesthésient son cœur, les réservées, muettes incorruptibles, ont la décence de taire ses années d’asphyxie.
    Leur frère, leur amour cultivait la discrétion. La convenance et la pudeur leur intiment de respecter éternellement son mode de vie.

    Depuis le 23 mai, tous restent silencieusement unis dans leur douleur et refusent de trahir ses valeurs. Les opportunistes eux, se manifestent, mettent à nu et monnaient ses moments ultimes, romancent ses dernières fantaisies en exploitant le public qu’il chérissait.

    Autour de Moustaki, il y a les moustakiens respectueux de sa vie privée, et d’autres, capables de proposer pour vingt-deux euros, une biographie remise à jour suivie d’une fable basée sur les indiscrétions d’une pseudo-compagne vingtenaire rémunérée comme garde-malade.