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Le Sculpteur - Le Sculpteur

Le Sculpteur - Le Sculpteur

Fanny Soubiran

Rue de Sèvres

  • par (Librairie La Mandragore)
    22 avril 2017

    Le sculpteur, BD chouchou de la Mandragore depuis 2015 !

    Comment ? Nous ne vous avons pas encore parlé du Sculpteur, sur notre beau site tout neuf ?
    Présent depuis sa parution dans notre fond, il s'agit d'une perle du génial Scott McCloud, auteur de "Faire de la Bande-Dessinée" (un pilier du milieu, pour les néophytes comme pour les lecteurs de BD confirmés...) et de "l'Art Invisible", deux ouvrages à lire ab-so-lu-ment pour devenir expert du 9ème Art.
    Mais pour le Sculpteur, ne vous inquiétez pas, tout le monde peut venir se jeter dessus sans connaître le nom savant pour "bulles de BD" !
    Avec brio, Mr McCloud revisite le mythe de Faust à la sauce 2015.
    Le résultat ? Un gros volume... et un ouvrage fabuleux.

    Marie


  • par (Librairie L'Odyssée)
    9 juin 2016

    Balloté entre échecs et espoirs, David va passer un contrat avec la Mort pour sculpter à mains nues.
    Quel est le sens de la vie?
    Que laissons-nous derrière quand vient la fin?
    Telles sont les questions poétiquement abordées dans ce roman graphique autour de l'art, de l'amour, de la persévérance.
    500 pages fascinantes...


  • par (L'Autre Monde)
    11 avril 2016

    Cette BD est tout simplment un chef d'oeuvre

    David Smith est un sculpteur au succès aussi fulgurant que précoce. Mais l'art contemporain est d'une nature volatile, il se détourne facilement de ses gloires présentes pour de nouveaux prodiges. D'autant plus que l'incroyable notoriété de David lui est monté à la tête et a provoqué une rupture avec son principal mécène. A partir de ce moment, la chute est rude et interminable : David n'a plus la côte et sombre dans l'alcool et la pauvreté.
    C'est lors de l'une de ses beuveries qu'il rencontre son oncle Harry. Commence alors une discussion surréaliste, ceci d'autant plus que l'oncle Harry est... déjà mort ! Mais qui est vraiment Harry? Qui se cache derrière cette soudaine apparition ? Toujours est-il que cette rencontre inattendue débouche sur ce qui ressemble fort à un pacte avec le diable. Un véritable drame antique commence, entre amour, trahison et choix cornéliens. Tous les ingrédients sont présents pour un scénario d'une richesse incroyable, d'une sensibilité rare.

    Scott McCloud n'est pas moins qu'une bible vivante de la bande-dessinée, auteur des excellents et passionnants L'Art Invisible et Faire de la bande-dessinée, ouvrages théoriques et tout en bulles traitant l'art de la bande-dessinée.
    Quand celui-ci décide de s'attaquer à l'élaboration d'un roman graphique, autant dire que tous mes sens sont en éveil. Et une fois la lecture entamée, quelle claque ! Je ne connais pas d'auteur capable d'avoir un dessin pareil, où une planche est capable de mêler la force de mouvement des comics, et un trait unique entre manga et franco-belge selon les sujets : le tout dans les uniques couleurs noire et bleu pétrole. Tout respire l'amour de son art, et pourtant ce livre est aussi moderne qu'unique. Le scénario sert le dessin, et le dessin permet des prouesses scénaristiques.

    Scott McCloud rend un incroyable hommage à la bande-dessinée sur 496 pages dont chacune est indispensable. Je me contente de rendre hommage à un virtuose de la bande-dessinée.


  • par (Librairie-Papeterie Peiro-Caillaud)
    8 juillet 2015

    Une histoire d'amour tumultueuse ébranlée par un pacte avec le diable !
    Idéal pour les amateurs d'art graphique.
    Un grand coup de coeur !


  • par (Fontaine Auteuil)
    11 mai 2015

    Meilleur roman graphique de l'année

    Sculpteur sans aucun avenir dans le milieu artistique depuis ses quelques mots malheureux à l’encontre de son ancien mécène, David vit une vie que personne ne peut envier, pas même les sans-abris qui le prennent en pitié et veulent le dépanner de quelques dollars. Car David est plus que pauvre, il a tout perdu et se retrouve à gaspiller ses derniers billets dans l’alcool le soir de son anniversaire. Quand soudain se présente à lui son oncle Harry, censé être mort depuis des années. Quelques nouvelles de la famille, quelques souvenirs communs, puis une question. « Que serais-tu prêt à donner pour ton art ? ». Sa vie, bien sûr, David donnerait sa vie, puisqu’il n’a plus que ça. Il se voit donc offrir de la part de son oncle mort un don terrible : il peut désormais modeler n’importe quoi de ses propres mains, sauf qu’il n’a que deux cents jours à vivre. Et alors ? Il n’a rien à perdre, autant se consacrer à la réalisation de son Œuvre ultime.
    Jour un. David rencontre la femme de sa vie.
    Avec "Le Sculpteur", on retrouve le talent tant attendu de Scott McCloud, véritable génie de la bande dessinée américaine. Non content de créer une histoire superbement poignante, il nous y transporte corps et âme grâce un travail exceptionnel de narration qui devrait sans trop de peine propulser cet album au rang de meilleur album de cette année. Et après avoir expérimenté la sensation de « lire un film », on peut dire que ce serait amplement mérité !


  • 18 avril 2015

    Un roman graphique exceptionnel.‎


  • par (Les Lisières à Villeneuve d'Ascq)
    3 avril 2015

    Époustouflant ! Et encore, le mot est faible... Scott McCloud est surtout connu pour L'Art invisible, un essai sur la bande dessinée, sous forme de... bande dessinée. Avec Le Sculpteur, il revisite le mythe de Faust et nous en livre une interprétation moderne et poétique.
    David Smith est un jeune sculpteur, issu d'une famille d'artistes, il a fait la promesse à son père de s'accomplir dans son art et de graver son nom dans les mémoires... Mais la création est un chemin tortueux qui laisse parfois exsangue ; David, en mal d'inspiration, passe un pacte avec le diable. Celui-ci lui accorde le pouvoir de sculpter tout ce qu'il souhaite à mains nues (métal, bois, pierre..), en échange de sa vie : il a 200 jours pour créer son œuvre, ensuite il mourra... Ces 200 jours sont un prix d'autant plus élevé à payer que David rencontre, au tout début du compte à rebours, le grand amour : Meg !
    La force d'attraction de cette bande dessinée réside autant dans son histoire envoûtante que dans ses dessins d'une précision indescriptible ; ils nous transportent dans l'univers de ce sculpteur si attachant, dans des teintes bleutées, ils sont d'une rare profondeur et retranscrivent à la perfection les émotions et états d'âme des personnages. Cette BD ne s'intéresse pas seulement au désir de créer, cette aspiration à laisser son nom dans l'histoire, elle montre aussi la douleur qui accompagne souvent la création, les doutes, la solitude et la peur.
    Le Sculpteur, c'est quasiment 500 pages de pure merveille, qui passent à une vitesse folle, qui nous happent quelques heures pour nous laisser ébranlés, un peu tristes peut-être, et surtout fascinés, à la fin de notre lecture ! Je le redis : époustouflant !


  • par
    20 mars 2015

    David Smith est un sculpteur qui a sans doute laissé passé sa chance de devenir célèbre pour son art. Faute d'argent, il ne produit plus, il boit, vit seul. Un jour, attablé dans un restaurant, il rencontre le diable qui lui propose un marché : il pourra sculpter tout ce qu'il souhaite à mains nues, sur tout support mais seulement pendant 200 jours, après il mourra. David accepte car il ne sait pas encore que peu de temps après ce pacte il rencontrera son grand amour.

    Connaissant votre sagacité, je ne doute pas que vous ayez reconnu ici le mythe de Faust, ce savant qui a vendu son âme au diable pour profiter de tous les plaisirs et accéder à des savoirs alors inconnus. Scott McCloud s'empare de ce mythe pour son roman graphique absolument formidable.

    J'ai été emballé par l'histoire bien sûr, qui même lorsqu'on connaît la fin reste passionnante, d'une part parce qu'une once d'espoir réside : et si le pacte avait un vice de forme ? Et si cet homme qui a retrouvé le goût de vivre émouvait le diable au point de résilier le contrat ? Évidemment, je ne vous dirai rien, il vous faudra aller au bout des presque 500 pages pour savourer le déroulement de l'histoire et son dénouement.

    Les dessins sont figuratifs, réalistes, sauf lorsque David réalise des œuvres avec son nouveau pouvoir : elles sont directement issues de son imagination, de ses souvenirs et sont entre réalité et abstraction. Trois couleurs seulement, le noir, le blanc et le bleu. En fonction de la situation telle ou telle domine. Scott McCloud joue aussi avec le nombre de cases par pages : une seule ou deux lorsqu'il a le besoin de ralentir le rythme, presqu'une trentaine et même plus, superposées lorsque le récit accélère. Exactement comme dans un roman : phrases longues pour ralentir, phrases courtes pour accélérer. Des cases saturées de phylactères lorsque David est saoulé des discours environnants, d'autres cases muettes. J'ai lu que l'auteur était un "théoricien de la bande dessinée et de la communication visuelle", c'est dire s'il en connaît les codes ; il les applique donc à son ouvrage magistralement.

    A certains moments, lorsque David Smith sculpte dans l'euphorie, j'ai eu des images de Akira, le seul manga que j'aie lu, de Katsuhiro Otomo, récemment récompensé à Angoulème. Les univers sont différents, mais cette folie qui s'empare des héros est assez semblable.

    L'éditeur Rue de Sèvres a fait une entrée remarquée dans le monde de la BD il y a deux ans, avec notamment Une histoire d'hommes de Zep, la très belle adaptation de Maupassant, Le Horla de Guillaume Sorel ou Le château des étoiles d'Alex Alice, pour ceux que j'ai lus. Depuis le catalogue s'est étoffé et ce roman graphique ajoute une très belle note à l'ensemble.

    Pour les ceusses qui comprennent l'américain, Scott McCloud a un site (cliquez sur son nom, vous y êtes)