• A couper le souffle

    Aujourd’hui, je vais encore une fois vous parler d’un roman qui a défrayé la chronique tant par la qualité de la saga familiale dont il est issu, que par le mystère entourant son auteur. Il s’agit de "L’amie prodigieuse" d’Elena Ferrante. Et c’est avec mon amie Blandine du blog "Vivrelivre" que je me suis jetée à l’eau.

    Pour moi, ce roman c’est comme un petit vin sans prétention. Je m’explique ! Au début, on se dit qu’il n’a rien d’exceptionnel. Mais au fur et à mesure qu’on le déguste, on apprend à l’apprécier au point qu’il nous devient essentiel.

    Loin de moi l’idée d’embellir la vérité. Au départ, j’ai eu beaucoup de mal à accrocher. Très clairement, l’alchimie n’était pas au rendez-vous ! Mais au fil des pages, je me suis laissée prendre par l’histoire et les personnages qui ont su me captiver. Tout s’est produit l’air de rien, en catimini. Toutefois, une chose est sûre à la fin j’étais conquise et c’est le cœur gros que j’ai refermé ce livre.

    "L’amie prodigieuse" est une fresque historique à couper le souffle. Le portrait que nous dresse l’auteure de l’Italie de la fin des années 50 est tout simplement sublime. C’est un tableau aux milles détails qu’elle nous livre.

    Mais c’est surtout, à mon sens, une histoire d’amitié que le temps n’a su altérer. Une histoire d’amour, de haine et de compétition entre deux fillettes.

    D’un côté, il y a Elena (alias Lenù ou Lenuccia), la gentille et obéissante petite fille, et de l’autre Rafaella (alias Lila ou Lina), la méchante et sauvageonne gamine.

    A priori, sur le papier, tous les opposent ! Et pourtant, presque par hasard, elles vont devenir meilleures amies. C’est dans l’adversité que va se forger cette amitié teintée de rivalité. Et loin de la briser cela va les amener à donner le meilleur d’elles-mêmes. Inséparables, leurs chemins vont s’éloigner à la fin du primaire.

    Bien que toutes les deux très intelligentes (l’une sans effort, l’autre à la sueur de son front), seul la famille de Lenù se laissera convaincre par la maîtresse (et non sans mal !) de la faire poursuivre ses études car cela à un coût. Lila, elle, se retrouvera déscolarisée. Après tout, à l’époque, l’éducation des filles étaient à des années lumières des priorités de ces familles aux revenus modestes. Malgré tout, elles n’auront de cesse de se retrouver afin de mieux se quitter.

    Dans ce quartier populaire, où se croisent aussi bien des familles défavorisées qu’aisées, l’honneur et la fierté sont aux centres de toutes les préoccupations.

    On est attendri d’y voir évoluer Lenù et Lila. C’est non sans heurts qu’elles passent de l’enfance à l’adolescence dans ce quartier gangréné petit à petit par la mafia.

    Et même si au début ça demande un effort de concentration face à la multitude de personnages (et de surnom) qui nous perdent, très vite tout nous devient naturel et on se retrouve embarqué dans les aventures des deux fillettes. Aventures que l’on abandonne le cœur gros et avec un sentiment de nostalgie nous rappelant notre enfance perdue.

    Vous l’aurez compris, entre "L’amie prodigieuse" et moi, cela n’a pas était le coup de foudre. Au contraire, c’est un roman que j’ai appris à apprécier. Il s’est creusé une place de choix dans mon cœur, tout en douceur et à mon insu. C’était loin d’être gagné et pourtant il a réussi à me rendre impatiente de lire le tome n°2. En toute sincérité, on est passé à un chouïa du coup de cœur.


  • 1 février 2017

    Naples, années 50. Lenù et Lila vivent dans le même quartier populaire de la ville. Lenù, petite poupée blonde, gironde et discrète, Lila, noiraude, maigre, effrontée, aussi dissemblables qu'on puisse l'être mais partageant tant de choses : la même cour, les mêmes bancs de l'école, les mêmes jeux, les mêmes peurs, les mêmes rêves, la même misère. Pour les deux amies, la réussite passe par l'école. Lila y excelle, Lenù la talonne. Mais elle seule ira au collège, puis au lycée. Lila devra changer ses rêves. Dans la cordonnerie de son père, elle dessine des chaussures sur mesure, tout en apprenant le grec, le latin et l'anglais pour ne pas rester à la traîne. Et alors qu'elles quittent l'enfance pour l'adolescence, les filles changent. Lenù accuse un léger embonpoint et voit son visage dévoré par l'acné tandis que Lila devient la plus belle fille du quartier, courtisée aussi bien par Stephano l'épicier que Marcello le camorriste en devenir. Privée d'études, elle entrevoit la possibilité de devenir riche par le mariage...

    Roman de l'Italie, de Naples, de l'amitié, de la misère, de la violence, de l'enfance, roman foisonnant, jubilatoire, roman tendre et cruel à l'image des liens qui unissent Lenù et Lila, deux amies qui oscillent sans cesse entre attirance et répulsion, amour et haine, saine émulation et féroce rivalité. Mais si les fillettes sont au cœur du roman, elles sont accompagnées de multiples autres personnages, parents, frères, amis, rivaux, commerçants, enseignants. Tous ont en commun de vivre dans ce petit morceau de Naples, loin de la mer et de la beauté, un quartier de défavorisés qui vivent repliés sur eux-mêmes. Ici la violence fait partie du quotidien, de la claque envoyée à une épouse qui se rebiffe, à la correction en règle infligé à l'impudent qui a posé les yeux un peu trop longtemps sur une petite amie ou une sœur. Pour être le roi du quartier, il faut être riche. Alors on est respecté, envié et parfois secrètement haï. La guerre vient à peine de finir, certaines fortunes se sont faites grâce au marché noir, aux dénonciations, aux amitiés fascisantes. Les rancunes sont encore tenaces, même si elles sont tues parce qu'il faut aller de l'avant.
    Terriblement addictive, cette histoire d'une amitié complexe est une plongée dans l'Italie des années 50, on la lit comme on regarderait un film d'époque, imaginant, là une Sofia Loren arpentant les trottoirs de la ville, là un Vittorio de Sica s'ébrouant sur une plage d'Ischia. La dernière page tournée, on en veut encore. Que vont devenir Enzo, Antonio, Melina, Stephano, Marcello, Gigliola, tous les autres et surtout Lenù, la lycéenne brillante et studieuse et Lila qui vient de connaître une trahison sans nom ?


  • par (La Lison)
    13 mai 2016

    On aime... roman !

    Elena et Lila sont amies depuis toujours. Tout les rassemble et pourtant tout les oppose : l'école, la famille, les amis, les garçons. Un point commun indéniable : le quartier pauvre de Naples où elles grandissent et son lot de violences, le dur apprentissage de la vie.
    Une plongée captivante dans le Naples des années 50 !


  • 11 mai 2016

    amitié, Naples

    J’avais décidé de lire la trilogie à la suite, mais ce premier volet a fait partie de la sélection de mon club de lecture pour le mois de mai.

    Je découvre ainsi les deux amies inséparables, malgré le temps qui passe et le choix de vie que leurs parents font pour elles.

    L’arrière-plan du roman m’a le plus intéressé : un quartier populaire de Naples où l’on ne parle que le patois ; les femmes à la maison avec les enfants et les maris au travail ; la violence et les rapports de force omniprésents.

    Lila adopte cette attitude très masculine tôt dans son enfance. Elena est plus discrète, qui se laisse influencée par son amie. Si Elena a des notes moyennes, Lila a déjà perçu qu’il faut se battre et souhaite être la meilleure tout le temps.

    En revanche, Lila est souvent décrit comme méchante. Je n’ai pourtant pas perçu ce trait de caractère au fil de ma lecture.

    Et puis Lila se met à souffrir de crises étranges qui sont restés mystérieuses, sans véritable explication. J’espère en apprendre plus dans le prochain opus.

    Autre détail gênant : l’auteure, régulièrement, nous annonce qu’il va se passer un fait marquant, que le cours de sa vie va changer pour deux raisons avant de nous les expliquer. J’ai trouvé le procédé un peu lourd. Pas besoin d’appuyer sur la tête du lecteur pour lui faire regarder dans la bonne direction.

    Deux amies que je retrouverai avec plaisir dans le prochain volet.

    L’image que je retiendrai :

    Celle des chaussures extravagantes que Lila imagine et se bat pour fabriquer.

    http://alexmotamots.fr/?p=1820


  • par (L'Autre Monde)
    18 avril 2016

    L'Amie prodigieuse

    La série la plus addictive depuis Harry Potter ! Mais là, point de sorcier ou de magie ! A travers le destin de deux fillettes, issues d'un quartier pauvre de Naples, où l'industrie remplace peu à peu les artisans et où la mafia commence à faire régner sa loi, venez explorer l'histoire de l'Europe de la seconde partie du 20ème siècle.
    L'Amie prodigieuse : le récit commence à la fin des années 40. Dans ce quartier très populaire, parfois violent, souvent dur, Lila et Lenu, se lient d'amitié. Cette amitié commence dans une cour d'immeuble et se poursuit à l'école primaire où les deux enfants font montre de grand talent : surtout Lila, mais Lenu à force de travail réussit à briller elle aussi, pour être au niveau de son amie, et rivale. Cependant, Lila devra vite rejoindre la cordonnerie familiale, abandonnant l'idée de sortir du quartier et de cette vie précaire par l'école ; tandis que Lenu, encouragée par son institutrice, restera dans le système scolaire et commencera à rêver d'ailleurs.


  • par (La Boîte de Pandore)
    25 février 2016

    L'amie prodigieuse raconte l'histoire d'une amitié entre deux jeunes femmes, Elena et Lila, dans le Naples des années cinquante et soixante.
    Toutes deux viennent d'un milieu très modeste mais elles sont douées à l'école.
    Pourtant c'est seulement Elena qui poursuivra ses études au collège puis au lycée, tandis que Lila devra y renoncer, à cause du refus de ses parents.
    Elena, la narratrice de cette histoire, nous raconte cette amitié assez ambivalente, qui oscille toujours entre la jalousie et l'amour.
    L'autre intérêt de ce livre, c'est de nous livrer une peinture de la ville de Naples, une Naples populaire et surtout violente, où les femmes sont soumises au joug de leurs époux.
    Histoire d'amitié, chronique sociale, L'amie prodigieuse est une belle occasion de lire deux beaux portraits de femmes en devenir.


  • par (Fontaine Victor Hugo)
    19 février 2016

    Dans son nouveau roman, Elena Ferrante revient avec beaucoup d'émotion sur l'Italie de son enfance, ses rues malfamées, ses mauvaises fréquentations. Elle se concentre avant tout sur sa rencontre avec l'amie prodigieuse, celle qui va lui permettre de devenir la femme qu'elle est aujourd'hui. Fascinée par son intelligence, sa beauté, son charisme, elle admire Lila et en fait un modèle à suivre mais également une concurrente à abattre. Pour cela, elle va poursuivre des études longues, travailler comme une forcenée, devenir une élève brillante, sans se soucier de ses origines populaires. C'est avec une très belle écriture et beaucoup d'émotion qu'Elena Ferrante retrace cette partie de sa vie et nous révèle comme elle s'est affranchie de son milieu populaire.


  • par (Tirloy)
    16 février 2016

    machin machin machin


  • par (Librairie l'Esperluète)
    2 février 2016

    Dans le Naples populaire des années 50, Elena Ferrante nous livre une chronique douce amère d'une amitié entre deux jeunes filles. Lena, la studieuse est fascinée par Lila la surdouée. Elles vont partager les étapes de l'enfance, l'adolescence et les premières épreuves éprouvantes de la vie.
    Un beau livre sensible et touchant.


  • 10 janvier 2016

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    ****[Retrouvez Soledad sur son blog]( http://www.soledadbravi.com/)**

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  • par (Librairie Grangier)
    26 décembre 2015

    Dans le Naples populaire des années 50, la rencontre entre deux petites filles va déboucher sur une très belle histoire d'amitié jusqu'à l'aube de leur vie d'adulte.
    L'Italie du sud, la vie napolitaine, l'histoire du quartier sont en toile de fond de cette jolie histoire.