• par (Librairie Le Neuf)
    17 février 2017

    La veille du mariage de sa fille, toute la famille de Jude disparait dans l’incendie de sa maison. Ce drame est, pour l’auteur, prétexte à une galerie de portraits. Différents personnages liés d’une certaine façon à Jude. Autant de voix qui témoignent.
    Une écriture, un style, une ode à la famille, celle des liens de sang mais aussi celle que l’on se crée.


  • par (Fontaine Villiers)
    16 octobre 2016

    un drame à plusieurs voix

    Il a suffi d'une nuit pour que June perde tout. Un incendie emporte sa maison et tous ses occupants: sa fille Lolly et son futur gendre Will à la vieille de leur mariage, Luke le petit ami de June et Adam son ex-mari, venu spécialement pour les noces. Incapable de surmonter cette épreuve, June s'enfuit et cherche dans l'errance de quoi se raccrocher à la vie.
    Le vide laissé par June délie les langues dans la petite ville du Connecticut. De multiples voix s'élèvent pour dénoncer Luke, un métis de vingt ans le cadet de June, déjà condamné dans une affaire de drogue.

    Dans ce roman choral où les voix de June, de Lydia, la mère de Luke, de Silas, un adolescent qui possède un lourd secret, s'entremêlent à celles des gens qui croisent leur chemin, Bill Clegg avec beaucoup de délicatesse décrit des drames humains et d'émouvants portraits.
    Beau et simple, "Et toi tu as eu une famille?" ne peut laisser indifférent. A travers les voix de ses personnages, l'auteur crée une ode à la famille même imparfaite ou blessée.


  • par (La Lison)
    15 octobre 2016

    On aime !

    Dans le terrible incendie qui a ravagé sa maison, June a tout perdu : sa fille, son beau-fils, son ex-mari et son petit ami. Que s'est-il passé ce soir-là ?
    Chaque chapitre donne la parole à divers témoins qui ont gravité de près ou de loin autour de cette famille. A travers toutes ces voix, le mystère s'éclaircira...


  • 29 août 2016

    Il aura fallu d’une nuit pour que le monde de June s’écroule. La veille du mariage de sa fille Lolly, un incendie a ravagé la maison. Lolly, son futur époux Will, Adam l’ex-mari de June (et père de Lolly), Luke le petit ami de June ont trouvé la mort. A bord de sa voiture, June part de la petite ville du Connecticut. Elle roule sans but précis, sans savoir où elle ira.

    Dans ce roman choral, différents personnages vont tour à tour s’exprimer sur la tragédie. Chacune de ces personnes est liée d’une certaine façon à June directement ou indirectement. Un voisin adolescent, Lydia la mère de Luke, la propriétaire de l’hôtel où June va trouver refuge, un commerçant ayant participé aux préparatifs du mariage, les parents de Will mais aussi June. Tous vont nous éclairer sur les relations qu'ils entretenaient avec eux mais également comment ils ressentent la tragédie et la perte. La liaison entre June et Luke faisait jaser car elle avait vingt ans de plus que Luke. Et même si Luke dirigeait sa propre entreprise, son passé d'adolescent ayant séjourné en prison pour de la drogue lui collait à la peau. La cause de l’incendie est inconnue et les mauvaises langues incriminent Luke.
    Chaque récit permet d’en apprendre plus sur la vie passée des disparus et sur ce que traversent ceux qui ont survécu. Le voile se lève sur les relations familiales mettant à jour les non-dits et des regrets inavouées. June et Lolly n’entretenaient pas de bons rapports et Luke ne parlait plus à sa mère depuis bien longtemps.

    Même si les thèmes ne sont pas nouveaux, ce roman possède un "plus" par l’écriture et le style. Avec peu de dialogues, l'écriture simple en apparence fait ressurgir toute les complexités humaines, sonde et creuse avec un vrai réalisme (à noter également la très bonne traduction). Le choix de l’auteur de ne pas faire parler directement certains des personnages donne une dimension plus intéressante et plus profonde.
    Tous m’ont touchée et plus particulièrement Lydia qui à elle-seule m’a apportée des poissons d’eau dans les yeux. Avec ce livre, Bill Clegg nous interroge sur ces nombreux liens qui forment entre des personnes l'entité d'une famille. Si certains romans appuient sur la colère, ici la bienveillance, le pardon et la résilience sont mis en avance avec subtilité et sans pathos.
    Un roman à découvrir qui en bonus laisse une trace durable.


  • par (Librairie L'Armitière)
    22 août 2016

    A travers le portrait d'une femme brisée, ce subtil roman choral nous interroge sur les liens qui créent réellement une famille, sur la force du pardon et la nécessité de profiter de l'instant présent.
    Poignant !