Désorientale

Désorientale

Négar Djavadi

Liana Levi

  • 22 mai 2017

    immigration, Iran

    Comment vous parler de ce roman qui circonvolutionne à loisirs ?
    Je n’ai pas aimé toutes les histoires racontées, mais j’ai pris plaisir à découvrir la famille Sadr et ce père si particulier.
    Le récit tient plus de l’historique que du littéraire : l’auteure replace chaque événement historique iranien dans son contexte. Pourquoi pas.
    La partie sur l’insémination artificielle m’a moins parlée, même si je comprends le parcours du combattant que la narratrice subit.
    Ce roman décrit en finesse que l’homosexualité a toujours existé, que les mères sont souvent plus perspicaces que ce qu’elles laissent voir, craignant le poids social.
    Un roman sur l’exil, aussi : comment un immigré doit d’abord se défaire de sa culture avant de pouvoir se fondre dans la culture de son pays d’accueil.

    L’image que je retiendrai :

    Celle des pâtisseries et autres plats autour desquels la famille se retrouve toujours.

    http://alexmotamots.fr/desorientale-negar-djavadi/


  • 7 février 2017

    Le tourbillon de la vie.

    N. Djavadi nous livre un récit épique et foisonnant, conte des 1001 nuits autant que roman urbain. Une famille haute en couleur, l’Iran dans les tourments de l’histoire, l’exil et le chemin personnel de Kimia qui cherche son identité entre résilience et poids de la filiation sont autant de rayons à ce roman très solaire.


  • par (Librairies de Port Maria)
    11 janvier 2017

    Magistral, flamboyant !

    La Perse, pays des 1001 nuits ? jadis... Ensuite c'est devenu l'Iran... et Kimiâ, née à Téhéran, mais désormais exilée en France, nous le fait découvrir : exit la liberté de penser, écrire, parler, aimer... Répression tous azimuts. Parallèlement, Kimiâ jette un regard tendre intelligent (et parfois critique) sur la France.
    Un très grand roman inracontable... à l'ambition étonnante, d'une force stupéfiante.
    Ne manquez pas cette perle rare.


  • par (Librairie La Grande Ourse)
    9 novembre 2016

    Un premier roman bouleversant

    C'est une saga familiale sur trois générations pour raconter l'Iran des années 50 à aujourd'hui. Pour raconter l'exil aussi. Si l'Histoire se montre souvent violente et grave, le ton est résolument enjoué, mais profond pour décrire la rupture et l'accès à une nouvelle vie. On voyage dans le temps et dans l'espace avec ce livre, de l'Orient à l'Occident. La structure du roman ménage toujours le suspens. Vraiment, une réussite.


  • par (Librairie Coiffard)
    3 novembre 2016

    Conseillé par Stéphanie

    Finir un roman. Et se dire qu'il est bon qu'un auteur nous rappelle combien le pouvoir des mots et de l'écriture est important.
    Finir un roman. Et sentir encore un parfum d'Orient pénétrant.
    Finir un roman. Et réfléchir. A ce que signifient l'exil, la transmission, la famille, la patrie, la terre d'accueil, la différence.
    Finir un roman. Et être encore habité(e) par une histoire tout à la fois joyeuse et douloureuse, musicale, bruyante, emprunte de désir de liberté, d'insoumission, d'amour.
    Finir "Désorientale".


  • par (Librairie L'Armitière)
    31 octobre 2016

    Grand coup de coeur de cette rentrée littéraire !

    Plonger au coeur de cette famille sur trois générations c'est redécouvrir la complexe histoire iranienne, c'est entendre les forces et les faiblesses de la France, c'est donner la parole à des voix passées sous silence...À lire, à relire, à dévorer, à savourer !


  • par (Fontaine Auteuil)
    22 octobre 2016

    A la façon d'une Shéhérazade, la narratrice de « Désorientale » nous plonge dans un tourbillon d'histoires épiques et légendaires retraçant l'épopée familiale, une histoire de luttes intimes et politiques dont les échos résonnent dans la tête de cette dernière héritière. L'héritage et l'avenir nouveau sont au cœur de cet excellent roman d'exilée.
    Ce qui touche ici, c'est la force d'un destin ultra contemporain, marqué par toutes les aventures qui l'ont précédé pour en arriver là où le roman devient possible.


  • par (Librairie Les Petits Papiers)
    14 octobre 2016

    Désorientale

    Un roman bouillonnant, spontané, regorgeant de joie de vivre et d'énergie communicative, tourné vers la célébration de la vie dans tout ce qu'elle a de foutraque, désordonnée, et magnifiquement vivante. Un livre empli de poésie, de musique, qui retrace les errements, la colère, les traumatismes, l'exil d'une jeune iranienne et de ses aïeux... Revigorant !!!


  • par (Librairie Mots et Images)
    8 octobre 2016

    Envoûtante désorientation

    Paris, assise dans une salle d'attente, Kimiâ raconte son récit de famille entre légendes, engagement politique et exil. Sous l’œil et le sourire complices du lecteur, cette femme définit les contours de son identité... Un premier roman comme une renaissance !
    Carole


  • par (Librairie Comme Un Roman)
    7 septembre 2016

    Kimia, Iranienne émigrée à Paris, se remémore sa vie à Téhéran et son histoire familiale.

    Un magnifique récit sur l'exil et l'identité.
    Une fresque historique et politique passionnante.
    Négar Djavadi : un grand talent de conteuse !


  • par (Librairie La Rose des Vents)
    5 septembre 2016

    Coup de cœur de Frédérique

    Premier coup de cœur de la rentrée.

    Négar Djavadi nous entraîne en Perse/Iran avant "l'événement".

    C'est gai, grave, drôle, tolérant.

    Un Iran chatoyant, des femmes inoubliables. Un vrai ton pour ce premier roman français.

    Frédérique


  • par (Librairie La Buissonnière)
    1 septembre 2016

    Etincelle

    Premier roman stupéfiant et accompli, bouleversant de sincérité et d'inventivité romanesque voire cinématographique. Avec un ton détaché et presque léger en apparence, sous la forme de multiples contes enchâssés, la narratrice évoque l'Iran de ses origines et de sa jeunesse, l'engagement de ses parents, ses oncles numérotés, l'exil et la France contemporaine dans toute leur complexité. Le ton est jovial mais profond pour décrire la rupture et l'accès à une nouvelle vie, de nouvelles mœurs, entre tendresse, cruauté et déconvenues. A lire absolument !


  • 28 août 2016

    Un conte moderne décapant

    Difficile de croire qu'il s'agit d'un premier roman tant cette fiction nous emballe, nous enthousiasme et nous remue à la fois. Ce n’est pas la seule publication de cette rentrée littéraire à embarquer les lecteurs du côté de l’Iran, où l’auteure est née en 1969, mais c’est assurément l’une des plus inattendues.

    C’est sans aucun doute dans le terreau familial que Négar Djavadi a puisé une grande partie des traits de caractère de ses personnages. De ces intellectuels opposants au Shah puis à Khomeiny, elle a modelé Darius Sadr et sa femme, Sara, parents de Kimiâ, la narratrice, Leïli et Mina.

    Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u


  • par (Librairie Mots et Images)
    25 août 2016

    L'écriture de Négar Djavadi est comme la vie de son héroïne, Kimiâ (et la sienne?) : d'abord désorientée, chaotique, déboussolée, puis peu à peu plus posée, plus stable, apaisée. L'exil, l'engagement politique, l'histoire de l'Iran sur trois générations, la recherche de l'identité, la maternité sont les thèmes dont elle esquisse les contours, cherchant toujours le ton le plus juste, celui qui collera le mieux à ses sentiments.
    Fuir l'Iran, devenir française, accepter sa différence, gommer ses traits, son accent, vivre avec son héritage familial hors du commun... A travers des aller-retours incessants entre passé et présent, la narratrice nous offre un portrait croisé de l'Iran et de la France, une histoire qu'on n'oublie pas.

    Marianne


  • par (Librairie La Galerne)
    25 août 2016

    Un roman remarquable !

    "Désorientale" est l’histoire d’une famille iranienne sur quatre générations, l’Histoire de l’Iran, l’histoire d’un exil.
    Négar Djavadi nous fait voyager dans le temps et dans l’espace à un rythme effréné mais sans jamais perdre le lecteur.
    Un roman remarquable !


  • par (Librairie Obliques)
    20 août 2016

    Intime et universel

    On ne sera pas les seuls à le dire : voici LE livre de la rentrée.
    Avec ce premier roman, Négar Djavadi réussit la prouesse de mêler histoire intime et histoire politique dans une langue raffinée, drôle, tendre et habitée.

    Roman du déracinement, Désorientale est aussi celui de l'engagement, celui du père de la narratrice, prêt à tout pour que la démocratie s'impose dans son pays. Mais nous sommes en Iran, dans les années 70, et les enjeux pétroliers sont si puissants que la politique intérieure est téléguidée par les grandes puissances. Forcée à l'exil, la famille Sadr se retrouve donc à Paris avec l'espoir de pouvoir un jour revenir à Téhéran, quand les choses se seront arrangées. Mais les choses traînent, et il semble de plus en plus évident que la vie d'ici soit la vie tout court.

    Construit comme une succession de flashbacks alors que Kimiâ est assise dans la salle d'attente d'un hôpital parisien, la narration alterne entre passé et présent, entre l'Iran et la France, et nous raconte le destin exceptionnel et banal d'une famille déchirée par l'Histoire.

    Il y a dans ce livre des portraits qui forcent le respect, celui du père de Kimiâ, force incorruptible en rupture avec toutes les compromissions, celui de sa mère, militante au courage infini, et ceux de tout le clan Sadr, depuis trois générations, qui nous sont dépeints avec humour, nostalgie et humanité. Et bien sûr, il y a le portrait de Kimiâ elle-même, la narratrice, alter-ego de l'autrice, tiraillée entre deux cultures, dont on suit le parcours chaotique, cherchant sa voie là où c'est possible, se construisant tant bien que mal une identité avec les morceaux de toutes celles dont elle est faite. Nos fêlures sont-elles des handicaps ou des forces ? Doit-on se fondre dans le moule universel pour accéder au bonheur ou bien y-a-t-il d'autres chemins ? Cette question qui hante la narratrice est valable pour chacun d'entre nous, mais aussi, à une autre échelle, pour des pays entiers, France, ou Iran. Sont-ils prêts à accepter les diversités qui les composent ?

    C'est la grande réussite de ce roman que de parvenir à mêler à ce point les enjeux intimes et politiques et c'est pour cette raison que Désorientale est un grand livre, venu des tripes et qui fait mouche à chaque page.


  • par (L'Autre Monde)
    17 août 2016

    Incroyable roman, incroyable Iran

    Roman foisonnant et assumant totalement ses digressions, Désorientale est un voyage qui ne ressemble en rien à une aimable croisière. Négar Djavadi nous raconte un pays, l'Iran, d'une richesse culturelle et d'une curiosité totalement oubliées de nous, occidentaux, profondément marqués par l'obscurantisme du régime actuel. Si Négar Djavadi met tant de soin à nous conter son pays de naissance, c'est pour mieux nous expliquer pourquoi Kimiâ et sa famille ont dû fuir ce l'Iran pour la France. Aussi pourquoi ils avaient une telle confiance en la capacité d'accueil de ce pays éclairé.

    Désorientale est un formidable roman sur l'identité, d'abord culturelle : qui incarner quand notre pays d'origine nous menace et notre pays d'accueil ne nous comprend pas ? Négar Djavadi va beaucoup plus loin en s'interrogeant sur notre identité française actuelle, avec un regard acéré et sans concession, d'une justesse troublante.
    Cette pépite est un premier roman mené à un rythme soutenu, qui finalement ne demande qu'une chose : suivez-moi et vous comprendrez. Suivez Négar Djavadi, suivez-la les yeux grands ouverts.


  • par (La librairie des Halles)
    9 août 2016

    Disons le tout net, la révélation de cet automne ! Une saga familiale sur trois générations pour raconter l'Iran des années 50 à aujourd'hui. Pour raconter l'exil aussi. Si l'Histoire se montre souvent violente et grave, le ton est résolument enjoué, bourré d'humour, l'écriture explosive! Et l'on pense immanquablement au Pérsépolis de Marjane Satrapi. Très chaudement recommandé !!