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Pereira prétend

Pereira prétend

Pierre-Henry Gomont

Sarbacane

  • par (La Promesse de l'aube)
    29 avril 2019

    Coup de coeur d'Evelyne

    Sous la dictature de Salazar au Portual, le Doutor Pereira est un journaliste au faîte de sa gloire, mais un homme triste qui vit toujours sous le regard de sa femme, décédée des années plus tôt. Le chagrin est son plus fidèle compagnon et le monde ne le touche plus. Journaliste au Lisboa, journal de droite acquis au dictateur Salazar, Pereira se réfugie dans la chose culturelle, se disant que la chose politique ne le concerne pas, ne le salit pas. Un jour, il se retrouve à prendre sous son aile un jeune écrivain, Rossi, lequel va s'attirer les foudres du pouvoir en place et Pereira comprendra alors que la politique, c'est l'action de chaque citoyen additionnée à l'action de ses compatriotes, et que c'est lâcheté de laisser ce choix aux autres.
    Grâce à un dessin qui allie action et introspection, Pierre-Henry de Gomont nous livre une magnifique adaptation du roman de Tabucchi sous forme de bande dessinée.


  • par (L'Autre Monde)
    4 février 2017

    Pereira prétend

    Sous la dictature de Salazar au Portual, le Doutor Pereira est un journaliste au fait de sa gloire, mais un homme triste qui vit toujours sous le regard de sa femme, décédée des années plus tôt. Le chagrin est son plus fidèle compagnon et le monde ne le touche plus. Journaliste au Lisboa, journal de droite acquis au dictateur Salazar, Pereira se réfugie dans la chose culturelle, se disant que la chose politique ne le concerne pas, ne le salit pas. Un jour, il se retrouve à prendre sous son aile un jeune écrivain, Rossi, lequel va s'attirer les foudres du pouvoir en place et Pereira comprendra alors que la politique, c'est l'action de chaque citoyen additionnée à l'action de ses compatriotes, et que c'est lâcheté de laisser ce choix aux autres.
    Grâce à un dessin qui allie action et introspection, Pierre-Henry de Gomont nous livre une magnifique adaptation du roman de Tabucchi sous forme de bande dessinée.


  • par (Librairie La Grande Ourse)
    25 janvier 2017

    Touchant et subtil.

    Le nouvel album de Pierre-Henry Gomont est une adaptation du roman éponyme d’Antonio Tabucchi. C'est l'histoire d'un homme banal pendant la dictature de Salazar au Portugal. Sa rencontre avec deux jeunes qui s'opposent au régime va bouleverser son quotidien, sa vie. C'est l'histoire d'une prise de conscience.
    L'utilisation des couleurs chaudes, un ciel bleu omniprésent, et des scènes de nuit dans les tons vert et bleu, est particulièrement réussie. J'ai également beaucoup aimé les dialogues intérieurs symbolisés par de petits sujets rouges qui s'agrippent au héros.
    Une réflexion profonde sur le citoyen et son engagement politique.


  • par (Librairie La Rose des Vents)
    9 novembre 2016

    Coup de coeur d'Alain

    Très belle adaptation du roman d’Antonio Tabucchi. Nous sommes à Lisbonne en 1938. Un jeune révolutionnaire est engagé à écrire des notices nécrologiques d’intellectuels encore en vie : articles qui s’avèrent être impubliables.

    Un hommage à la résistance ; la censure la plume au poing !

    Alain


  • par (Au moulin des Lettres)
    25 octobre 2016

    PEREIRA PRETEND

    Qui est donc Pereira ? Il est né une première fois en 1994 sous la plume de Antonio Tabucchi pour renaître grâce aux crayons de Pierre-Henry Gomont. Pereira vit au Portugal en 1938 et s'occupe de la rubrique culturelle d'un quotidien alors que Salazar et ses sbires règnent en maîtres adoubés par Mussolini et Franco. Depuis le décès de sa femme, le quotidien de Pereira est morne et solitaire. Une rencontre fortuite avec un jeune idéaliste va bouleverser sa vie.
    Pourquoi lire cette adaptation graphique du roman d'Antonio Tabucchi? Pour découvrir ou retrouver le roman italien dénonçant la dictature et la censure politique, écrit à un moment où Berlusconi va être élu pour la première fois chef de gouvernement en Italie. Avec Pereira, mélancolique, massif et fragile souffrant d'une envie insatiable de nourriture confinant à la maladie, Tabucchi crée un personnage qui pourrait être Monsieur Tout Le Monde mais dont les convictions profondes et l'humanisme vont peu à peu reprendre le dessus sur la lâcheté et l'égoïsme.
    Gomont s'est approprié le roman de Tabucchi de très belle manière, par le dessin évidemment. Le trait vibre légèrement, comme lorqu'on regarde un paysage écrasé par la lumière solaire. Chaque silhouette se détache entourée d'un léger halo blanc, insufflant de l'énergie dans la page tout en créant une lisibilité exemplaire. Les couleurs, fortes, tranchées, participent pleinement à l'ambiance avec les ciels azuréens et les façades ocre que l'on sait être celles de Lisbonne. La conscience de Pereira prend la forme d'un petit bonhomme qui apparaît à ses côtés, le sermonnant ou l'incitant à prendre position sur ce qu'il voit et qui le révulse: des arrestations sommaires en pleine rue, des assassinats perpétrés par la police du régime et passés sous silence par la presse...
    Ce roman graphique est un exemple parfait de ce que peut apporter la Bd à la littérature: une relecture pleine de style et d'originalité donnant vie sous une autre forme à un texte fort, bien loin d'une simple transposition sans imagination ou éclat. Lecture recommandée aussi pour un public ado.


  • par (Librairie Ravy)
    18 octobre 2016

    Sublime !

    Pereira, ce gros homme calme sans idées politiques est un amoureux de littérature française et surtout de sa femme, morte depuis des années déjà. Journaliste pour le compte d'un journal de la capitale le "Lisboa", il voit sa vie bouleversée par un jeune homme qu'il embauche pour écrire des nécrologies d'auteurs toujours vivants. Or dans le Portugal de Salazar, à l'aube de la seconde guerre mondiale, ce nouvel ami est un "subversif".
    Dans sa vie mélancolique et angoissée Pereira voit peu à peu entrer la fougue et la rébellion d'une jeunesse prête à tout pour faire tomber le régime. Nous assistons, happés par des images puissantes, à la métamorphose d'un homme qui retrouve peu à peu l'ardeur de vivre.
    Coup de cœur de toute l'équipe ! Sublime


  • par (Au moulin des Lettres)
    4 octobre 2016

    Un roman à redécouvrir grâce au talent de dessinateur dede P-H Gomont

    Qui est donc Pereira ? Il est né une première fois en 1994 sous la plume de Antonio Tabucchi pour renaître grâce aux crayons de Pierre-Henry Gomont. Pereira vit au Portugal en 1938 et s'occupe de la rubrique culturelle d'un quotidien alors que Salazar et ses sbires règnent en maîtres adoubés par Mussolini et Franco. Depuis le décès de sa femme, le quotidien de Pereira est morne et solitaire. Une rencontre fortuite avec un jeune idéaliste va bouleverser sa vie.
    Pourquoi lire cette adaptation graphique du roman d'Antonio Tabucchi? Pour découvrir ou retrouver le roman italien dénonçant la dictature et la censure politique, écrit à un moment où Berlusconi va être élu pour la première fois chef de gouvernement en Italie. Avec Pereira, mélancolique, massif et fragile souffrant d'une envie insatiable de nourriture confinant à la maladie, Tabucchi crée un personnage qui pourrait être Monsieur Tout Le Monde mais dont les convictions profondes et l'humanisme vont peu à peu reprendre le dessus sur la lâcheté et l'égoïsme.


    Gomont s'est approprié le roman de Tabucchi de très belle manière, par le dessin évidemment. Le trait vibre légèrement, comme lorqu'on regarde un paysage écrasé par la lumière solaire. Chaque silhouette se détache entourée d'un léger halo blanc, insufflant de l'énergie dans la page tout en créant une lisibilité exemplaire. Les couleurs, fortes, tranchées, participent pleinement à l'ambiance avec les ciels azuréens et les façades ocre que l'on sait être celles de Lisbonne. La conscience de Pereira prend la forme d'un petit bonhomme qui apparaît à ses côtés, le sermonnant ou l'incitant à prendre position sur ce qu'il voit et qui le révulse: des arrestations sommaires en pleine rue, des assassinats perpétrés par la police du régime et passés sous silence par la presse...
    Ce roman graphique est un exemple parfait de ce que peut apporter la Bd à la littérature: une relecture pleine de style et d'originalité donnant vie sous une autre forme à un texte fort, bien loin d'une simple transposition sans imagination ou éclat. Lecture recommandée aussi pour un public ado.