Une bouche sans personne

Une bouche sans personne

Gilles Marchand

Aux forges de Vulcain

  • par (Librairie Gargan'Mots)
    13 mars 2017

    D’une simple maladresse, un monotone soir d’hiver, un homme décide de faire face à ses cicatrices stigmates d’un sombre évènement historique. L’effrayante vérité qu’il dévoile peu à peu à ses comparses de bistrot n’est supportable qu’atténuée par la fantaisie qui envahit peu à peu son quotidien. Quelques phrases suffisent à nous transformer en auditeur attentif de ce récit plein d’humour, de tendresse mais aussi de gravité.

    Anne-Laure


  • 15 février 2017

    Un roman pudique, à ne pas manquer

    Tous les soirs, le narrateur rejoint quelques amis dans le bar tenu par Lisa. Il ne livre rien de sa vie, sauf son métier : il est comptable. Rien sur ce que cache son écharpe savamment posée sur son visage, rien sur LA cicatrice, celle qui lui interdit toute autre vie que celle qu'il mène, rien sur le sentiment amoureux qu'il porte à Lisa. Le passé lui interdit un avenir plus doux.
    «Une bouche sans personne» est un roman qui vous emmène dans l'histoire d'une famille frappée par la folie des hommes, dans les pas d'un grand-père qui s'est reconstruit grâce à son imaginaire des plus poétique, afin d'assurer la survie de son petit-fils, en l'entraînant dans un monde plus doux, pour grandir malgré le choc, la cruauté de la vie.
    L'histoire de cet homme qui va se livrer peu à peu -en public- d'une façon émouvante, drôle, poétique se lit en apnée, avec cette chanson en ritournelle, et de l'autre, l'envie de découvrir le livre-miroir qui sert de fil rouge au narrateur : La Conscience de Zeno, d'Italo Svevo.
    Gilles Marchand signe un roman brillant, touchant, pudique, un roman à lire, si cela n'est pas encore fait.
    © Les Chroniques de Mlv - 15-02-2017


  • par (Librairie-Papeterie Peiro-Caillaud)
    31 janvier 2017

    Irrésistible.

    Le narrateur se contente d'une vie morose: métro, boulot, dodo. La journée, il se noie dans les chiffres, il est comptable. Le soir, il rejoint ses amis dans un bar, pour le café (avec une goutte de whisky...). Toujours le même bar, toujours la même table. Mais que cache-t-il derrière l'écharpe qu'il ne quitte jamais ? Quel est le secret de sa cicatrice ? Il va peu à peu se livrer, devant ses amis et tous les clients du bar, sans cesse plus nombreux.
    Un très joli roman, tout en fantaisie et en poésie, qui n'est pas sans nous rappeler "En attendant Bojangles" d'Olivier Bourdeaut.
    Laissez-vous aller...


  • par (Librairie La Forge)
    16 janvier 2017

    Transfigurant

    Pour un premier roman, il commence très fort. "Dans la vie, j'ai un poème, et une cicatrice". Et pourtant. Le narrateur, la quarantaine, suit sa vie monotone, sans couleur, sans accroc. Comptable au bureau, amoureux platonique au bistro, c'est le train-train du quotidien. Le soir, derrière le comptoir, il retrouve ses deux amis et sa belle serveuse, bat les cartes et boit des bières, mais ne leur dit jamais rien de lui. Jusqu'au jour où. Où les circonstances vont l'obliger à parler. Où les vannes vont lâcher. Où le flot va s'échapper. On est pris dans la montée de l'absurde, de l'observation des mouches à l'échappée des écharpes sauvages, tandis que petit à petit se dessine l'horreur de ce passé qu'il a fui à tous prix, enfoui, caché sous tant de banalité. Ce passé ancré dans un événement historique qui vous bouleversera. Ce passé contre lequel toute la fantaisie du monde sert à continuer de vivre.


  • par (L'Autre Monde)
    30 décembre 2016

    Une bouche sans personne

    C'est l'histoire d'un comptable qui aime la netteté des chiffres mais hait ses insupportables collègues. Il ne trouve son bonheur que dans la lecture et les soirées au bar avec ses copains pour jouer aux cartes. Jours après jours, depuis dix ans, il retrouve les mêmes : Thomas, l'écrivain qui s'invente des enfants, Sam, qui reçoit des lettres de sa mère morte depuis des années, et la belle Lisa, la serveuse qui veille sur ce petit monde d'habitués. Le narrateur, quant à lui, dissimule continuellement son visage derrière une écharpe et n'aborde jamais son passé. Un soir comme les autres, il devra pourtant faire face à son histoire !
    A travers un roman loufoque, Gilles Marchand nous ballade de rebondissements en rebondissements jusqu'au moment où l'on se laisse surprendre par l'inattendu. Un vrai régal de lecture mais aussi une implacable gifle !


  • par (Librairie La Buissonnière)
    19 décembre 2016

    Les stigmates de l'Histoire

    Il en va de certains paysages comme de la peau : ils peuvent garder à leur surface la marque indélébile de leur destruction. C'est cette terrible analogie qui structure le premier roman prometteur de Gilles Marchand. Grave et légère, la narration est portée par une voix qui peine toujours à passer l'orée de cette bouche sans personne. On rit, on sourit, on flirte avec une forme de surréalisme, on virevolte entre un passé qui a du mal à se dire et un présent qui ne peut se concrétiser dans ce silence...
    Ce n'est qu'aux dernières pages du texte que se révèle, avec une gravité non feinte, le lourd secret du personnage. Marquant !


  • par (Librairie Coiffard)
    24 novembre 2016

    Conseillé par Stéphanie, Marie-Laure, Manon et Agathe

    Solitaire, voire associable au travail, un homme, comptable de son état, devient un autre lorsqu'il pousse la porte du bar de la jolie Lisa. C'est là qu'il a l'habitude de retrouver ses amis, de partager des morceaux de vie autour d'une partie de cartes et d'un café.
    Cet homme a une particularité : le bas de son visage est toujours caché derrière une écharpe. Personne ne sait pourquoi. Par amitié, par respect, aucun ne lui a posé la question. Jusqu'au jour où... il renverse son café brûlant sur la fameuse écharpe.
    Levant le voile en douceur, l'homme va raconter son histoire à la manière de Schéhérazade, par petits morceaux. Et le lecteur, comme les auditeurs de plus en plus nombreux, sont pendus à ses lèvres blessées qui content une vie marquée par le sceau de la poésie, la fantaisie et l'imagination pour lutter contre les marques de la Grande Histoire.


  • par (Librairie Dialogues)
    15 novembre 2016

    Un homme assez énigmatique nous livre son existence peuplée de souvenirs touchants, fantasques et parfois douloureux. Que cache t-il sous son écharpe, sous ce masque de tissu qui semble être un refuge.
    On passe habilement du rire aux larmes, de la clarté à l'ombre. On est touché par la grâce et la figure omniprésente de ce grand père qui peut rappeler l'un des personnages du film de Tim Burton : Big Fish.
    "Une bouche sans personne" fait partie de ces découvertes qu'un libraire prend plaisir à transmettre à ses lecteurs.


  • par (Librairie L'Armitière)
    24 septembre 2016

    Un premier roman discret

    Dans ce premier roman de Gilles Marchand trois amis se retrouvent tous les soirs dans le même bistrot tenu par la jolie Lisa .
    Il y a le narrateur, comptable discret, qui cache une partie de son visage blessé derrière une écharpe, il y a Thomas qui parle inlassablement de ses chers enfants qu'il n'a jamais eus et aussi Sam qui reçoit des lettres chaleureuses de ses parents disparus depuis des années; et enfin il y a la belle Lisa, la tenancière, que chacun regarde secrètement avec amour.
    Les protagonistes ne savent quasiment rien des uns des autres malgré les innombrables soirées passées ensemble et pourtant ils vont se découvrir peu à peu ,par bribes ;au gré des souvenirs émerge la singularité de leurs destins.
    Les premiers romans , quand ils sont réussis, ont toujours une saveur bien particulière, une fragilité et une puissance à la fois qui leur sont propres, comme une innocente profondeur dans la pensée.
    "La bouche sans personne" fait partie de ces livres où ,au hasard des pages on se surprend à dire "ah ça c'est tellement juste!"
    Une découverte de la rentrée littéraire.


  • 29 août 2016

    Une bouche décousue

    Aviez-vous remarqué que les boulangères parlaient au futur ? (Ce sera tout ? Ça vous fera cinq francs.) Saviez-vous qu'il y avait pire que sortir un chien le soir à Paris ? (Sortir un chien constipé le soir à Paris.)
    Il faut probablement être comptable pour observer tout ça.
    C'est le cas du héros de ce livre. En outre, ce héros a un secret. Ce secret, il le cache sous une écharpe et son écharpe, il l'enferme dans une cage en rentrant chez lui pour l'empêcher d'aller le divulguer.
    Un jour, pourtant, il se décide à raconter son histoire qui est également celle de son fantasque grand-père...
    Ce roman, fait d'un peu d'humour noir, d'un peu de jeux de mots incompris et de beaucoup de comptabilité, est un étonnant mélange de fantaisie et de souffrance silencieuse.

    Par Mélanie F.