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Conseils de lecture

LE JARDIN

Pyun Hye-Young

Rivages

19,00
par (Au moulin des Lettres)
8 avril 2020

UN ROMAN COREEN TERRIFIANT DE SUSPENSE ET NOIR COMME SA COUVERTURE!

Après "Bonne nuit Maman", voici un autre coup de ❤️ pour un roman coréen très court mais terrifiant de suspense et noir comme sa couverture... Son auteure, âgée de 48 ans, est Hye-Young Pyun et le roman a été publié en France par les Éditions Rivages fin 2019.
Ces 154 pages vont positionner le lecteur dès le départ dans l'ombre du narrateur, Ogui, devenu paraplégique à la suite d'un accident de voiture pendant lequel sa femme a péri. Dans les premières pages, on le découvre à l'hôpital où il va se réveiller après un long coma et réaliser ce qui lui est arrivé. En plus de la paralysie générale, il ne peut plus parler non plus.
Il va peu à peu sortir de sa léthargie et finalement pouvoir réintégrer son domicile, une jolie maisonnette possédant un jardin. Sa belle-mère, l'unique famille qui lui reste, va prendre en charge les soins dont il a besoin au quotidien car il est constamment alité et totalement dépendant. S'il ne peut pas s'exprimer, son cerveau est, lui, toujours très actif. Durant ses longues heures de veille immobiles, Ogui se remémore les circonstances de l'accident, le couple qu'il formait avec sa femme, la période où il l'a rencontré et le moment où il a été présenté à ses beaux-parents. Plus on avance dans le roman, plus Ogui avance dans l'analyse de sa vie et de tout ce qu'il a raté.
Pendant ce temps-là, il s'aperçoit que sa belle-mère modifie de plus en plus de choses dans sa maison, dans le jardin et dans la routine de ses soins, sans lui demander son accord...
Ce roman joue avec les nerfs du lecteur car il est basé sur l'immobilité du personnage principal cloué sur son lit et incapable de proférer un mot. Il est dans la position de la proie et l'on va découvrir peu à peu ce que sa belle-mère, machiavélique, lui réserve. Grâce à une construction habile, on se rend compte qu'Ogui n'a pas été le jeune homme droit et fidèle qu'on pouvait imaginer au départ. Sa personnalité, le changement qui s'était produit chez sa femme qui ne s'est pas réalisée au niveau professionnel et les failles de plus en plus béantes du couple vont apparaître clairement au fil des pages ainsi que la motivation et les sentiments de la belle-mère pour Ogui. Le jardin joue un rôle important dans la relation entre les personnages car il cristallise le mal-être, la frustration, le ressentiment et finalement la lente décomposition des rapports humains. Un très bon roman pour les amateurs de sueurs froides.


LINO (ET LES AUTRES)
10,00
par (Librairie Ravy)
8 avril 2020

L’école et les copains leurs manquent ? Voici le roman idéal ! On a plaisir à suivre une bande de copain dans leur histoire d’école entre la disparition de pierre précieuse, l’élection du délégué de classe, les matchs de foot, et les clubs secrets, on ne s’ennuie pas un instant.

Lino et ses copains vous réserve de drôles d’aventures !
À partir de 9 ans, Solène.


Le Triomphe de l'injustice, Richesse, évasion fiscale et démocratie

Richesse, évasion fiscale et démocratie

Seuil

22,00
par (Librairie Ravy)
8 avril 2020

Dans la continuité d'un Thomas PIKETTY, G. ZUCMAN et E. SAEZ se concentrent sur l'exemple Américain pour faire comprendre la dynamique de l'injustice fiscale et là ou elle peut mener une démocratie (casse des services publics,hausse de la pauvreté montée des extrémismes....) c’est un avertissement pour l'Europe en ces temps de bouleversement général, une contribution importante à l’indispensable redéfinition d'une justice fiscale mondiale.

Raphaël


Graine de sorcière
8,10
par (Librairie Espace-Temps)
8 avril 2020

Affrontez la Tempête pour la vengeance.

Du grand Margaret Atwood. Dès la première page ,surprise car tous les livres de cet auteure que j'ai pu lire tournaient principalement autour de femmes ou de leur place dans un couple. Mais ce texte met en lumière les relations entre les hommes. Relations de pouvoir et de loyauté qui font écho à la Tempête de Shakespeare.
D'ailleurs si vous ne l'avez pas, pensez à le prendre en même temps car vous aurez envie de vous plonger dans cette pièce.


La nuit du renard, roman

roman

Albin Michel

Neuf 19,50
Occasion 3,89
par (Librairie La Grande Ourse)
8 avril 2020

Un livre avec un suspense époustouflant !

Dans ce livre je suis restée attachée par une ficelle ensorcelante qui m'a emmenée dans les chemins du trouble, de l'inquiétude, de l'angoisse de la nuit, et dont chaque page se tournait avec la fièvre montante et le cœur en arrêt.
La voix narratrice qui raconte l'histoire se mêle aux voix intérieures des personnages, et la surprise devant les liens qui se créent entre eux est comme une pâte de qualité, bien pétrie, bien levée. Mais le nuage menaçant annonçant l'approche du danger plane au dessus de tous et fait accélérer le rythme cardiaque du lecteur.
Tout est lié, tout se répond, tout se croise, un vrai puzzle dont les pièces se mettent en place au fur et à mesure que le rythme s'accélère et la tension monte. Et elle monte la tension !
Se remettre en question, penser à la douleur de l'autre, garder le doute et prendre du recul, ne pas se laisser aller au gré des mauvaises émotions, de la haine, du rancœur, faire un effort pour aller vers l'autre, l'écouter, s'écouter et se remettre en question, tout est un extraordinaire, formidable et remarquable APPEL CONTRE LA PEINE DE MORT, dont la réponse est à la toute dernière page.
Et Voltaire est cité comme il se doit : "Je ne propose pas sans doute l'encouragement du meurtre, mais le moyen de le punir sans un meurtre nouveau."
Des clins d'œil qui ne m'ont pas échappé et que j'ai dégustés, je l'espère, avec le même bonheur que l'auteure : L'ultime razzia (The Killing) de Stanley Kubrick, 1956 et Le port de la drogue (Pickup on South Street) de Samuel Fuller, 1952.

Diana