Conseils de lecture

Canada

Éditions de L'Olivier

Neuf 22,50
Occasion 10,00
par (Fontaine Luberon)
28 août 2013

Nous sommes à Great Falls, Montana, en 1960. Dell Parsons a 15 ans lorsque ses parents commettent un hold-up, avec le fol espoir de rembourser ainsi un créancier menaçant. Mais le braquage échoue, les parents sont arrêtés, et Dell a désormais le choix entre la fuite ou le placement dans un orphelinat. Il passe la frontière du Canada et se retrouve dans le Saskatchewan. Dell, adolescent un peu perdu ne souhaite qu’avoir une vie normale et grandir tranquillement. Mais grandir s’avère parfois bien difficile, d’autant qu’on ne choisit pas toujours son moment.
Ce chef-d’œuvre en apporte la preuve en nous permettant d’accompagner Dell dans cet apprentissage poignant. D'autant que ce n'est pas seulement le regard de Dell adolescent que nous suivons. Nous avons aussi la vision de Dell devenu adulte qui tente d'analyser sa jeunesse. C'est dans ce face-à-face aussi que tient une grande partie de la force extraordinaire de ce roman qui n'est pas seulement d'apprentissage.


Georgia
17,00
par (Librairie L'Armitière)
28 août 2013

L'amour à vif

Mon gros coup de coeur de la rentrée est pour un premier roman. C'est un livre qui m'a vraiment retournée. Lui, arrive du Sénégal. À Paris, de travail au noir en logement insalubre, il vit sa vie de sans-papier avec tout cela implique de stress et de désespoir. Un jour, il rencontre une jeune toxicomane. Commence alors entre eux deux une grande histoire d'amour...

La rencontre de ces deux écorchés vifs est racontée avec tant de force et de poésie que j'ai dû plusieurs fois reposer le livre pour reprendre mon souffle. Il faut dire que c'est très dur parfois. Pour parler de la France, de l'immigration, l'auteur trouve les mots qu'il faut et s'il use de métaphores c'est sans jamais tomber dans les clichés. Et puis, il a trouvé le bon rythme pour raconter cette histoire ! C'est un tel plaisir à lire que je l'ai déjà lu deux fois.


Le cas Eduard Einstein
Neuf 19,00
Occasion 9,00
par
27 août 2013

Un problème non résolu

« Avoir pour père le génie du siècle ne m’a jamais servi à rien ». L’auteur de cette phrase n’est autre que le fils d’Albert Einstein, Eduard, schizophrène dès l’âge de 20 ans, qui passa le restant de son existence, soit 35 années, dans des institutions psychiatriques. Son père avait dit de lui : « Mon fils est le seul problème qui demeure sans solution.»

C’est le drame d’une incompréhension entre un père et son fils que raconte Laurent Seksik dans ce roman aux allures de triptyque : la voix d’Eduard prise entre les récits de son père et de sa mère, la première épouse d’Albert Einstein, Mileva Maric.

Incompréhension mais aussi solitude d’un homme prodigieusement doué, emprisonné dans une maladie psychique qu’aucun traitement ne parvint à guérir; mésentente d’un couple, Albert et Mileva, qui explosa laissant une femme amère et deux enfants jeunes, Hans-Albert et Eduard totalement désemparés; douleur d’une mère qui vit son cadet s’enfermer dans la psychose;  isolement d’un génie persécuté par les nazis, traqué par McCarthy, accusé tour à  tour d’être juif, communiste, pacifiste et père de la bombe atomique. Laurent Seksik brosse le portrait d’êtres malmenés par les épreuves au cœur d’une époque troublée. Il porte aussi  un éclairage inattendu sur l’homme qu’était le génial physicien.

En dépit de quelques longueurs dans les tout derniers chapitres, « Le cas Eduard Einstein »  s’inscrit dans la lignée de  l’excellent « Les derniers jours de Stefan Zweig ».

Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u


Un verger au Pakistan

Christian Bourgois

14,00
par (Librairie Dialogues)
27 août 2013

Un roman profondément humaniste d'une force rare et lumineuse.


Kinderzimmer / roman
Neuf 20,00
Occasion 5,92
par (Hisler - Even)
27 août 2013

Un livre prenant!!! A découvrir!!!

Mila a 22 ans en 1944 quand elle est internée au camp de Ravensbrück. Mila est enceinte.
Est-ce qu'être enceinte compte dans ce monde?
Au milieu des brimades, des insultes, de l'ambiance de peur et de mort, Mila va devoir trouver la force de survivre.
Valentine Goby parle des femmes et de leurs corps : la violence qu'on leur fait subir, les traumatismes visibles ou non avec une écriture choisie.