Conseils de lecture

Un an dans un tiroir
14,00
par (Fontaine Haussmann)
17 septembre 2012

Un an dans un tiroir

Pendant un an, de juin 1940 à juin 1941, le soldat Pierre Bost est retenu prisonnier dans un stalag en Prusse Orientale. Ecrivain connu et apprécié de l’entre-deux guerre, auteur dramatique, romancier, il consigne dans un journal ses impressions de prisonnier. Mais c’est moins en romancier que Pierre Bost prend la plume qu’en philosophe. Il s’interroge sur sa condition absurde de prisonnier et est vite convaincu que celle-ci ne lui apprendra rien. Il porte sur ce monde du Stalag un regard froid et détaché qui lui permet de supporter cette situation sans en être trop affecté. Finalement et contre toute attente ce qui révolte Pierre Bost ce ne sont pas tant les circonstances qui l'ont amené ici, ni même les conditions de sa détention mais bien plutôt l’innocuité de sa vie de prisonnier. Une vie simplement mise à l'écart et comme consignée dans un tiroir pour reprendre l'image que lui évoque ces lits alignés dans les baraquements.


Le goût des pépins de pomme
Neuf 19,80
Occasion 3,50
par (Fontaine Haussmann)
17 septembre 2012

Le goût des pépins de pomme

A la mort de sa grand-mère Iris Berger hérite de la maison familiale, celle qui a vu naître sa mère et ses tantes mais aussi et surtout celle de ses vacances en compagnie de sa cousine Rosemarie et de son amie Mira. Une belle maison de notable, paisible, avec un grand jardin, quelques pommiers, dans un petit village d'Allemagne du Nord. Les obsèques de sa grand-mère sont pour Iris l'occasion de retrouver le lieu de son enfance à la fois merveilleux et maléfique et où les souvenirs bons et mauvais affluent soudain au détour d'une odeur ou d'une saveur. Où il y a des pommes la chute n'est jamais loin et celles de ce jardin ne font pas exception à la biblique règle. Roman de filiation « Le Goût des pépins de pomme» nous invite à découvrir le passé d'une famille touchée par un drame. Avec beaucoup de finesse psychologique et de sensualité Katharina Hagena tisse les fils compliqués d'une histoire commune qu'un simple baiser d'adolescente suffira pourtant à rendre exceptionnelle.


Une Saison avec Bernard Frank, portrait
Neuf 16,30
Occasion 9,04
par (Fontaine Haussmann)
17 septembre 2012

Une saison avec Bernard Frank

Mais qui fut donc Bernard Frank ? Un des écrivains les plus économes de sa génération, un critique littéraire apprécié autant que redouté, un créateur de mode qui tailla pour les Blondin, Nimier et autres Déon l'uniforme des Hussards, un lève tard luxueux et effronté , supérieurement doué pour Jean-Paul Kauffmann qui fut son ami, un dilettante, l'ami de Sagan, le passager de l'Aston Martin le jour de l'accident, le pilier de casino, l'habitué de Régine et Castel, l'écrivain qui n'écrivait plus, le chroniqueur dont l'esprit faisait mouche à chaque coin de phrases…Le portrait que brosse Martine de Rabaudy de Bernard Frank est assurément le meilleur moyen d'aller à la rencontre de cet anticonformiste . Avec beaucoup d'élégance (celle notamment de ne pas se mettre en scène comme c'est souvent le cas dans ce genre d'essai ) Martine de Rabaudy sort justement Bernard Frank d'un oubli qui serait regrettable et réussit son pari : celui de donner au lecteur l'envie de le fréquenter au-delà d'une saison. Et pour satisfaire cette envie « Soldes » que rééditent les éditions Flammarion avec une préface de Jean-Paul Kauffmann est ce qu'il y a de mieux. A lire "Soldes", Bernard Frank aux éditions Flammarion


Massacre pour une bagatelle, roman
par (Fontaine Haussmann)
17 septembre 2012

Massacre pour une bagatelle

La découverte d'un manuscrit inédit de Louis-Ferdinand Céline va déclencher une poussée de fièvre dans le petit monde des céliniens experts, libraires ,universitaires. Tous fanatiques du grand auteur. Une telle poussée qu'elle sera fatale presque simultanément à un avocat (douteux) et à un libraire d'ancien(sourcilleux) . Et pour l'inspecteur Raoul Marquis qui s'empare de l'affaire et qui découvre ce petit monde et ses rivalités, ce n'est pas morts à crédit mais plutôt morts au comptant. Avec beaucoup d'humour, Emile Brami nous entraine dans les arcanes compliquées des mondes de la bibliophilie, de l'édition et de la librairie ; des mondes que l'auteur connait bien pour avoir été ou pour être tour à tour libraire, éditeur et auteur. Mais Emile Brami est aussi un des grands spécialistes de l'œuvre de Louis Ferdinand Céline qu'il connait par cœur sans que cette connaissance n'entame en rien sa bonne humeur tout au long de ce roman. Bref on l'aura compris, son Massacre pour une bagatelle est une joyeuse et jubilatoire fantaisie policière.


L'écharde, roman

roman

Zulma

16,80
par (Fontaine Haussmann)
17 septembre 2012

L'Echarde

Une écharde est un petit fragment de bois pointu ou autre qui entre accidentellement sous la peau. Ca agace, ça fait mal et si l'on y prend garde, il arrive parfois que ça infecte tout. Lorsque la jeune ravissante et pleine de tempérament Susie Brady prend en charge la conduite domestique de la ferme de John Iredale, une ferme australienne aussi vaste qu'un département français, elle ne sait pas encore qu'elle va sceller sa destinée à ce propriétaire et tomber amoureuse de lui, comme ça arrive dans les romans sentimentaux. Mais ici, nous sommes aux antipodes du roman sentimental à la façon des oiseaux (ils sont pudiques en ces contrées) se cachent pour mourir ; et si Susie en pince pour son patron, si elle l'a dans la peau, le lecteur ne va pas tarder à comprendre que lui ,c'est plutôt sous la peau qu'il a Susie, un peu comme une ...écharde. Il se pourrait que Paul Wenz, né à Reims mais dont la seconde patrie est l'Australie, auteur oublié des années trente et que les éditions Zulma ont la bonne idée de publier, soit une espèce de Jack London français. Il rassemble les même qualités de conteur, et comme lui parle avec générosité et bonté de personnages souvent rustiques mais toujours emprunts d'une certaine noblesse dans leur conduite qui incline malgrè leur faute au pardon.