Conseils de lecture

Tout cela je te le donnerai

Redondo, Dolores

Fleuve éditions

Neuf 21,90
Neuf à prix réduit 21,90
par
15 juillet 2018

secret de famille

Je découvre cette auteure déjà très connue au-delà des Pyrénnées.

Une enquête sur fond de secret de famille ? Un secret de famille révélé grâce à une enquête ?

L’auteure sait habillement mener les deux de front et nous faire aimer le climat de Galice et nous parle admirablement de son vignoble.

Son climat humide et imprévisible ne semble pas gêner Manuel venu sur place découvrir le passé de son mari Alvaro décédé dans un accident de voiture qui n’en est peut-être pas un.

J’ai aimé découvrir cette région d’Espagne, ses pazos aristocratiques, mais aussi son trafique de drogue, sa prostitution et son clergé influent.

Des femmes au caractère bien trempé, des hommes seigneurs de la terre, mais aussi un policier en retraite en lutte contre le marquis, un mari qui découvre la double vie de son homme et son passé douloureux.

J’ai moins aimé le personnage du prêtre Lucas, ami d’enfance d’Alvaro, qui vient se greffer sur l’enquête.

Moins aimé également les nombreuses voitures blanches embouties qui font soupçonner tout le monde. Le procédé est un peu répétitif.

Mais j’ai quitté ce roman galicien à regret.

L’image que je retiendrai :

Celle des fleurs de gardénias glissées dans la poche de Manuel et qu’il découvre le soir.


Requiem pour l'Ankou, Une enquête du commissaire Workan

Une enquête du commissaire Workan

Palémon

10,00
par
15 juillet 2018

policier, Bretagne

Elle va passer un mauvais moment dans ces pages, Leïla, et pas uniquement à cause de Workan.

A la veille de partir en vacances sur le canal du Midi avec sa fille, sa femme et son compagnon, et le lieutenant Mahir, Workan est sommé par son chef de partir faire le pèlerinage de Tro Breiz sans h pendant une semaine.

Brézillet a découvert une affaire de disparition de jeunes femmes : chaque année, au mois de septembre, une jeune femme ayant effectué une partie du pèlerinage de Tro Breiz sans h disparaît. Et ce depuis 6 ans. Cette année, c’est la dernière étape de ce pèlerinage, et tout le monde soupçonne une prochaine disparition inquiétante.

Avec son franc-parlé légendaire, et assisté du lieutenant Mahir qui lui servira d’appât, Workan part sur les routes. Avec petit sac à dos, et Roberto dans la Bentley pas loin pour les emmener à l’hôtel chaque soir et les ramener sur le chemin chaque matin.

Encore une fois, j’ai aimé l’humour de ce commissaire grincheux mais fou amoureux de Leïla. Même si une autre femme va venir lui tourner la tête.

J’ai aimé les personnages aux noms et prénoms bretons et les légendes liées aux 7 saints.

Une immersion dans la Bretagne des contes et légendes.

L’image que je retiendrai :

Celle des différents plateaux repas que prennent les pèlerins en fonction de leur bourse.


Pyromane

Le Livre de Poche

7,90
par
15 juillet 2018

policier, Pologne

Première enquête du Kub, alias l’inspecteur Mortka.

On découvre le personnage, fraîchement divorcé mais trouvant toujours du temps pour passer une après-midi avec ses deux fils.

Son tempérament qui lui vaut quelques ennuis avec sa hiérarchie, son refus de faire affaire avec les malfrats, son besoin d’aller au bout de l’enquête, derrière les apparences, mais aussi sa patience avec ses colocataires.

Dans la seconde enquête du Kub La ferme aux poupées, l’auteur nous parlait du racisme anti-Roms dans son pays. Dans ce premier opus, il nous donne à voir deux couples dont les maris battent leurs femmes.

Une enquête passionnante que j’ai dévoré, sans fausse piste mais avec un coupable insoupçonnable.

Un personnage principal attachant que je retrouverai avec plaisir dans une prochaine enquête qui ne manquera pas de nous parler en filigrane de la Pologne.

L’image que je retiendrai :

Certains personnages ont beau être saouls, ils sont au travail tôt le lendemain matin.


Par le fer ou le poison
21,00
par
15 juillet 2018

femme, histoire

Il s’agit d’une réédition d’un ouvrage paru en 1973.

Par amour, par ambition ou par vengeance, par peur ou par cruauté, par fanatisme ou par crédulité, par politique, par égoïsme ou par coquetterie, des femmes ont tué ou fait tuer des hommes, d’autres femmes et même des enfants.

Le sang versé est le lien sinistre qui unit l’une à l’autre des créatures aussi dissemblables que Agrippine et Théophano, la cabaretière des faubourgs de Byzance devenue impératrice, qu’Isabelle d’Angoulême ou Marguerite d’Anjou, toutes deux reines d’Angleterre, ou que l’avide Henriette d’Entragues, qui ne put être reine de France et s’en vengea ignoblement, qu’Ana de Mendoza, princesse d’Eboli tuant pour protéger son amour, que l’effroyable Erzsébeth Báthory, ce Gilles de Rais au féminin.

Dans chacun de ces récits, le fer brille, la hache s’abat ou bien le poison s’insinue, dans le cadre à la fois tragique et fastueux des grandes cours à travers les siècles. Et il est impossible de dire lesquels étaient les pires, des poisons de Locuste ou ceux de la Voisin, des massacres de Marie Tudor ou de la hideuse trahison de la femme au châle rouge.

Préface d’Alain Decaux : » Chère Juliette Benzoni, vous suivez la même voie qu’Alexandre Dumas : vous aidez à faire aimer l’histoire aux Français. «

J’ai aimé découvrir ses femmes au fort tempérament, aussi bien en Asie qu’en Europe. A des époques où elles devaient se battre cruellement pour obtenir un brin de considération.

Des récits qui dépaysent et qui remettent l’Histoire en perspective. Ses alcôves, mais aussi ses Grands Faits.

L’image que je retiendrai :

La devise d’un des personnages : « Attendre et voir venir ».


Le pavillon rouge, retour du juge Ti

retour du juge Ti

10-18

Neuf 7,10
Occasion 2,90
par
15 juillet 2018

Las-Vegas dans la Chine du VIIIe siècle

Amusante plongée dans une "ville de plaisirs", une intrigue un peu faible, un juge Ti en retrait mais une galerie de personnages pittoresques fait de cette lecture un moment agréable.