Conseils de lecture

L'Origine de la violence - Prix Renaudot Poche 2010, roman
Neuf 7,10
Occasion 3,80
par (Librairie La Galerne)
19 février 2013

Admirable et absolument captivant, ce roman entremêle la quête identitaire à une réflexion sur le mal. Au fil du récit, cette quête, menée par un héros attachant, lève le voile sur les non dits et secrets familiaux les plus enfouis. Un roman poignant où l’émotion est souvent à fleur de peau. Puissant !


Dix rêves de pierre
Neuf 18,00
Occasion 5,50
par (Librairie L'Armitière)
19 février 2013

Je ne suis pas restée de marbre

J'avais adoré son premier roman "Une pièce montée". Celui-ci, je me suis dit que ça allait être macabre mais j'ai quand même pris ce livre en me disant que j'allais peut-être en lire une ou deux nouvelles... pour voir. Finalement, je les ai toutes lues. Pour chacune, elle part d'une épitaphe et recrée le parcours du défunt tel qu'elle l'imagine. Cela fini toujours par la mort du personnage. C'est très triste. Pour chaque histoire, on sait dès le début que ça va mal finir mais pourtant on est happé et on a tout de suite envie de lire la prochaine. Elle a recréé des époques, on passe du Moyen-âge au monde d'aujourd'hui d'une nouvelle à l'autre mais à chaque fois, on y croit vraiment. C'est très très fort. Vraiment.


Nouilles froides à Pyongyang, roman
17,60
par (Librairie Athenaeum de la vigne et du vin)
18 février 2013

Visite "guidée" en Corée du nord ...

Prison à ciel "ouvert" et vertige de frayeur sur le culte de la personnalité : non, ce n'est pas un thriller mais un "voyage" !
Assez humoristique pour éviter le désespoir total et sous une plume assez légère, le narrateur nous livre ses impressions, menus et ressentis : la lecture reste fluide, même si sans surprises, jusqu’au moment de quitter le pays. Ouf !
Jean Luc Coatalem propose, sous forme de carnet de route, un "récit" presque irréel tant on y découvre un pays paranoïaque et presque désert !
Risqué et grinçant ... votre vision ne sera pas épargnée !


Dix rêves de pierre
Neuf 18,00
Occasion 5,50
par (Librairie Athenaeum de la vigne et du vin)
17 février 2013

Que nous transmet une épitaphe ?

Ces dix nouvelles font de chacune des inscriptions mise sur un tombeau, de l'Antiquité à nos jours, un joli roman d'imagination.
De ces simples mentions, pour rappeler le souvenir d'une personne morte, Blandine Le Callet conçoit avec délicatesse chaque destinée et, de façon très poétique, construit un roman agréable et émouvant à la mémoire d'un amour, d'un sacrifice ou d'une rencontre.
Projections d'ombres et de sentiments ...


Une Française à Hollywood / mémoires
Neuf 22,30
Occasion 8,00
par
16 février 2013

N'épouse jamais Mickey Rooney

Quelle comédienne peut se vanter d’avoir dansé avec Gene Kelly ET Fred Astaire ? L'an dernier, on célébrait les cinquante ans d’« Un Américain à Paris »,  le film qui la rendit célèbre, et dont elle reste la seule survivante. Ses mémoires, " Une Française à Hollywood " , nous plongent dans un monde disparu.

**Rencontre avec Leslie Caron **

**Pourquoi avoir attendu si longtemps pour écrire votre autobiographie?** J’ai toujours eu peur de ne pas réussir à tenir la longueur, peur aussi de ne pas trouver le style adéquat. J’ai décidé finalement de faire simple et on verrait bien. J’ai commencé à travailler sur ce livre avec quelqu’un, mais il brodait beaucoup et donne trop dans le mélo à mon goût. Alors, finalement, je me suis dit : « il n’y a que moi qui peux l’écrire ». Et j’ai mis deux ans à le terminer.

**Rien ne vous prédestinait à la carrière que vous avez menée. Comment tout cela a-t-il débuté?** Ma famille était très aisée, et s’il n’y avait pas eu la guerre, puis la ruine de mon grand-mère, je n’aurais jamais étudié la danse... Ou du moins, j’aurais dansé comme les jeunes filles de bonne famille. Alors que là, ma mère a compris que c’était un moyen pour moi de gagner ma vie et m’a autorisée à quitter l’école très jeune.

**Mais parmi toutes ces petites danseuses, comment avez-vous été repérée ?** Grâce à Roland Petit qui m’a engagée pour sa troupe de ballets des Champs Elysées. J’ai commencé à avoir des petits rôles à 16 ans, notamment avec une amie très douée, mais paresseuse, que l’on surnommait Bichette et qui deviendra célèbre plus tard sous le nom de Brigitte Bardot. Et un soir, Gene Kelly assista à la première de l’un de nos spectacles…

**C’est donc lui qui vous a choisie pour être sa partenaire dans « Un Américain à Paris » ?** Il m’a fait passer des essais. Et puis j’ai reçu un coup de téléphone d’Hollywood, me disant : «vous partez dans trois jours ». Ma mère m’a accompagnée, car j’étais mineure. Le film a remporté six oscars. Je réalisais que c’était formidable, mais je ne voulais pas me laisser emporter par le courant.

**Vous avez beaucoup travaillé, jusqu’à la rencontre avec votre futur mari, Peter Hall.** C’était un metteur en scène de théâtre anglais. L’homme de ma vie, le père de mes deux enfants. Mais très vite, j’ai été déçue, car il refusait de m’inclure dans sa vie professionnelle. Les Anglais étaient très misogynes à l’époque, et il ne voulait pas que je continue à tourner. Notre mariage à duré sept, huit ans, et puis nous nous sommes quittés.

**Qu’avez-vous fait alors ?** Je suis repartie à Hollywood, où je suis tombée amoureuse de Warren Beatty, avec lequel j’ai vécu deux ans. Il était tendre, sensible, c’était un formidable acteur, mais nous vivions dans un tourbillon qui ne me convenait pas.

**Avez-vous connu des creux de vague ?** A la fin de la trentaine, oui, j’ai connu une sorte d’essoufflement  cela arrive à pas mal d’acteurs. Et puis un beau jour, il y a un projet, même un film obscur qui vous donne envie d’y retourner. Pour moi, ce fut « Valentino » de Ken Russell avec Rudolf Noureev. Et plus tard, « Fatale » de Louis Malle, dans lequel je jouais la mère de Juliette Binoche.

**Vous avez fait aussi mille autre chose que du cinéma.** J’ai écrit des romans policiers, j’ai aménagé des maisons. J’ai notamment retapé une auberge, il y a quinze ans, à 130 km de Paris, que je n’ai revendue qu’en septembre dernier. Je m’en occupais et j’y étais tous les jours pour accueillir les clients. Le métier de comédien exige une certaine souplesse, car on ne sait jamais de quoi le lendemain sera fait.

**Avez-vous encore des rêves ?** Jouer sur Broadway. J’ai refusé quelques projets, car ils n’étaient pas bons, mais je n’ai pas perdu espoir. J’ai tourné aussi dans « Unité Spéciale », rôle pour lequel j’ai obtenu le prix de la meilleur actrice dramatique dans une série, et ils devraient écrire un nouvel épisode pour moi. Et enfin, j’adorerais habiter New York à nouveau.

**Vous souvenez-vous du conseil que votre mère vous a donné lorsque vous êtes partie à Hollywood ?** Fais ce que tu veux, mais surtout n’épouse jamais Mickey Rooney !

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