Conseils de lecture

Vu d'ici, roman
Neuf 9,00
Occasion 3,00
par (Librairie Dialogues)
19 avril 2005

Anna est mère de cinq enfants, cinq garçons ! Mais le destin lui offre l'espoir d'une sixième grossesse, et cette fois ce sera une fille, elle en est sûre... Joseph, le mari, n'en veut pas : il vient de perdre son travail, fuit dans l'alcool et souhaite donner ce futur enfant à sa soeur victime de stérilité. Mais Anna est persuadée au contraire que Joseph "a besoin d'une fille près de lui, pour trouver ce point sensible qu'il a dans le coeur". A ce moment précis, elle décide de la nommer. Lisa, ayant ainsi acquis une identité, devient la principale narratrice du roman. De son cocon, elle nous livre, avec un regard tendre et amusé, sa vision de la vie, ses peurs, les joies partagées avec sa mère. Sa voix nous transporte et nous suit comme une douce mélodie à la fois éloquente et discrète, émouvante et authentique.
Un livre au point de vue unique qui fait appel à notre sensibilité et dont la couverture chaleureuse nous transporte d'emblée dans cet univers afro-américain tellement dépaysant et différent de notre société.


Un Été autour du cou, roman
Neuf 13,70
Occasion 7,00
par (Librairie Dialogues)
19 avril 2005

Ce premier roman du poète Guy Goffette raconte la triste histoire de Simon, jeune garçon de 11 ans, naïf et sentimental. Dans un petit village de l'est de la France, il rencontre Monette, une femme de quarante ans récemment installée, qui l'enjôle peu à peu. Naissent en lui les premiers désirs, émotions, mais Simon ne connaît rien de la vie. Entêté, envoûté, il se laisse aveuglément séduire par Monette qui joue de son ignorance. Un texte d'une riche qualité littéraire.


Fièvre

Autrement

13,95
par (Librairie Dialogues)
19 avril 2005

1847, une vague d'immigrants irlandais débarquent au Canada pour fuir la famine de leur pays natal. Mais très vite cet eldorado tant convoité se révèle un lieu de famine et d'inconnus. Ils sont tous entassés dans un centre de quarantaine afin d'endiguer l'épidémie de fièvre qui les menacent. A travers les yeux et le journal intime de Lauchlin Grant nous devenons témoins d'un passage douloureux de l'Histoire et nous nous attachons à ce médecin qui par amour livre son temps à combattre la maladie. Mais, petit à petit, après un combat apparemment inutile, il semble bien inefficace face à ce mal puissant et destructeur. Seule Nora pourra l'aider de façon unique , elle qui a tout perdu en arrivant ici trouvera néanmoins une raison de se battre et de retrouver ses frères disparus. Ainsi Andréa Barrett retrace à l'aide de vrais témoignages le parcours d'un homme et des hommes pour qui la fièvre devient un fléau presque inébranlable.


Au milieu du monde, Plateforme, roman
Neuf 20,30
Occasion 10,34
par (Librairie Dialogues)
19 avril 2005

Qui sommes-nous ? Les êtres bons, généreux, solidaires, travailleurs, civilisateurs que tous ceux qui recherchent nos voix – publicitaires, hommes politiques -, flatteurs, dépeignent à longueurs de campagnes, électorales ou de pub ? ou sommes nous plutôt les consommateurs froids, égoïstes, calculateurs, indifférents et jouisseurs, exploiteurs d'une marchandise que sont les terres et les hommes d'un tiers monde peu onéreux ? Pas méchants au demeurant, pas volontairement cruels.


"Qui veut faire l'ange fait la bête" croyait Pascal. L'image que Michel Houellebecq nous renvoie de nous touche, certes un peu à la caricature. C'est ce qui rend son portrait des touristes occidentaux que nous sommes aussi efficace que l'étaient les portraits que Daumier peignait des notaires, juges ou banquiers du XIXème.
On fait reproche à Houellebecq d'être un provocateur. C'est un peintre de mœurs. Un observateur fin des comportements de l'homme occidental. Il ne le dépeint pas tel que les rédempteurs voudraient le montrer mais tel qu'il le voit, avec ombres, et lumières aussi, même s'il y a plus d'ombre que de lumière. Elle n'est pas antipathique, son héroïne bretonne. (C'est sans doute ce qui la sauvera à la fin). Il n'est pas totalement noir, son fonctionnaire du ministère de la culture, quand ses désirs sont assouvis. Seulement veule, apathique, égoïste. Tous deux nous ressemblent. Nous sommes tantôt l'un, tantôt l'autre. Dromomaniaques, promeneurs argentés, nous nous évadons parfois hors des remparts d'un occident doré où nous avons la chance de naître mais sans intention de voir le monde ; seulement dans le but d'en profiter et d'y perdre notre ennui. Terrible. Cruel. Mais assez vrai. Houellebecq sait construire des histoires efficaces. Il a du style. C'est un grand romancier.


Art de la fugue, roman
par (Librairie Dialogues)
19 avril 2005

Attaché à elle à l'aide d'un harnais, un enfant sert de guide et de regard à sa mère aveugle. Ses yeux ne voient pas les choses de ce monde. Frustré, las de cette soumission, l'enfant part loin des siens pour ne voir que pour lui. La fugue suffira-telle à lui rendre sa vue ? Autour de la nécessaire et douloureuse séparation, Alain Roehr compose avec ce premier roman une fable sensible au style détaché et à l'émotion douloureusement contenue.