Conseils de lecture

VUE SUR LA MER

Levine Norman

Phébus

8,00
par (Librairie Dialogues)
19 avril 2005

Joseph est un écrivain sans succès qui mène une vie trop banale à son goût. Ne supportant plus le poids de ses racines, il aime se perdre dans la ville de LOndres où il retrouve ses amis artistes : Charles et Albert. Il évoque ainsi sa vie, celle d'un homme en proie à la solitude et à l'incompréhension d'une femme qu'il aime par habitude et qu'il va tromper afin d'exprimer sa passion.

Il se définit lui même comme un personnage de roman : "Joseph GRAND. Né en 1926 en Pologne. Arrive au Canada avec ses parents [...] s'enrôle en 1944 dans la RCAF, l'armée de l'air canadienne de sa majesté. [...]Après la guerre, retourne en Angleterre. Epouse une britannique. Ecrit des chroniques de voyages."
On est touché par son témoignage sincère car sa vie humble et intimiste pourrait être très bien la nôtre. Dans une langue épurée, sublime et authentique, Norman Levine décrit avec habileté le désenchantement de l'homme. Ses personnages évoluent ainsi dans un cadre unique teinté d'une atmosphère romantique et expressionniste. L'ivresse de l'amour, la beauté de la ville, la quête d'identité et des sentiments sont autant de thèmes que l'auteur traite avec force et maturité.


Petite chronique des gens de la nuit dans un port de l'Atlantique Nord
23,40
par (Librairie Dialogues)
19 avril 2005

Ce superbe roman de Philippe S.Hadengue avait été publié par Maren Sell en 1988. Il avait alors rencontré un succès public et critique et avait été couronné du « Prix de l'Evénement du jeudi », puis du « Prix Louis Guilloux », et en mai 1989, du « Prix du Livre Inter ». Pauvert vient de prendre l'excellente initiative de le rééditer. Cette ville de l'Atlantique Nord, pourrait être Brest, lui ressemble, comme elle ressemble à d'autres villes portuaires de cette côte. Et nuits après nuits, la vie s'écoule, les gens se rencontrent, des amours se nouent, des drames aussi, dans la grande salle bondée du plus grand bar de nuit d'Europe Occidentale : un opéra désaffecté, situé sur le long quai de l'ancien quartier des armateurs. Hadengue décrit avec un immense talent et une grande justesse l'ambiance qui règne dans ces quartiers portuaires et les personnages étranges et attachants qui peuplent leurs nuits.


Elle m'attend, roman
par (Librairie Dialogues)
19 avril 2005

Ce premier roman relate avec talent la vie d'un homme qui vient de perdre sa femme. Dès lors, une quête infinie vers l'éternité se met en place. Rappelant celle de Rimbaud dans la campagne ardennaise, il rencontre ainsi plusieurs personnages qui croient l'aider à récupérer son identité alors que lui ne désire que retrouver sa femme et lui donner ce qu'il n'a pas réussi à accomplir : l'acte d'aimer et d'écouter.


9,15
par (Librairie Dialogues)
19 avril 2005

Esther, que l'on surnomme aussi "la grande dame", est une passionnée de livres. Elle vit entourée d'eux et veut en faire profiter son petit fils David. Peu de temps avant sa mort, elle lui offre un roman auquel il ne prête pas encore attention. Jusqu'au jour où il le lit et s'aperçoit qu'il manque la deuxième partie. Dès lors commence une quête effrénée qui va le mener très loin!
"Contre vents et marées, il cherchait la version intégrale d'un roman inconnu, c'est tout. Pourtant, la suite de l'histoire, il la connaissait, quelque chose en lui, silencieusement, la connaissait depuis toujours. Mais il fallait que ses mains la touchent, que ses yeux la lisent".
Si les livres comptent tellement pour moi, dit David "c'est parce que ce sont des endroits où l'invisible se voit."
L'auteur de "Qu'il pleuve" , autre roman prodigieux (coup de coeur de septembre 2000 en pocket) signe ici un bref récit intense et émouvant.


Elle m'attend, roman
par (Librairie Dialogues)
19 avril 2005

"C'est aujourd'hui qu'elle est morte. Ou bien hier ? Avant hier ? Qu'importe pour lui, la pendule s'est arrêtée sur aujourd'hui."
"lui", le viel homme, a quitté "aujourd'hui" sa maison. Mettant le cap à l'ouest, il traverse la campagne ardennaise, puis Paris, grande ville étrangère au petit matin, à nouveau les chemins des prés, des bois, des fossés humides et froids comme des tombeaux. A pied, il marche jusqu'au bout de ses forces, vers le couchant de sa vie. Sa solitude croise d'autres solitudes : un routard vagabond et amical, une grand-mère compatissante et sa petite fille pleine de questions étonnées, qui lui offrent une nuit dans un vrai lit. Une jeune femme sculpteur, surtout, qui va l'aider à mourir et modeler dans la terre glaise le visage de deuil...