Conseils de lecture

9,15
par (Librairie Dialogues)
19 avril 2005

Esther, que l'on surnomme aussi "la grande dame", est une passionnée de livres. Elle vit entourée d'eux et veut en faire profiter son petit fils David. Peu de temps avant sa mort, elle lui offre un roman auquel il ne prête pas encore attention. Jusqu'au jour où il le lit et s'aperçoit qu'il manque la deuxième partie. Dès lors commence une quête effrénée qui va le mener très loin!
"Contre vents et marées, il cherchait la version intégrale d'un roman inconnu, c'est tout. Pourtant, la suite de l'histoire, il la connaissait, quelque chose en lui, silencieusement, la connaissait depuis toujours. Mais il fallait que ses mains la touchent, que ses yeux la lisent".
Si les livres comptent tellement pour moi, dit David "c'est parce que ce sont des endroits où l'invisible se voit."
L'auteur de "Qu'il pleuve" , autre roman prodigieux (coup de coeur de septembre 2000 en pocket) signe ici un bref récit intense et émouvant.


VUE SUR LA MER

Levine, Norman

Phébus

8,00
par (Librairie Dialogues)
19 avril 2005

Joseph est un écrivain sans succès qui mène une vie trop banale à son goût. Ne supportant plus le poids de ses racines, il aime se perdre dans la ville de LOndres où il retrouve ses amis artistes : Charles et Albert. Il évoque ainsi sa vie, celle d'un homme en proie à la solitude et à l'incompréhension d'une femme qu'il aime par habitude et qu'il va tromper afin d'exprimer sa passion.

Il se définit lui même comme un personnage de roman : "Joseph GRAND. Né en 1926 en Pologne. Arrive au Canada avec ses parents [...] s'enrôle en 1944 dans la RCAF, l'armée de l'air canadienne de sa majesté. [...]Après la guerre, retourne en Angleterre. Epouse une britannique. Ecrit des chroniques de voyages."
On est touché par son témoignage sincère car sa vie humble et intimiste pourrait être très bien la nôtre. Dans une langue épurée, sublime et authentique, Norman Levine décrit avec habileté le désenchantement de l'homme. Ses personnages évoluent ainsi dans un cadre unique teinté d'une atmosphère romantique et expressionniste. L'ivresse de l'amour, la beauté de la ville, la quête d'identité et des sentiments sont autant de thèmes que l'auteur traite avec force et maturité.


La Maladie du sens
10,95
par (Librairie Dialogues)
19 avril 2005

Le monologue poignant d'une femme qui vient de perdre son mari. Cet homme en quête de la phrase ultime et du mot rare vivait « dans le silence, le silence dans lequel se tiennent les morts et qui est l'autre nom de l'absence ». Cet homme qui laisse derrière lui des doutes, des peurs, des questions sans réponse. Le connaissait-elle vraiment ?


La sacoche, roman
Neuf 21,50
Occasion 14,90
par (Librairie Dialogues)
19 avril 2005

Au milieu du 19ème siècle, une caravane de voyageurs progresse dans le désert sur une route proche de la Mecque. Se croisent alors 9 destinées qui toutes basculent en un après-midi, au moment où chacun entre en possession d'une sacoche remplie de textes dont la teneur reste mystérieuse jusqu'à la fin du roman. Récit empreint de mysticisme, livre d'espérance et d'illumination, ce roman procure un plaisir sans mélange dans sa capacité à envoûter le lecteur, à susciter sa propre convoitise, à faire naître en lui le désir de cet objet merveilleux, symbole de toutes les quêtes et de toutes les révélations : la sacoche.


Noces tardives, roman
18,40
par (Librairie Dialogues)
19 avril 2005

Edith s'habille avec soin, n'omet pas d'épingler une jolie broche au col de son chemisier, et part à bicyclette. Une halte chez l'épicier, le temps d'acheter le citron qui accompagnera un festin de crevettes, et...en route vers le bois. Elle compose déjà en pensée le beau bouquet tout bleu qu'elle veut déposer sur la tombe de la chère mamie Gunhild. La bicyclette est abandonnée à l'orée de la forêt. Edith s'enfonce sous les arbres, elle cueille et rassemble ses fleurs.

Tout à coup, elle trébuche sur une racine et tombe. Malgré ses efforts, elle ne réussira pas à se relever. Car Edith Tônnesen est une femme de 84 ans. Six longs jours, six longues nuits durant, telle un gisant bien vivant, elle va demeurer là, allonger sur le sol, observant, contemplant la nature autour d'elle... Malgré la peur, la fin, la soif, en dépit des blessures au corps et au coeur, ne peut-on dire que ... "tout est grâce"?
Anne-Marie Lön nous offre un superbe portrait de femme en même temps qu'un hymne à toutes les saveurs de la vie.
J'ai énormément aimé ce roman qui curieusement me rappelle à la fois : Le dîner de Babette, Le vieil homme et la mer, Microcosmos... Un livre à savourer immédiatement!