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Conseils de lecture

Le hussard rouge

Le Temps des Cerises

par (Fontaine Haussmann)
17 septembre 2012

Le hussard rouge

Patchwork de brèves qui s'étale des années quatre-vingt au début des années 2000 et qui mêle à la fois chroniques littéraires, politiques, billets d'humeurs (jamais bonnes) et même une envolée poétique ... le Hussard rouge range bien sûr Patrick Besson dans la droite ligne des hussards. Et c'est vrai qu'il y a du Blondin chez cet homme (comme un goût de pomme) et qu'on aime bien ça. Mais, Dieu soit loué il y a surtout du Patrick Besson et là c'est encore mieux, voire meilleur! Car au fond on pourrait tout aussi bien ranger Patrick Besson dans la catégorie des grands cuisiniers. Chacun de ses textes sont autant de recettes fameuses qu'on a envie de partager entre amis. Et je vous garantie qu'ici le soufflet ne retombe jamais et que le fiel à goût de miel. Un régal !


Deux soeurs, Yvonne et Christine Rouart, les muses de l'Impressionnisme

Yvonne et Christine Rouart, les muses de l'Impressionnisme

Grasset

Neuf 20,90
Occasion 17,00
par (Fontaine Haussmann)
17 septembre 2012

Les deux soeurs

Les deux sœurs dont il est question ici sont les filles du peintre, aujourd'hui oublié, Henry Lerolle. Peintre sans génie mais pas sans talents car en plus d'être un peintre doué Henri Lerolle a la bonne fortune d'être aussi un collectionneur avisé. Il encourage très tôt aussi bien Degas que Renoir et les impressionnistes .C'est aussi un amateur de musique, violoniste et pianiste il aurait tout aussi bien pu embrasser une carrière de musicien. Il a le bon goût en outre de réunir autour de lui, dans son hôtel particulier de l'avenue Duquesne ce que la fin du XIX siècle produit de mieux dans tous les domaines de la culture : poésie, peinture, musique... « Mon cher ami, écrit-il en 1896 à Pierre Louÿs, voudriez-vous me faire l'amitié de venir dîner chez moi mardi prochain, avec quelques amis? Il y aura Degas, Renoir, Debussy et quelques autres». En bon père attentif c'est donc dans cet environnement brillant que grandissent ses filles, les sœurs Lerolle. Mais hélas! Pauvres petites filles riches et cultivées ! Celles-ci connaîtront en effet un sort assez peu enviable après leur mariage. Portrait d'une époque et d'une certaine bourgeoisie que la guerre de 1914 fera voler en éclat. Et comme toujours avec Dominique Bona merveilleusement raconté.


Le Sel de la vie
3,97
par (Fontaine Haussmann)
17 septembre 2012

Le sel de la vie

Françoise Héritier se dévoile dans ce court livre, petite gourmandise en forme de madeleine(salée), ou elle recense ces petits riens d'une vie petits riens auxquelles elle est pourtant attachée. A la façon du « Je me souviens » de G. Perec, un Perec curieusement qui aurait lu Philippe Delerm, Françoise Héritier égrène ces petits grains de sel de la vie :"avoir un parapluie quand il faut et assez grand pour plusieurs, marcher d'un bon pas, traîner des pieds dans les feuilles mortes, sourire tendrement à la photo de sa grand-mère, écouter les hulottes la nuit et les grillons le jour, faire un bouquet de fleurs de talus, regarder glisser les nappes de brouillard, suivre la course d'un lièvre à travers champs ou celle de Trintignant autour du port de Nice... " Un brin de nostalgie une pincée d'humour, « Le sel de la vie » se lit d'une traite et donne assurément bonne mine. Intime et universelle ces petits instants qu'elle évoque avec simplicité forment au final un magnifique éloge de la vie.


Ceci n'est pas de la littérature...., Les forcenés de la critique passent à l'acte

Les forcenés de la critique passent à l'acte

Editions du Rocher

15,20
par (Fontaine Haussmann)
17 septembre 2012

Ceci n’est pas de la littérature…Les forcenés de la critique passent à l’acte

Mais qui donc ose dire de Proust que c’est «la psychologie du poil du cul coupé en quatre », que Chateaubriand « noie ses nerfs dans la graisse de la rhétorique », que Balzac « est indécrottable et embêtant » que Claudel est « un esprit vulgaire » et Zola « une vieille truelle à merde » ? Sylvie Yvert traque et collectionne depuis vingt ans ces noms d’oiseaux, ces mauvaises pensées des plus grands noms de la littérature. Aussi, à tous ceux que l’histoire littéraire ne laisse pas indifférents, à ceux qui ont goûté au plaisir du Dictionnaire égoïste de la littérature française de Charles Dantzig, aux amateurs de bons mots et de formules assassines, à tous ceux-là il faut recommander la saine lecture de cette anthologie de la vacherie littéraire. …Un régal.


Amour dans une vallée enchantée, roman
3,97
par (Fontaine Haussmann)
17 septembre 2012

Amour dans une vallée enchantée

Traduit du chinois par Yvonne André L'histoire banale d'une femme qui s'ennuie dans sa vie professionnelle comme dans son couple, ce qui arrive aussi en Chine. Secrétaire de rédaction d'une maison d'édition, on lui propose une mission d'une quinzaine de jours à Lushan dans la vallée du Tsihuan, la vallée des écrivains et poètes. Rompre ainsi avec la monotonie da sa vie quotidienne lui fait un peu peur autant que l'expérience l'enchante. Il s'agit d'aller couvrir un congrès d'écrivains et d'essayer de décrocher quelques futurs contrats. Mais bientôt, et dix jours durant, d'écrivains, elle n'en suivra qu'un seul, irrésistiblement attirée par lui. Dans cette vallée enchantée " leurs regards se sont croisés en une rencontre sacrée". L'art d'Anyi Wang est tout en retenue. Ce qui est beau et sacré dans cette rencontre n'est pas ce qui advient après que leurs regards se sont croisés mais tout au contraire dans ce qui n'est pas advenu. En haut de cette vallée enchantée nous sommes loin des bruyants adultères occidentaux. Rien d'orageux dans cette histoire où tout ce qui se vit est dans ce qui n'est pas dit, où tout ce qui se dit n'est pas ce qui se vit. La solennité d'un tel propos ne doit pas vous détourner de ce magnifique roman d'amour, qui exprime tout ce que l'amour a de magique. Pour l'héroïne en effet, alors qu'il ne s'est rien passé, tout a changé.