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Conseils de lecture

Breton, André-Jules-Louis

Grasset

7,05
par (Librairie Dialogues)
15 février 2010

"Farouch" en provençal désigne le trèfle rouge . Ce livre est une réflexion à 4 voix, celles d'André Breton (Alouette au parloir), de Lise Deharme ( Le vrai jour ), à qui l'on doit l'initiative de ce recueil composé en 1953 pour son émission radiophonique , de Julien Gracq (Les yeux bien ouverts) et de Jean Tardieu (Madrépores ou l'architecture imaginaire) . Quatre manières très différentes de dire le rôle de la rêverie dans l'art . Quatre textes sur le ton du théâtre, de la poésie, de la méditation ou de la fantaisie . La préface de Marcel Schneider est littéralement éblouissante : à elle seule, elle vaudrait déjà la lecture de ce "trèfle" savoureux !


Neuf 16,25
Occasion 5,00
par (Librairie Dialogues)
8 février 2010

Benjamin Lorca, auteur reconnu mais pas si connu, vient de disparaître. Il a publié quelques romans, mais jamais de carnets ou d'autobiographie.
Son entourage (amoureuse de toujours, frère, amis, collaborateur) récupère son journal intime. De son vivant, Benjamin Lorca avait expressément interdit de le publier. Evidemment, il est trahi. Par qui ? Pourquoi ?

Au fil des pages, de jolies références littéraires et cinématographiques... Henri Calet (du coup, j'ai relu "Peau d'ours" dans la foulée en espérant y retrouver Benjamin Lorca, que j'ai tellement envie de lire en vrai !) , Drieu La Rochelle ("Le feu follet", adapté par Louis Malle), "Sebastian Knight", le cinéma de Rouch... De quoi rester un moment encore dans l'univers de Benjamin Lorca et dans celui d'Arnaud Cathrine...


Neuf 14,90
Occasion 4,79
par (Librairie Dialogues)
8 février 2010

Leste sans vulgarité, plein d'esprit, souvent poétique, un vrai plaisir de lecture : ne vous en privez surtout pas !


17,50
par (Librairie Dialogues)
8 février 2010

Vif, varié, amusant, beaucoup d'aisance et de naturel dans les changements de ton et de registre de langue . Nombreux "échos" des autres oeuvres d'Hervé Hamon . Un livre sympathique et généreux, à l'image de son auteur !


23,40
par (Librairie Dialogues)
8 février 2010

"Ce qu'ils se mettent sur le dos", quel drôle de titre ... Dans ce roman, il est bien question de vêtements (ceux qui voilent, ceux qui vous dévoilent, ceux qui vous dévorent) . En lever de rideau, une séance d'essayage dans une boutique londonienne chic : Vivien enfile une robe de jersey de soie rouge sombre . A la fin de la pièce, son oncle Sandor découvre, au dos d'un blouson de cuir, un motif clouté, svastika ou croix gammée ... et il en meurt . Entre les 2 scènes, on sera revenu trente ans en arrière, dans le Londres des années 70, avec ses codes sociologiques, culturels, politiques, artistiques, vestimentaires . Les deux "mannequins" auront pris chair et épaisseur car Lydia Grant aura tissé pour son lecteur l'histoire cachée des Kovaks, des réfugiés juifs hongrois . Ouvrage brillant, subtil, dont on découvre insensiblement la trame .


On ne peut imaginer frères plus dissemblables qu'Ervin et Sandor : Ervin, artisan-bijoutier minutieux, besogneux, consciencieux, effacé, mari austère, discret jusqu'à raser les murs, ... et Sandor, truand solaire, homme d'affaires véreux, amant extravagant et ami magnifique ! Pourtant tous deux, le père impeccable et l'oncle scandaleux, auront contribué à "habiller" Vivien . Ce qu'ils se sont mis sur le dos, elle le porte à son tour, héritière de toute une histoire familiale .
Au fond il est surtout question, dans ce roman, d'identité et de filiation .
On sort de sa lecture sonné, ébloui, ému, on y repense longtemps, c'est vraiment de la haute-couture !