Aslı Erdoğan, 8 mars 1967

Aslı Erdoğan, 8 mars 1967

Aslı Erdoğan est née un 8 mars de 1967 en Turquie. Ce jour, désormais symbole de la lutte pour les droits des femmes est parfaitement adapté a sa vie de romancière, de journaliste mais aussi de militante des droits humains, des droits des femmes et droits du peuple kurde.
Leslibraires.fr ont ainsi le plaisir de vous présenter une sélection de ses livres.


La ville dont la cape est rouge
19,00

Ozgür, une étudiante istanbuliote, arrive un jour à Rio en pensant loger chez un universitaire. Un taxi la conduit à l'adresse indiquée, où, malheureusement, on ne l'attend pas. Seule dans cette ville débordante de sensualité mais aussi de terreurs, elle décide de rester.
Chaque jour, la violence se rapproche un peu plus, mais Ozgür repousse la peur, contourne la mort puis l'apprivoise. Chaque jour, la pauvreté l'étouffe davantage et le vertige l'attire, vers le fond, vers le coeur même de Rio de Janeiro, cette ville sublime qui, tout en se révélant lentement telle une créature infernale, va lui permettre d'écrire le livre de sa vie...


NOUVELLES DE TURQUIE, Recueil

Recueil

Collectif

Magellan & Cie

12,00

Ces récits de Turquie vous emmènent à la découverte de ses traditions et de sa culture
La production littérature turque contemporaine est telle que le choix de cinq nouvelles à présenter au lecteur français ne pouvait se faire sans une part revendiquée de subjectivité. Il s'agissait de rendre hommage à des auteurs déjà lus et considérés en France, et ce faisant d'en présenter d'autres, moins connus, mais tout aussi importants aux yeux du lectorat turc. Au-delà des noms, il fallait aussi rendre compte de la diversité des genres, des thèmes, des voix. La littérature turque et avant elle la littérature ottomane ont longtemps souffert en Europe de la mode des turqueries puis du filtre orientaliste. Pendant des décennies, ne nous sont parvenus que les textes qui nous parlaient d'un Orient familier, celui des parfums, des soies et des turbans. Ceux-ci n'ont pas disparu de la production littéraire contemporaine, de même que la poésie continue d'y tenir une place importante, comme en attestent certains des textes présentés ici. Pourtant c'est une autre littérature qui nous arrive, plus proche dans sa forme parce qu'influencée par la prose occidentale, mais plus étrange aussi parce qu'inscrite dans un contexte politique qui se cache, qui se terre et affleure à chaque ligne. On y voit sourdre la contestation ; celle-ci s'inscrit dans le verbe, avec discrétion, plus évoquée que hurlée, à la fois poétique et romanesque. D'où le succès qu'elle rencontre un peu partout dans le monde.
Un derviche, réveillé d'un long sommeil par un supérieur religieux chaussé de mules en poil de lapin, qui part pour une mystérieuse mission. Un narrateur érudit et amoureux, accompagné d'un jeune drogué titubant, qui s'en va voir les derviches d'Emir Sultan. Partir à tout prix, fuir pour vivre et revenir, comme une porte qui s'ouvre mais jamais ne se referme. Interviewer un écrivain pour explorer la boîte magique de ses histoires. Une femme de ménage, lunatique et culottée, qui rêve de jouer la comédie sur les planches qu'elle astique tout en réécrivant Shakespeare. Réunies dans ce recueil, cinq nouvelles, fantasques, mystérieuses ou poétiques, écrites par des auteurs de renom, sont une belle introduction à la littérature turque contemporaine.
La collection Miniatures vous offre ici un recueil de nouvelles turques, vous emmenant dans un formidable voyage littéraire
A PROPOS DES AUTEURS
Ersan Üldes est un romancier turc né en 1973 à Manisa. Après avoir étudié contre son gré, et exercé des métiers qu'il détestait, il publie en 1999 un premier roman qui sera primé.
Murat Uyurkulak est né en 1972 à Aydin. Son premier roman Tol, publié en Turquie en 2002, a très vite été acclamé par la critique qui a vu en lui une nouvelle voix de la littérature turque contemporaine. Adapté au théâtre, Tol a connu un second succès. Déjà traduit en allemand, il le sera bientôt en français, publié par Galaade Éditions. Quant à son deuxième roman Har, il a été publié en Turquie par les Éditions Métis (2006).
EXTRAIT
Un dimanche de mars, bravant mauvaise route et temps couvert, la tout-terrain débarqua de bon matin sur une plage des environs d'Aquin. La famille possédait un beau morceau de propriété face à la mer, au milieu des cocotiers. Quelquefois l'an, à Pâques, pendant les vacances d'été et pour Noël, la famille partait pique-niquer sur son bout de paradis, rêvant d'un petit bungalow qui sortirait de terre un jour par là, presque par magie. Et, comme les autres fois, les enfants ne dormirent pas la veille du voyage. Heureux de mettre enfin pied à terre, ils prirent immédiatement possession du lieu. Ils se retrouvèrent presque seuls sur la plage. Très loin d'eux un couple reposait sur des serviettes jaunes. Il y avait quelques barques de pêcheurs qu'on voyait paraître et disparaître sur la crête des hautes vagues.


Le mandarin miraculeux
14,00

Une jeune étrangère marche dans l'obscurité. Sur les rives du lac Lérnan, elle se met en danger, dans les ruelles escarpées de Genève, les endroits mal famés, elle rôde à la nuit tombée.
Depuis le départ de son amant, elle écrit le soir dans les cafés. Dans ces lieux trop éclairés, enfumés, parfois accueillants, elle fait le constat d'une jeunesse gaspillée, s'invente un double fictionnel, une femme belle et capable d'aimer. Puis elle repart dans l'ombre.
Adolescente, déjà, elle bravait l'interdit en sortant très tard. Sur les rives du Bosphore, la peur était pour elle symbole de liberté, mais ses rencontres d'alors semblent l'avoir blessée à tout jamais.
En silence, dans le noir, elle approche. L'amour a un œil de trop, dit-elle à ceux qui la menacent et qui soudain reculent en découvrant, à la lumière d'un réverbère, son nouveau visage...
A travers les rencontres et les souvenirs étranges de cette jeune femme, émigrée en Suisse pour fuir les interdits de son pays, ce livre aborde le thème du danger comme un défi, comme si la peur ne se situait pas dans les lieux du sordide mais se révélait, de façon insidieuse, au plus profond de l'âme et au moment précis où le manque d'amour devient insurmontable.


Les oiseaux de bois, récits

récits

Actes Sud

17,00

“Un souvenir est un pont qui se tend vers le passé, un pont de bois fragile, prêt à s’écrouler.” Un an après la mort de son amour, incapable de rester à Istanbul, un homme se perd dans le vaste monde. Sur les rives du lac Léman, il reprend ses carnets et revisite son histoire perdue. Six femmes cheminent sur un sentier de montagne. A peine vêtues, elles se dirigent vers un torrent écumant. Mais quelques beaux jeunes gens troublent leur cortège et viennent perturber l’accomplissement d’un rite étrange.
Une jeune schizophrène est convoquée par les médecins, un événement qu’elle va vivre, commenter, interpréter à la faveur de son imaginaire.
Face à la prison, une femme attend le jour. Elle relit les lettres censurées de celui qu’elle aime, tente de se croire différente depuis qu’elle est enceinte.
Sur le mode d’une brillante évocation d’un moment de rupture qui va précipiter le narrateur dans l’infini voyage, d’une réflexion élégiaque sur le temps qui passe, d’un rituel envoûtant à l’humour dionysiaque ou d’une parodie très politique d’un séjour en hôpital psychiatrique, ces récits aux limites du réalisme sont toujours en écho avec l’état de la Turquie contemporaine. Ils entraînent le lecteur dans une plongée magistrale, au coeur même de l’oeuvre d’Asli Erdogan.