Dora Maar, prisonnière du regard

prisonnière du regard

Le Livre de poche

8,30

D ora Maar, Henriette Théodora Markovitch de son vrai nom, est née à Paris en 1907 d’un père croate, architecte, et d’une mère française, catholique fervente. Après une enfance austère passée à Buenos Aires, elle revient à vingt ans dans sa ville natale et s’y impose comme photographe surréaliste. Muse de Man Ray, compagne du cinéaste Louis Chavance puis de Georges Bataille, elle ne tarde pas à faire sien un cercle esthétique qui révolutionne le monde de l’art de l’entre-deux-guerres. Intellectuelle torturée, artiste à la conscience politique extrême, elle deviendra « la femme qui pleure », amante de Picasso livrée aux exigences du génie, que leur rupture rendra folle, cloîtrée dans un mysticisme solitaire jusqu’à sa mort, en 1997. Ses portraits peints par Picasso seront alors vendus aux enchères, et son héritage âprement disputé puisque Dora choisit de tout léguer à l’Église. De Cocteau à Lacan, c’est toute une époque que dépeint Alicia Dujovne Ortiz. Au détour d’une enquête psychologique passionnante, elle fait défiler dans ces pages une pléiade d’artistes d’avant-garde et de grands esprits, et dresse le portrait d’une femme-image toujours mystérieuse, à laquelle la critique contemporaine attribue enfin le rôle qui lui revient.


Patagonie express
12,80

« J'étudiais la carte quand il m'apparut qu'il existait une ligne de chemin de fer qui allait de ma maison dans le Massachusetts jusqu'au grand plateau de la Patagonie. » Alors Paul Theroux, un beau matin d'hiver, est parti. En métro, à quelques blocs de sa maison de Medford pour se rendre à la gare de Boston, puis en train jusqu'à la mythique Patagonie, des pentes de Fitzwilliams, battues par le blizzard, aux vents secs et chauds de la Pampa, des wagons de luxe fastueux aux tortilllards pitoyables. Transpirant et grelottant au gré d'altitudes et de températures capricieuses, devant supporter l'épouvantable M. Thorneberry au Costa Rica et passant des nuits à faire la lecture à l'écrivain aveugle Jorge Borges à Buenos Aires, rencontrant au hasard d'une halte la copie conforme d'un personnage fictif d'un de ses précédents romans... Paul Theroux, inventeur d'une forme originale en littérature qui marie le voyage et l'aventure, le récit et le drame, embarque le lecteur dans un étourdissant voyage, celui qui mène « au bout de la ligne ».


Les veines ouvertes de l'Amérique latine, es veines ouvertes de l'Amérique latine : une contre-histoire

es veines ouvertes de l'Amérique latine : une contre-histoire

GALEANO Eduardo

Pocket

8,50

Voici l'histoire implacable du pillage d'un continent. Nous suivons, siècle après siècle, et dans le moindre détail, la honte du mécanisme qui a conduit à une dépossession ruinant les nations d'un des espaces les plus prometteurs de l'univers.
On ne s'étonnera pas que les multinationales, monstres hybrides des temps modernes, opèrent avec cohésion en cet ensemble d'îles solitaires qu'est l'Amérique latine. Chaque pays plie sous le poids conjugué de ses divisions sociales, de ses armées, de ses polices qui l'enfoncent dans l'échec politico-économique et une plus profonde misère.
Des forces nouvelles se lèvent. Phénomène de grande conséquence, l'Église, longtemps oppressive, reprend la tradition évangélique des premiers âges et devient porteuse d'espérance : elle est résolument aux côtés des pauvres et des persécutés.
Cet ouvrage essentiel sur l'exploitation de l'homme par l'homme est à l'échelle d'un continent. Ce livre, un grand classique, est lu et commenté dans les universités nord-américaines ; il dénonce le talon d'Achille des États-Unis : l'Amérique centrale et du Sud.


De l'engagement dans une époque obscure, Une définition de l'engagement comme acte créateur en soi !

Une définition de l'engagement comme acte créateur en soi !

Le Passager Clandestin

6,00


Une époque obscure : cette époque individualiste et économiste, qui voudrait nous faire croire que chacun de nous est « un petit entrepreneur de soi ». Et pourtant, le sujet de l’agir est-il vraiment comme on le croit l’individu (homme politique, chef d’entreprise, consommateur…) ? Ni le militant ni l’individu de bonne volonté, ne sont en mesure d’assumer les défis de l’époque. Le sujet de l’agir n’est donc pas l’individu, mais une multiplicité de situations.
Miguel Benasayag et Angélique Del Rey nous proposent un engagement recherche, un engagement immanent, expression d’un désir vital, qui revendique la lutte radicale, dans ce monde-ci, sans « machines à espoir ».
Ce livre mobilise des réflexions aussi diverses que celles de La Boétie, Marx, Foucault, Spinoza, Gramsci…, et s’appuie sur des expériences politiques concrètes comme celle des Tupamaros uruguayens, puisant aussi bien ses métaphores explicatives dans le cinéma de David Lean que dans les « lieux communs » du langage quotidien.


Milagro Sala, l'étincelle d'un peuple

Dujovne Ortiz, Alicia

Des femmes

12,00