« Le poids des mots, le choc des photos »

« Le poids des mots, le choc des photos »

La télévision, la radio, la presse écrite, … des mots. Quel est le poids des mots face à celui d'une photographie ? « Je ne crois que ce que je vois » ; l’image ne ment pas, par cet adage elle devient Vérité. Elle est aussi Mémoire. Comment une image peut marquer des vies ?

Nous vous proposons ici une réflexion sur la mémoire particulière que fixe la photographie à travers plusieurs romans de la rentrée.

Lettres à des photographies
17,00

Quelques photos sauvées de l'oubli, disposées près de la table de travail de Silvia Baron Supervielle, sont le point de départ de ces lettres bouleversantes, adressées à une mère disparue très tôt. Ces missives tentent d'imaginer la vie trop brève de la mère de l'écrivain. Son physique, ses origines, son mariage sont évoqués, conjurés même par Silvia Baron Supervielle afin de mieux la comprendre, et de lui rendre justice. Car après le remarriage du père, l'évocation de sa mémoire est interrompue. La jeune Silvia quitte l'Argentine - où, peut-être une douleur trop forte l'empêche de vivre pleinement - pour devenir écrivain et poursuivre ce dialogue jamais suspendu avec sa mère. Les cent soixante lettres rassemblées ici sont l'aboutissement poétique et biographie de ce cheminement, comme une façon de racheter un silence imposé autour d'une blessure existentielle trop vive.
Quelques photos sauvées de l'oubli, disposées près de la table de travail de Silvia Baron Supervielle, sont le point de départ de ces lettres bouleversantes, adressées à une mère disparue très tôt...


Portrait d'après blessure
20,00

Il s’appelle Olivier, elle s’appelle Héloïse. Ils partent déjeuner, mais la rame de métro dans laquelle ils sont montés est gravement endommagée par une explosion. Restera de cet accident des corps meurtris, un sentiment brisé et une photo de leur évacuation, si violente et si impudique qu’elle va tout faire trembler autour d’eux. Ils n’auront qu’une obsession : réparer les dégâts que cette image aura causés dans leurs vies.
Portrait d’après blessure raconte l’histoire de deux êtres aux prises avec le pouvoir des photographies, qu’elles parlent la langue de la dignité ou celle du désastre.


Tous les jours sont des nuits
Neuf 17,00
Occasion 8,50

Elle s’appelle Gillian, elle est belle, elle a du succès, elle est aimée. Le début du livre renvoie toutes ces phrases au passé, y compris la première. Est-elle en effet encore Gillian au moment où débute le roman ? N’a-t-elle pas tout perdu, jusqu’au reflet d’elle-même ? Une nuit, au retour d’une soirée trop arrosée, après une dispute, Gillian et son mari Matthias, qui travaillent tous deux pour la télévision, ont un accident de voiture en heurtant un chevreuil sur une petite route qui traverse la forêt. Matthias, qui conduisait, meurt sur le coup. Gillian se réveille à l’hôpital et découvre qu’elle n’a plus de visage. Toute la belle façade s’écroule, tout ce qui faisait sa vie a disparu. Gillian doit subir plusieurs opérations de chirurgie plastique. Elle qui était toujours entourée, admirée, sollicitée, découvre la solitude et l’absence de vraie amitié. Même sa mère n’ose plus aller la voir. Pour Gillian, les jours deviennent des nuits. Au fil d’un récit rythmé de flashbacks qui reconstituent la rencontre et l’histoire du couple, Peter Stamm compose une histoire à la fois ordinaire, dans la mesure où il s’attache à décrire des gestes et des pensées banales, et hors du commun. À travers leur trajectoire, c’est la possibilité de changer de vie après une brusque catastrophe, ou simplement une vie d’ennui et d’erreurs, qu’il interroge. Peter Stamm ne nous dit pas tout, mais suggère beaucoup. Et les échos du possible vibrent encore longtemps dans notre esprit une fois le livre refermé.


Cet été-là
6,90

Lors des obsèques de la vieille et riche Mrs Connulty, Ellie, seconde épouse du fermier Dillahan, aperçoit aux abords de l’église un drôle de personnage qui photographie l’événement : Florian Kilderry. Si le jeune homme attire tous les regards, lui n’a d’yeux que pour Ellie. Fascinée par cet homme, la jeune femme pense pour la première fois à rompre avec la monotonie de sa vie. Mais Florian ne songe qu’à une chose : quitter l’Irlande pour l’Amérique.


Entre dans ma vie

Un secret a toujours hanté la famille de Veronica : brouillant sa mère Betty et ses grands-parents, la rendant nerveuse, distraite, fragile et surprotectrice malgré l'amour de son mari et l'aide sans faille de son amie Ana... Ce secret a un nom - Laura - et un visage pour Veronica depuis qu'à dix ans elle a trouvé, bien caché, le portrait d'une fille d'à peu près son âge dans la chambre de Betty. Mais le poids du secret, ou l'envie de se défier de ce mystère qui semble avoir tant fait souffrir sa mère - peut-être la jalousie, aussi - l'ont empêché de poser les questions nécessaires. Ce n'est que lorsque sa mère, fragilisée par ces années de combat intérieur, est hospitalisée, qu'elle force enfin son père à lui avouer qui est Laura. Et la révélation va changer sa vie. A partir d'un sujet d'actualité qui l'a beaucoup touchée, le scandale des bébés volés en Espagne, Clara Sanchez a bâti une histoire qui évite la plupart des clichés d'un thriller pour se concentrer sur l'évolution psychologique minutieuse de ses personnages.