Les Territoires de l'Imaginaire

Les Territoires de l'Imaginaire

« Le Festival de Géographie de Saint-Dié-des-Vosges prend ses quartiers d’automne en rêvant de l’ailleurs. Car «les territoires de l’imaginaire et les utopies» sont bien une partie de nos géographies : bien sûr, celles dont nous rêvons tout comme les migrants qui fuient la misère, mais aussi celles de tous les habitants du monde qui ont soif de découvertes et de rencontres. De ceux qui veulent bâtir un monde meilleur. De ceux qui veulent déconnecter d’avec les rythmes sociaux accélérés par la révolution numérique. Ce sont les géographies imaginaires de l’au-delà de nos lieux de vie, qui nous poussent à visiter d’autres contrées pendant les vacances.
Les géographes montrent qu’en réalité, nos imaginaires sont l’autre face de nos géographies personnelles. Que ce soient celles d’un chef de guerre qui rêve de territoire, d’un homme de paix qui aspire à diffuser aux peuples les valeurs du vivre ensemble, la fraternité, les idéaux de l’égalité. Des enfants aux personnes âgées, toutes les générations construisent des utopies. La géographie se prête bien à ces jeux avec l’espace, car les espaces que nous habitons ont été façonnés par nos imaginaires personnels ou sociaux.
Rien de tel pour comprendre cela que de convoquer l’Australie à Saint-Dié pour le festival. L’Australie, un Etat-continent très loin de la vieille Europe, mais pourtant façonné par elle, en partie. Un territoire qui fascine les jeunes, les aventuriers et les hommes d’affaires, les amateurs de surf sur les plages comme les botanistes, les amis des bêtes en quête d’espèces rares dans cette île dont l’isolement a façonné une part de l’endémisme. Les Aborigènes deviendront nos proches le temps d’une fête autour de ce pays immense qui fait rêver.
Le Salon du Livre, le Salon de la Gastronomie et bien d’autres activités sont présents au festival pour concrétiser ce goût de l’ailleurs que nous portons tous en nous. Ouvrons grand ce regard pendant les trois jours du FIG ! »
Gilles Fumey - Professeur à l’université Paris-IV et à Sciences Po et Président de l’Association pour le Développement du Festival International de Géographie (ADFIG).

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Vous retrouverez également toute l'actualité du festival avec le magazine 5 Continents à la Une.
Pour plus d'informations, nous vous invitons à consulter le site officiel du festival.

*FIG : Festival International de Géographie

Disparaître de soi

David le Breton

Anne-Marie Métailié

12,99

Nos existences parfois nous pèsent.

Même pour un temps, nous aimerions prendre congé des nécessités qui leur sont liées. Se donner en quelque sorte des vacances de soi pour reprendre son souffle. Si nos conditions d'existence sont sans doute meilleures que celles de nos ancêtres, elles ne dédouanent pas de l'essentiel qui consiste à donner une signification et une valeur à son existence, à se sentir relié aux autres, à éprouver le sentiment d'avoir sa place au sein du lien social.

L'individualisation du sens, en libérant des traditions ou des valeurs communes, dégage de toute autorité. Chacun devient son propre maître et n'a de compte à rendre qu'à lui-même.

Le morcellement du lien social isole chaque individu et le renvoie à lui-même, à sa liberté, à la jouissance de son autonomie ou, à l'inverse, à son sentiment d'insuffisance, à son échec personnel.

L'individu qui ne dispose pas de solides ressources intérieures pour s'ajuster et investir les événements de significations et de valeurs, qui manque d'une confiance suffisante en lui, se sent d'autant plus vulnérable et doit se soutenir par lui-même à défaut de sa communauté.


Un éclat de givre

Estelle Faye

Les Moutons Électriques

5,99

Paris devenue ville-monstre, surpeuplée, foisonnante, étouffante, étrange et fantasmagorique.

Ville-labyrinthe où de nouvelles Cours des Miracles côtoient les immeubles de l'Ancien Monde.

Ville-sortilège où des hybrides sirènes nagent dans la piscine Molitor, où les jardins dénaturés dévorent parfois le promeneur imprudent et où, par les étés de canicule, résonne le chant des grillons morts.

Là vit Chet, vingt-trois ans. Chet chante du jazz dans les caves, enquille les histoires d'amour foireuses, et les jobs plus ou moins légaux, pour boucler des fins de mois difficiles.

Après Porcelaine, premier roman dont la réception fut excellente et qui a reçu le prix Elbakin.net 2013, Estelle Faye revient avec un roman à la fois tendre et âpre, lumineux et enlevé, drôle et sensuel, qui apporte à la science-fiction post-apocalyptique le panache du cape-et-d'épée et le suspense du roman feuilleton.


Nos gloires secrètes
7,49

Un meurtrier anonyme, un poète vengeur, un parfumeur amoureux, un antiquaire combattant, un enfant silencieux, un milliardaire misanthrope. Les personnages de ces six histoires ont un point commun : leur vie intérieure est bien plus exaltante que leur vie quotidienne. Et leur part d'ombre n'est rien en comparaison de leur part lumineuse. Une vérité que l'on tait, un exploit que l'on cache, un passé inavouable. Lequel d'entre nous ne garde pas, enfouie au plus profond, sa gloire secrète ? Prix de la nouvelle de l'Académie française.


Un été avec Baudelaire

Antoine Compagnon

Éditions des Équateurs

9,99

Marcel Proust se répétait Chant d'automne de Baudelaire : « J'aime de vos longs yeux la lumière verdâtre/ Douce beauté, mais tout aujourd'hui m'est amer, Et rien, ni votre amour, ni le boudoir, ni l'âtre, Ne me vaut le soleil rayonnant sur la mer ». Peut-être aucun poète ne nous t-il a laissé autant d'images durables et de vers mémorables. Il fut le poète du crépuscule, de l'ombre, du regret, de l'automne. Mais il est l'homme de tous les paradoxes. Il y a d'ailleurs chez lui une perpétuelle nostalgie du soleil sur la mer, du soleil de midi en été : «Adieu, vive clarté de nos étés trop courts ». L'été pour Baudelaire fut celui de l'enfance. Un été à jamais révolu. Et sa poésie est aussi la recherche de ce paradis perdu. Moderne et antimoderne, Baudelaire est d'une certaine manière notre contemporain. Aucun poète n'a mieux parlé des femmes — des femmes et de l'amour — que Baudelaire dans quelques poèmes sublimes comme La Chevelure ou L'invitation au voyage. Ce fut un homme blessé, un cruel bretteur, un fou génial, un agitateur d'insomnies. Baudelaire aura été l'un des plus lucides observateurs de la désacralisation de l'art dans le monde moderne, lui qui admirait tant la peinture de Delacroix et de Manet. Dandy et proche des chiffonniers, anarchiste de gauche puis de droite, il fut l'homme de tous les paradoxes et originalités. En 30 chapitres qui sont autant de diamants noirs, Antoine Compagnon aborde le réalisme et le classicisme de Baudelaire, le rôle de Paris et de Honfleur, de la ville et de la mer mais aussi le rire, la procrastination et le catholicisme. Dans le même esprit qu'Un été avec Montaigne, « à sauts et à gambades », Antoine Compagnon nous fait redécouvrir Les Fleurs du mal et Les Petits poèmes en prose en nous faisant partager un Baudelaire inclassable et irréductible.


Les Enchantements d'Ambremer, Le Paris des merveilles, T1

Le Paris des merveilles, T1

Pierre Pevel

Bragelonne

5,99

PARIS, DÉBUT DU XXe SIÈCLE.

Les messieurs ont de fières moustaches, des chapeaux melons ; les dames portent des corsets, des jupons, des bottines à boutons. Déjà, de rutilants tacots pétaradent parmi les fiacres le long des Grands Boulevards aux immeubles haussmanniens. Mais ce n'est pas le Paris de la Belle Époque tel que nous l'entendons : la tour Eiffel est en bois blanc, les sirènes ont investi la Seine, les farfadets, le bois de Vincennes, des chats-ailés discutent philosophie et une ligne de métro permet de rejoindre le pays des fées.

Occupé à enquêter sur un trafic d'objets enchantés, Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage du Cercle Cyan, se retrouve mêlé à une série de meurtres. Confronté à des gargouilles immortelles et à un puissant sorcier, Griffont n'a d'autre choix que de s'associer à Isabel de Saint-Gil, une fée renégate que le mage ne connaît que trop bien...

BIENVENUE DANS LE PARIS DES MERVEILLES.