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Civilisation, Comment nous sommes devenus américains

Comment nous sommes devenus américains

Gallimard

19,00

C’est quoi, une civilisation ? Comment ça naît, comment ça meurt ? L’effacement de la nôtre nous aide à répondre à ces questions vieilles comme le monde. De la CIA au rap, de House of Cards à Baron noir, des primaries à nos primaires, c’est cette imprégnation de notre culture nationale par la civilisation américaine que Régis Debray dévoile avec une gaieté frondeuse, en reliant les menus faits de notre quotidien à l’histoire longue de l’humanité. Illustrée par l’exemple de la Grèce antique face à l’Empire romain, l’invariable grammaire des transferts d’hégémonie éclaire notre présent d’une façon insolite et pénétrante. Une prise de recul qui, tout en abordant de plein fouet l’actualité, surprendra également pro- et anti-américains.
C’est quoi, une civilisation ? Comment ça naît, comment ça meurt ? L’effacement de la nôtre nous aide à répondre à ces questions vieilles comme le monde.


La parole au peuple

Éditions de l'aube

12,00

Fondé en avril 2014 par Éric Fottorino, Laurent Greilsamer, Henry Hermand et Natalie Thiriez, Le 1 est un hebdomadaire innovant et atypique. Journal d'enquêtes et d'idées, indépendant, sans publicité, il rassemble chaque semaine des écrivains, des artistes, des journalistes et des chercheurs de toutes disciplines pour éclairer un seul grand thème lié à l'actualité comme aux bouleversements de notre époque. Sa mission : décrypter le siècle, s'engager dans les combats citoyens qui agitent nos sociétés pour les rendre meilleures.
Publié sur une seule grande feuille de papier pliée en trois, Le 1 paraît chaque mercredi en kiosque et dans plus de 200 librairies. On peut aussi s'abonner via son site, www.le1hebdo.fr.

« « Mon père était ouvrier agricole, ma mère femme de ménage. Il y avait deux livres dans la maison de deux pièces de dix-sept mètres carrés qu'avec mes parents et mon frère nous habitions : un dictionnaire, le livre masculin, un livre de cuisine, le livre féminin. [...] Il n'y avait pas de bibliothèque dans mon village et l'achat d'un livre n'était pas envisageable quand, à la moitié du mois, l'argent faisait défaut pour acheter de la viande. »
En quelques lignes, Michel Onfray dit ce qu'il doit aux livres, et à l'école qui les lui a mis entre les mains. Qu'il évoque son éducation, le décès de sa compagne, le corps des travailleurs ou le mensonge en politique, c'est toujours la même voix qui parle, tissée de savoirs et de révoltes, à fleur de peau et de conscience. Une voix engagée dont la spontanéité ne va jamais sans l'étude approfondie des textes, des idées, sans concession ni facilité. »
Éric Fottorino,


Le jeune homme parfait, la jeune fille parfaite
12,00

Comme chacun le sait, la perfection n’existe pas en ce bas monde. Toutefois, elle peut être recherchée telle une amie que l’ on a perdue de vue depuis longtemps, mais à laquelle on reste mystérieusement attaché. La retrouver serait donc un bonheur !
Dans ce livre où l’humour n’exclut pas le sérieux, un jeune homme et une jeune fille bien de leur temps, le nôtre, sont décidés à aimer la vie et à la servir le plus parfaitement possible. Et si tous deux nous aidaient à retrouver l’amie perdue ? En une série d’aphorismes qui montrent sa connaissance profonde du coeur humain, Michel-Marie Zanotti-Sorkine nous conte leur journée parfaite.
Un livre qui ne manquera pas de se graver dans nos mémoires et peut-être – qui sait ? – dans nos intentions et gestes à venir.
Un délicieux portrait littéraire en forme de savoir-vivre.


L'Intelligence animale, Cervelle d'oiseaux et mémoire d'éléphants

Cervelle d'oiseaux et mémoire d'éléphants

Odile Jacob

22,90

Les éléphants bénéficient d’une impressionnante mémoire spatiale,olfactive, visuelle et vocale, on le sait, mais sait-on que certains oiseaux peuvent cacher leur nourriture dans plus de mille emplacements différents ?
Dans ce livre riche d’une quinzaine d’années d’expérience de terrain, Emmanuelle Pouydebat montre que l’intelligence est une fonction adaptative partagée par tous les animaux. Elle permet de répondre le mieux possible aux contraintes du milieu et du contexte, que l’on ait des plumes, des mains, une trompe, dix pieds, des écailles, de la fourrure, des tentacules, un squelette ou pas…

« Un livre qui décrit l’ensemble du phénomène étrange et merveilleux qu’est la vie… Une élégante et rigoureuse manière de mettre l’humain à sa place. » Yves Coppens


Un été avec Machiavel
13,00

Chaque fois qu’une tempête s’annonce dans l’Histoire, on convoque Machiavel, car il est celui qui sait philosopher par gros temps. En effet, depuis sa mort en 1527, on ne cesse de le lire, et toujours pour s’arracher à la torpeur. Mais que sait-on de cet homme hormis le substantif inventé par ses contempteurs pour désigner cette angoisse collective, ce mal politique, le machiavélisme ?
 
Né dans une république de princes, la Florence oligarchique de la Renaissance et de Savanarole, Machiavel est très tôt sensible à la politique. Premier secrétaire de la Seconde chancellerie, historien, dramaturge, poète, philosophe, politologue avant l’heure, admirateur des peintres, des ingénieurs, des médecins et des cartographes, incorrigible provocateur, Machiavel est surtout un très fin spectateur. En Europe, il voyage, scrute les rapports de force qui meuvent les hommes, renifle les remugles du pouvoir. Il s’étonne de voir, qu’en France, Louis XII tient son peuple d’une main de fer et que ce dernier ne l’en aime que davantage. Peu à peu, l’homme aiguise son style. Chez lui, tout est bon pourvu que l’on puisse exercer l’art du mot juste, « la vérité effective de la chose » : « L’amour est préférable, mais la force, parfois, inévitable ».
 
La chance de Machiavel est d’avoir toujours été déçu par les hommes d’État qu’il a croisés sur son chemin. C’est pour cela qu’il a dû inventer son Prince de papier. Si le livre s’attache à dissocier l’action politique de la morale commune, la question demeure aujourd’hui encore de savoir, non pas pourquoi, mais pour qui écrit Machiavel. Pour les princes ou pour ceux qui veulent leur résister ? Et qu’est-ce que l’art de gouverner ? Est-ce celui de prendre le pouvoir ou celui de le conserver ? Qu’est-ce que le peuple ? Peut-il se gouverner lui-même ? Pensez-vous que les bonnes lois naissent de législateurs vertueux ? La fin peut-elle justifier les moyens ? Au-delà de conseils cyniques aux puissants, Machiavel s’interroge en profondeur sur l’idée de la souveraineté populaire car « le peuple connaît celui l’opprime ».
 
Avec verve et une savoureuse érudition, Patrick Boucheron nous éclaire sur cet éveilleur inclassable, visionnaire et brûlant comme un soleil d’été sur la terre toscane. Et avec lui, nous écoutons Machiavel, comme tous les autres avant nous, au futur.
 
Un été avec Machiavel est à l’origine une série d’émissions diffusées pendant l’été 2016 sur France Inter.