Prix littéraire des musiciens 2018 - sélections

Prix littéraire des musiciens 2018 - sélections

Pour sa 1ère édition, le Prix Littéraire des Musiciens a retenu ces 8 titres qui traversent les époques et les styles et nous invitent à des rencontres exaltantes avec Mozart, Satie, Schubert, Chopin, Mahler ou encore Debussy.

La sélection, placée sous le signe de l'accessibilité et de la pédagogie, a porté sur les publications éditées entre Septembre 2017 et Septembre 2018 (Janvier 2017 pour les romans, moins représentés dans la production éditoriale)

Rendez-vous le 23 Novembre lors d'"Orchestres en Fête!" à la Philharmonie
de Paris pour découvrir les deux lauréats!

On achève bien Mahler
20,00

Gustav Mahler est mort en 1911. C’est du moins ce que croyait Cornelius Franz, chef à l’Opéra de Vienne. Quelle n’est donc pas sa surprise quand il sent frémir en lui un être qui lui parle, évoque le Juif errant, s’insinue dans ses gestes et colonise son esprit, dans le but avoué de lui faire achever sa 10e Symphonie, que sa mort physique l’a empêché de parfaire  !
Une intimité parfois heureuse et des moments de révolte animent alors les relations épuisantes de Gustav et de Cornelius, amené au bord de la folie dans ce parcours initiatique qui lui fait prendre conscience de son faible talent face au génie de Mahler.
Autour d’un violent différend sur le «  cas Wagner  », le dialogue entre les protagonistes alterne entre le légendaire humour mahlérien, une difficile relation de maître à élève, mais aussi de fructueuses révélations sur l’intimité d’un compositeur et d’un chef d’orchestre qui inciteront Cornelius à se chercher et enfin à se trouver.
Mouvements rétrogrades, renversements, les procédés de l’écriture musicale sont ici à l’œuvre, nous faisant dévaler – ou remonter – le toboggan de l’histoire du XXe siècle, transformé en train fantôme…


La sonate à Bridgetower , (Sonata mulattica)

(Sonata mulattica)

Actes Sud

22,50

N’en déplaise à l’ingrate postérité, la célèbre Sonate à Kreutzer n’a pas été composée pour le violoniste Rodolphe Kreutzer, qui d’ailleurs ne l’a jamais interprétée, mais pour un jeune musicien tombé dans l’oubli. Comment celui-ci est devenu l’ami auquel Beethoven a dédié l’un de ses morceaux les plus virtuoses, voilà l’histoire qui est ici racontée.
Au début de l’année 1789 débarquent à Paris le violoniste prodige George Bridgetower, neuf ans, et son père, un Noir de la Barbade qui se fait passer pour un prince d’Abyssinie. Arri - vant d’Autriche, où George a suivi l’enseignement de Haydn, ils sont venus chercher l’or et la gloire que devrait leur assurer le talent du garçon…
De Paris à Londres, puis Vienne, ce récit d’apprentissage aussi vivant qu’érudit confronte aux bouleversements politi - ques et sociaux – notamment la mise en cause de l’esclavage aux colonies et l’évolution de la condition des Noirs en Eu - rope – les transformations majeures que vit le monde des idées, de la musique et des sciences, pour éclairer les paradoxes et les accomplissements du Siècle des lumières.


Les parapluies d’Erik Satie
18,00

En 1901, Erik Satie a trente-quatre ans. Sans ressources et sans avenir professionnel, il délaisse Montmartre et l'auberge du Chat Noir pour une chambre de banlieue sordide où, coincé entre deux pianos désaccordés et quatorze parapluies identiques, il boit autant, ou plus, qu'il compose. Observateur critique de ses contemporains, l'homme dépeint par Stéphanie Kalfon est aussi un créateur brillant et fantaisiste : il condamne l'absence d'originalité de la société musicale de l'époque, et son refus des règles lui vaut l'incompréhension et le rejet de ses professeurs au Conservatoire.
Les parapluies d'Erik Satie est le premier roman de Stéphanie Kalfon, qu'elle a conçu à la fois comme un hommage et comme un témoignage sur la vie du musicien.


Madame Pylinska et le secret de Chopin
13,50

« - Madame Pylinska, quel est le secret de Chopin ?
- Il y a des secrets qu'il ne faut pas percer mais fréquenter : leur compagnie vous rend meilleur. »


Exil et musique
15,00

La musique dans l'exil, et la musique de l'exil.
Comment l’éloignement contraint de leur terre d’origine a-t-il affecté les œuvres des musiciens qui ont vécu cette épreuve  ? C’est à cette question qu’Étienne Barilier tente de répondre dans cet ouvrage, en scrutant les œuvres qui expriment, voire thématisent l'exil.
Selon le contexte historique (insurrection polonaise, révolution russe, stalinisme, nazisme...) ou l'«  issue  » de leur exil, il évoque ceux pour qui cela n’a pas eu apparemment grande conséquence sur la puissance créatrice (Stravinsky, Schönberg, Milhaud) et ceux chez qui il tarit peu ou prou la veine créatrice (Rachmaninov, Bartók)  ; le retour peut être plus ou moins catastrophique (Prokofiev ou, dans des circonstances tout autres, Korngold).
Un exil intérieur peut être contraignant jusqu'à la mort (Chostakovitch, Weinberg, Feinberg); il a été aussi prélude à l'assassinat en camp d'extermination, et suscitant des œuvres de résistance (Ullmann, Schulhoff). Zemlinsky, Hindemith, Kurt Weill et bien d’autres illustreront ici comment le plus immatériel des arts, la musique, peut incarner le déchirement, la séparation et la permanence d’une identité.
De cette fracture intime que le XXe siècle a lestée de sa douleur propre, Étienne Barilier développe des enjeux de civilisation qui, bien au-delà de la musique, touchent durablement notre époque.