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Football !

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Sélection de titres papier

Les Effacés - Tome 3 - Hors-jeu
14,50

Finale de la Ligue des Champions au Stade de France : l’Annecy FC affronte le grand FC Barcelone. Soudain, au milieu de la seconde mi-temps, le match de l’année vire au drame : quatre joueurs s’effondrent sur le terrain en pleine action. Aussitôt les lumières du stade s'éteignent, plongeant l'endroit dans un noir absolu. Quand la lumière revient, c'est la panique générale : les quatre corps ont disparu. Quelques jours plus tard, Mandragore apprend la disparition de Benjamin Mouret, directeur sportif de l’Annecy FC et fils de Marie-Ange Mouret, candidate à la présidence. Pour lui, aucun doute : les deux affaires sont liées. Les Effacés, toujours à la recherche d’Ilsa, doivent suspendre provisoirement leurs investigations. Et si cette nouvelle opération les rapprochait finalement d’autant plus rapidement de l’Effacée disparue ?


Nicollin 40 ans d'amour foot

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© Éditions L'Équipe, 2013ISBN 13 : 978-2-36347-025-6

INTRODUCTIONAU-DELÀ DE LOULOU

EN JUILLET 1967, Louis Nicollin, jeune lyonnais de 24 ans, est envoyé à Montpellier par son père Marcel pour y diriger une filiale de l'entreprise familiale de nettoiement. Quarante-cinq ans plus tard, le groupe Nicollin, 300 millions d'euros de chiffre d'affaires, fait travailler près de 5 000 personnes, est présent sur l'ensemble du territoire français, en Europe et en Afrique du nord. Et Louis Nicollin, classé 311e fortune de Fance, n'oublie jamais de rappeler les vertus du travail et de la rigueur, lui qui passa ses étés d'adolescent à ramasser les poubelles avec les « boueux » de la banlieue lyonnaise : « Le travail, le travail, il n'y a que ça... »

C'est le même homme qui, un jour de septembre 1996, à l'occasion d'un déplacement européen, ordonna à ses collaborateurs de dévaliser une grande surface de Lisbonne de tous les vêtements jaunes possibles, pour transformer la délégation héraultaise en portée de poussins évadés de la couveuse. Un illuminé se prétendant « mage » l'avait persuadé qu'un tel cérémonial mettrait quelques forces obscures du côté de son équipe, et la mènerait à la victoire, ce qui bien entendu ne se produisit pas. « On est vraiment un club de jobards » en conclut, penaud, le président du Montpellier Hérault.

Alors, quel Louis Nicollin est le vrai ? Le bâtisseur d'entreprise, appliqué, méthodique, patient, ou le farfelu superstitieux capable, ou coupable, de toutes les folies, de tous les excès, de toutes les excentricités pour vivre et défendre sa passion du foot ? Faut-il vraiment choisir, d'ailleurs, entre les deux, tant l'extravagance que constitue l'aventure de 38 ans d'un club de quartier devenu champion de France n'aurait jamais été possible sans une puissance financière édifiée jour après jour sur le front quotidien du ramassage d'ordures ?

La réalité, c'est que dans la trajectoire de Louis Nicollin et de son club de football, il y a l'accessoire, et il y a l'essentiel. Et même si l'accessoire saute aux yeux avec toute l'outrance d'un quintal et demi coiffé d'une crête orange, réinventeur perpétuel du vocabulaire charcutier, l'essentiel est ailleurs, dans la sensibilité profonde d'un homme de cœur viscéralement attaché à sa famille, ses familles, capable d'inviter le monde entier à sa table si tant est que ce soit un monde qui l'aime ; et surtout dans son intelligence aussi fine que définitivement ancrée dans le réel. Aussi efficace, concrète, pratique et même visionnaire, que toujours sous-estimée par ses adversaires.

C'est une des découvertes les plus frappantes lorsqu'on se plonge dans quatre décennies d'articles de L'Équipe et de France Football consacrés à « Loulou » : très vite, presque dès le départ de l'aventure, l'ambition insatiable se double d'un questionnement sur l'adaptation d'un modèle de gestion personnel, passionné et convivial, aux réalités naissantes et voraces du professionnalisme puis du foot-business. Toujours, aussi, est affirmé le souci du temps, de la permanence, de la fidélité (aux principes, aux hommes).

Si Louis Nicollin reconnaît aujourd'hui que le foot a finalement autant aidé ses poubelles (par la notoriété qu'il y a gagnée) que ses poubelles ont aidé le foot, la vraie phrase culte qui résume son aventure et celle de son club n'est pas à chercher au fond d'une poubelle. Elle est celle-ci, délivrée avant un match pourtant très important, à l'automne 1999 : « Si vous me demandez de choisir entre les trois points et l'obtention d'un important marché de ramassage des poubelles, je choisis, sans hésiter, la deuxième hypothèse. Le foot c'est peut-être ma danseuse, mais ça n'a jamais été mon gagne-pain... » Ce ne sont pas les paroles d'un fou. Même si, l'histoire saisie sur le vif de ces 38 années de passion en apporte la preuve à chaque page, il ne sait aimer « qu'à la folie ».¦

1974-1981LES ORIGINES
L'AVENTURE LA PAILLADE
LES ANNÉES COUPE DE FRANCE
À L'ASSAUT DE LA D1

NOVEMBRE 1974Et Nicollin créa La Paillade...L'acte fondateur de La Paillade Montpellier est scellé à l'automne 1974, en une fusion étonnante entre un club de quartier, un autre héritier d'une grande histoire et une équipe corpo dirigée par un jeune entrepreneur ambitieux.

ANCIEN SUPPORTER de l'Olympique Lyonnais, Louis Nicollin devient coprésident du Montpellier La Paillade SC le 5 novembre 1974.

Entre le Valentinois de naissance et le ballon rond, la liaison avait démarré bien avant. Car l'enfant de Saint-Fons, à l'ouest de Lyon, a d'abord été bercé par les exploits de l'OL à Gerland. « Dès l'âge de neuf ans, j'y allais avec le père Varlot et son fils, Gilbert (futur bras droit de Nicollin à la Société montpelliéraine de nettoiement). J'étais leur supporter no 1. Di Nallo, Combin, mes idoles, et Nouzaret y jouaient. Les affiches étaient des Lyon- Troyes, Lyon-Racing et on louait sa petite chaise derrière les buts. »

Louis Nicollin arrive à Montpellier en juillet 1967. Il n'a que vingt-quatre ans lorsqu'il se voit confier la direction de la société en charge de collecter les déchets ménagers de la capitale languedocienne. Au même moment, le Sport olympique de Montpellier (SOM) vit ses dernières heures dans l'anonymat de la D2. « En 1969, on a monté une équipe corpo (la Formation Sportive de Nettoiement), très représentative de l'entreprise au cours des deux premières années. Puis on a fait appel à des joueurs avec la double licence, comme Saez ou Delma », se remémore Nicollin, qui évoque les deux succès en Championnat du Sud-Est et la finale de la Coupe de France corpo 1973.PENDANT LES MATCHES, LOULOU EST À L'ÉGLISE

À quelques encablures de là, le SOM définitivement évanoui, un quatuor de fidèles – le père Jourdan, le Dr Viala, Roger Prouget et Jean Thévenet – a créé le Montpellier littoral SC. Mais au prix d'une vertigineuse descente aux enfers, ce pensionnaire de Division d'Honneur est à l'agonie et son stade Richter, pourtant inauguré en 1968, prend des allures de cimetière. Il s'agit alors de sauver 350 licenciés et de trouver un environnement plus favorable.

Malgré une réputation peu flatteuse, le quartier populaire de La Paillade, une ZUP de 30 000 âmes construite au début des années 1960 sur un terrain ayant appartenu à l'actrice Sophie Desmarets, fera l'affaire. C'est Carlos Llorens, ancien modeste joueur du Red Star Algérois, journaliste local chargé d'alimenter la chronique du quartier, qui va conseiller à Louis Nicollin de fusionner avec le Montpellier littoral SC et l'AS Paillade du président Tur. « Tu parles, ils m'ont chargé des festivités, cela a duré deux mois et je suis reparti ! », s'emporterait presque celui qui n'est alors pas encore Loulou. On revient le chercher, les négociations vont durer plusieurs semaines, et le Valentinois, qui a posé ses conditions, est élu coprésident du Montpellier La Paillade SC avec Roger Prouget, le 5 novembre 1974, au terme d'un énième tour de table.

Louis Nicollin a « pris le pouvoir », il vient surtout de s'unir pour le meilleur et pour le pire avec La Paillade, un club, un quartier. « Nous étions alors derniers en DH, et le premier match s'est soldé par une victoire à Valréas (1-0) – le premier match de Mama Ouattara–, pour finir au bout du compte septièmes en nous sauvant à quatre journées de la fin », raconte celui qui en oublie les premières perfs en Coupe de France, avec les éliminations successives d'Alès (D3), d'Aix (D3) et d'Avignon (D2) avant la chute contre Martigues en 32es de finale. De quoi donner de l'appétit à Loulou, qui n'a pas encore besoin de cures, mais qui s'offre à l'été 1975 Di Nallo, le « petit prince » de Gerland, Augé (ex-Nîmes), Calmettes (ex-Avignon) et l'Argentin Troisi, des joueurs qui le conduiront au printemps 1976 en D3 après deux matches d'appui face à Hyères et une victoire historique (2-0) à Lunel. De cette saison assortie d'un 16e de finale de Coupe de France et de celles qui suivirent, Louis Nicollin se souvient avec nostalgie : « La D3, c'était quelque chose, de vrais combats et un niveau beaucoup plus élevé que maintenant. »

Le jugement mérite cependant d'être relativisé. Car jusqu'à 1980, « et ce match à Saint-Étien...


Le Brésil, pays émergé

ENTRE FANTASMES EXOTIQUES ET RÉALITÉS, le Brésil a toujours suscité un vif intérêt voire une irrésistible attraction, qui s’est accrue ces dernières années : intérêt structurel dans tous les pays développés, notamment en France, en raison de la forte croissance économique de ce géant latino-américain (8,5 millions de km2 pour plus de 196 millions d’habitants) ; intérêt conjoncturel pour un pays qui s’est vu attribuer coup sur coup l’organisation de la Coupe du Monde (en 2014) et des Jeux olympiques (en 2016) ; intérêt politique lié à l’espoir incarné par le charismatique « Lula », et par celle dont il a voulu qu’il lui succède, Dilma Rousseff…
En revenant sur les raisons de la montée en puissance du Brésil, aussi bien sur le plan interne (ressources naturelles et agricoles, population jeune et qualifiée, institutions solides, etc.) qu’externe (jeu géopolitique sur le continent sud-américain, avec les autres pays BRICS, sur la scène internationale), cet ouvrage abondamment documenté, et rédigé par un observateur attentif de la culture brésilienne, dresse le portrait original d’un pays désormais « émergé ».