Zulma essais – Tout un monde d'idées

Zulma essais – Tout un monde d'idées

Parce que nous avons besoin de comprendre les changements du monde, besoin d’analyses et d’alternatives audacieuses, Zulma ouvre son catalogue aux essais du monde entier, avec des auteurs internationalement reconnus qui proposent des outils de pensée structurants, originaux et puissants. Une collection dirigée par Néhémy Pierre-Dahomey.

La Pensée écologique
Neuf 20,00
Neuf à prix réduit 20,00

Si l’agent spécial Dale Cooper (Twin Peaks) prenait la plume, voici le livre qu’il pourrait écrire. Car, à l’image du personnage de David Lynch dont le rapport au monde est bouleversé, Timothy Morton propose une philosophie radicale et troublante.

Le réchauffement climatique, phénomène irréversible dû à l’activité humaine, a déclenché la sixième extinction de masse. Le constat est simple : nous manquons d’outils conceptuels pour penser cette ère de l’Anthropocène. Et si nous nous affranchissions du concept de Nature ? Si, enfin, nous pensions grand (global plutôt que local) ? Et que dire du maillage, de l’interconnectivité de tout avec tout ?
Avec intelligence et humour, Timothy Morton nous libère des discours bien-pensants : adieu écologie verte, économie circulaire et développement durable. Tous ces petits pas pour un monde plus « vert » servent trop souvent à soulager les consciences et verdir les programmes électoraux. Il nous faut changer profondément notre manière de penser, notre manière d’être au monde. De Charles Darwin à Emmanuel Levinas, de William Wordsworth à Percy Shelley, Timothy Morton illustre ses bases théoriques d’exemples aussi concrets que l’art contemporain ou le cinéma de science-fiction – à l’image de Blade Runner ou Solaris. Voici un texte radical qui change notre regard sur le monde, à la fois très accessible et totalement nouveau dans le champ de la philosophie contemporaine.


L’Âge de la colère, Une histoire du présent

Une histoire du présent

Zulma

Neuf 22,00
Neuf, précommande 22,00



L’âge de la colère, c’est une guerre civile mondiale caractérisée par deux traits majeurs : le populisme et l’extrémisme religieux. Du Brexit à l’élection de Donald Trump, de l’autoritarisme religieux turc au nationalisme hindou de Narendra Modi, du terrorisme islamiste à l’extrême-droite au sein de gouvernements européens et au Brésil, les exemples ne manquent pas.

Pour Pankaj Mishra, ces bouleversements ne sont pas le résultat de situations géographiques, économiques et religieuses propres à chaque pays, encore moins d’un choc des civilisations. Il s’agit au contraire d’un mécanisme inhérent au système politique occidental accouché des Lumières – la démocratie libérale et l’économie de marché – qui, depuis la chute du mur de Berlin, s’est appliqué de manière brutale à des milliards d’individus. Oui, L’Âge de la colère est un texte subversif, polémique même. Mais l’essayiste indien pose un regard inattendu et résolument décentré sur la période extrêmement violente que nous vivons.

Alors que le siècle des Lumières promettait émancipation, richesse et démocratie, force est de constater que nous sommes loin du compte : l’accroissement sans précédent des inégalités fait rage au sein d’un monde régi par l’individualisme et le désir mimétique. En revenant sur l’Europe du XIXe siècle, Pankaj Mishra explore la situation émotionnelle qui, de Rousseau et Toqueville à nos jours, a fait émerger les grands mouvements de colère. Prenant appui sur les romantiques allemands et les anarchistes russes, il démontre comment ces penseurs, détracteurs d’une société inégalitaire née d’un idéal libéral, ont influencé plusieurs leaders nationalistes au XXe siècle, notamment en Inde, en Turquie, en Iran ou en Chine. Le XIXe siècle comptait quelques centaines d’individus révoltés : le XXIe en compte des milliards, pour qui la démocratie individualiste, loin d’accoucher du bonheur pour tous, génère envie et inégalités – un phénomène accéléré et amplifié par le côtoiement immédiat de tous avec tous grâce à internet et les réseaux sociaux, mais aussi par des crises migratoires et économiques globalisées.

Nous assistons à la protestation violente d’individus contre une modernité qui, tout en tenant le langage du progrès pour détruire les anciennes structures, ne profite qu’à une minorité. Un tel éclairage n’épargne aucune des manifestations contemporaines de la colère : Occupy WallStreet , Podemos ou même les Gilets jaunes.

Avec une écriture enlevée, des portraits saisissants – on notera la plongée dans l’Inde de Narendra Modi –, et des propos éclairés par de nombreuses données chiffrées, L’Âge de la colère fait l’effet d’un électrochoc. D’aucuns trouveront Pankaj Mishra pessimiste : il invite au contraire à imaginer au plus vite les bases d’une nouvelle solidarité mondiale.