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L’horloger du sérail, Aux sources du fantasme oriental chez Jean-Jacques Rousseau
EAN13
9782362450518
Éditeur
Institut français d’études anatoliennes
Date de publication
Collection
Rencontres d’Istanbul
Langue
français

L’horloger du sérail

Aux sources du fantasme oriental chez Jean-Jacques Rousseau

Institut français d’études anatoliennes

Rencontres d’Istanbul

Livre numérique

  • Aide EAN13 : 9782362450518
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« Mon père, après la naissance de mon frère unique, partit pour Constantinople
où il était appelé, et devint horloger du Sérail », lit-on dans les
Confessions de J.-J. Rousseau. Artisan spécialisé dans le « rhabillage » des
horloges, Isaac Rousseau séjourna à Istanbul de 1705 à 1711, à une époque où
la civilisation ottomane s’apprêtait à se laisser aller à L’ivresse de
l’époque des tulipes. Il y rejoignit d’autres Genevois qui se consacraient au
commerce et à la réparation des « montres turques », objets dont la délicate
mécanique ne servait pas seulement à mesurer le temps mais symbolisait aussi,
aux yeux des philosophes, les rouages de la société humaine. De retour à
Genève, Isaac fut-il l’un de ces voyageurs qui, revenus au bercail, envoûtent
leurs proches du récit de leurs souvenirs ? L’œuvre de Jean-Jacques est
traversée de motifs qui semblent devoir beaucoup aux quelques années passées
par notre rhabilleur sur les rives du Bosphore, au service d’un Sérail dont
les secrets peuplaient l’imagination de l’Europe des Lumières. Quelle fut
l’influence du fantasme oriental dans la vie et l’œuvre du Citoyen de Genève ?
C’est la question à laquelle veut répondre cet ouvrage. L’enquête porte
d’abord sur Isaac et la congrégation genevoise d’Istanbul, mais prend
également en compte les tribulations d’une branche « persane » de la famille
Rousseau. Chemin faisant, elle se penche sur l’œuvre de J.-É. Liotard, peintre
genevois qui, ayant travaillé dans la capitale ottomane, contribua au succès
des « turqueries ». Dans une deuxième partie, des spécialistes de J.-J.
Rousseau sondent son œuvre à la recherche de réminiscences paternelles, tandis
que d’autres contributions cernent les cheminements de l’orientalisme
littéraire en vogue au siècle des Lumières.
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