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Le féminisme ou la mort
EAN13
9782369352518
Éditeur
Le Passager Clandestin
Date de publication
Collection
BOOMERANG
Langue
français

Le féminisme ou la mort

Le Passager Clandestin

Boomerang

Livre numérique

  • Aide EAN13 : 9782369352518
    • Fichier EPUB, avec Marquage en filigrane
    9.99

  • Aide EAN13 : 9782369352532
    • Fichier PDF, avec Marquage en filigrane
    9.99

Autre version disponible

Le livre Le féminisme ou la mort est un essai visionnaire et résolument
féministe dans lequel apparaît pour la première fois le terme « écoféminisme
». Dans le style vif et enlevé qui caractérise ses écrits, Françoise
d’Eaubonne montre que l’oppression patriarcale des femmes et l’exploitation
capitaliste de la planète découlent des mêmes mécanismes de domination et
doivent donc être combattues ensemble. Au cœur de son propos, la dénonciation
de la société patriarcale qui en s’appropriant la fécondité des femmes et la
fertilité du sol a conduit à l’épuisement des ressources et à la
surpopulation. Dans ce manifeste écoféministe, l’autrice invite à muter vers
une nouvelle société fondée sur l’égalité hommes/femmes, des peuples et la
préservation de la nature. Ce texte devenu référence d’un mouvement
actuellement en plein essor est longtemps resté inaccessible aux lecteur·ices
qui sont néanmoins de plus en plus nombreux·ses à s’intéresser à Françoise
d’Eaubonne. Outre un appareil critique, ce texte qui a valeur de document
historique est accompagnée d’une préface conséquente écrite à quatre mains par
deux jeunes chercheuses et militantes écoféministes. Dans un style direct,
concis et clair, Myriam Bahaffou et Julie Gorecki livrent leurs impressions
personnelles à la lecture de ce texte fondateur pour chacune d’entre elles. Si
elles donnent des éléments de paratexte et de contextualisation utiles à sa
compréhension, elles s’attachent surtout à mettre en lumière les enseignements
à tirer du Féminisme ou la mort pour renouveler les modes et stratégies de
luttes écoféministes à l’heure actuelle. Cette préface est aussi l’occasion
d’une lecture critique du Féminisme ou la mort au prisme notamment de la
théorie décoloniale. Alors que l’écoféminisme est en pleine résurgence (avec
entre autres la lutte pour la justice climatique et l’intérêt croissant pour
la figure de la sorcière), les deux autrices soulignent les ambiguïtés d’un
mouvement très éclectique et ses récupérations entre autres libérales. Elles
s’efforcent également de réhabiliter tant les écrits que les luttes concrètes
de femmes racisées, souvent occultées par l’écoféminisme occidental. Une
actualité éditoriale Les héritières de la pensée écoféministe sont nombreuses.
Parmi les plus médiatiques, la militante féministe et écologiste indienne
Vandana Shiva, la militante altermondialiste étatsunienne Starhawk... Ce
regain d'intérêt pour l'écoféminisme se voit aussi en librairies : > Jeanne
Burgart-Goutal, Être écoféministe. Théories et pratiques, L'Échappée, 2020 >
Émilie Hache, Reclaim. Anthologie de textes féministes, Cambourakis, 2016 >
Vandana Shiva, 1%. Reprendre le pouvoir face à la toute-puissance des riches,
Rue de l'Échiquier, 2019 Romancière, essayiste et biographe prolifique,
Françoise d'Eaubonne (1920-2005) cofonde le MLF (Mouvement de libération des
femmes) au sein duquel elle anime le groupe Écologie et féminisme, puis le
FHAR (Front homosexuel d'action révolutionnaire). Sa vie et ses écrits sont
marqués par ses nombreux engagements. Elle a été l'une des premières penseuses
à articuler, dans les années 1970, le lien théorique et politique entre
écologie et féminisme. Elle en a tiré le concept d'écoféminisme. Myriam
Bahaffou est chercheuse en philosophie et études de genre et militante
écoféministe et antispéciste. Dans ses travaux, elle invite à dépasser le
discours très normatif de l’écologie actuelle afin d’élaborer de nouveaux
imaginaires, résolument politiques, décoloniaux, queer et magiques. Julie
Gorecki est une universitaire et activiste féministe et écologiste. Engagée au
sein du mouvement transnational féministe pour la justice climatique, elle
travaille sur les liens systémiques entre le capitalisme patriarcal, les
femmes, les peuples marginalisés et l'écologie. Co-fondatrice du premier
séminaire sur l'écoféminisme en France, elle prépare une thèse sous la
direction de Carolyn Merchant. Elle partage son temps entre la France et la
Californie.
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