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Histoire du don en France de 1800 à 1939, Dons et legs charitables, pieux et philanthropiques
EAN13
9782753526129
Éditeur
Presses universitaires de Rennes
Date de publication
Collection
Histoire
Langue
français

Histoire du don en France de 1800 à 1939

Dons et legs charitables, pieux et philanthropiques

Presses universitaires de Rennes

Histoire

Livre numérique

  • Aide EAN13 : 9782753526129
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Comment, quand l'État ne prend en charge ni l'assistance aux pauvres, ni la
santé des malades, ni la construction des églises, ni, pendant longtemps,
l'instruction primaire, faire fonctionner ces divers services ? C'est au don
que l'on fait appel, comme pour bien d'autres institutions financées depuis
par les impôts. Dès que les ambitions révolutionnaires de financement intégral
par l'État des équipements publics sont abandonnées, le don reprend sa place,
capitale pour les hôpitaux et les bureaux de bienfaisance, importante pour les
institutions religieuses, les communes, l'université. L'État veut encadrer le
don, l'orienter, mais attend le XXe siècle pour l'encourager nettement, tant
il craint le développement des biens de mainmorte. Sous l'angle inusité mais
révélateur de leur financement, le don permet de cerner l'attitude de
l'administration envers les établissements d'assistance, les établissements
religieux, les communes... Le rêve des bureaucrates est de diriger le don vers
les besoins les plus urgents, mais ils doivent tenir compte de la liberté des
donateurs et des testateurs. Car les dons ne sont pas seulement des réponses à
des besoins collectifs, ce sont aussi des gestes individuels, révélant
cependant de larges régularités. Le nombre de donateurs n'évolue que lentement
(1 900 libéralités en 1820, 5 000 en 1875, 2 500 en 1930), et la carte des
dons est marquée, sur un siècle et demi, d'inégalités tenaces et de mouvements
lents. Les donateurs, en distribuant tout ou partie de leurs biens, veulent
agir : soulager le malheur, instruire, moraliser. Mais 50 % d'entre eux
veulent aussi, par les conditions imposées, lutter contre l'oubli, laisser une
trace. Dès lors, il n'est pas étonnant que se soit ceux qui n'ont pas
d'enfants qui donnent le plus fréquemment. Pourtant, à côté, des donateurs
soucieux, parfois jusqu'à l'anxiété, de survivre, apparaissent au XXe siècle
les donateurs nouveaux, s'intégrant dans une action collective. Le don,
expression parfois militante d'une personnalité, laisse lentement place au don
restant anonyme fait à une association philanthropique.
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