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Genèse médiévale de l'anthroponymie moderne. Tome I
EAN13
9782869065147
Éditeur
Presses universitaires François-Rabelais
Date de publication
Collection
Études d’anthroponymie médiévale
Langue
français

Genèse médiévale de l'anthroponymie moderne. Tome I

Presses universitaires François-Rabelais

Études d’anthroponymie médiévale

Livre numérique

  • Aide EAN13 : 9782869065147
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L'anthroponymie est encore un domaine trop peu exploré. Et pourtant la manière
dont un individu est identifié par le ou les noms qu'on lui donne est un
excellent révélateur de la société où il s'insère. Car les noms de personne
font toujours partie d'un système sur lequel la subjectivité n'a que très peu
de prise et qui s'articule lui-même avec ceux qui caractérisent la parenté, la
stratification sociale, les valeurs culturelles et le droit civil ou public.
Or notre civilisation occidentale est liée aujourd'hui à un système
anthroponymique à deux noms (l'un individuel ou prénom et l'autre patronymique
ou nom de famille), qui est en passe de s'étendre au monde entier. Mais elle a
aussi pour originalité, contrairement à d'autres systèmes culturels, de ne
l'avoir adopté franchement qu'à partir du xie siècle, après en avoir changé au
moins trois fois : diffusion de l'anthroponymie romaine aux dépens des
systèmes indigènes, son remplacement par une anthroponymie à un seul nom, en
fin passage de ce système haut-médiéval à celui que l'on peut dire moderne,
entre le xe et le xive siècle. Le but de cette enquête est d'analyser la
dernière phase de transformation, c'est-à-dire l'apparition du système à deux
éléments, en place du système antérieur à nom unique. D'où le principe général
de cette étude, de ne pas séparer l'étude de l'évolution de la prénomination
de celle du système dans son ensemble. Les premiers résultats de l'enquête ont
montré que le système de désignation des femmes était, quel que soit leur
milieu, très différent de celui des hommes, à l'époque qui nous occupe. Sans
doute, pour la population féminine, l'adoption du système moderne est-elle
repoussée de plusieurs siècles, probablement au Bas-Moyen-Age. Quant à la
désignation des clercs, elle est différente, également, de celle des laïcs et
semble rester longtemps fidèle au système du nom unique. Il importe aussi de
la traiter de manière spécifique.Ces différences méritent réflexion car elles
renvoient à l'économie générale et au sens global du système anthroponymique
qui naît à partir du xie siècle. Ce sera l'objet d'une recherche ultérieure.
Cette enquête se limite volontairement à l'étude de la population laïque de
sexe masculin.
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