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Genèse médiévale de l'anthroponymie moderne. Tome IV : Discours sur le nom, Normes, usages, imaginaire (VIe-XVIe siècles)
EAN13
9782869065185
Éditeur
Presses universitaires François-Rabelais
Date de publication
Collection
Études d’anthroponymie médiévale
Langue
français

Genèse médiévale de l'anthroponymie moderne. Tome IV : Discours sur le nom

Normes, usages, imaginaire (VIe-XVIe siècles)

Presses universitaires François-Rabelais

Études d’anthroponymie médiévale

Livre numérique

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Les travaux antérieurs menés au travers des actes de la pratique sur la Genèse
médiévale de l'Anthroponymie moderne, ont montré la puissance des mutations
animant entre le xe et le xiiie siècle le système de dénomination des
personnes en Occident. Bien des régions ou aires culturelles restent à mieux
étudier, notamment la France du Nord et de l'Est, les Flandres, les pays
anglo-saxons, nordiques et germaniques. Mais là où les enquêtes présentent
quelque notable densité, en France centrale et méridionale, dans les
péninsules ibérique et italienne, les résultats révèlent une évolution très
sensible des modes de désignation.Le système à deux éléments, associant au nom
personnel un surnom individuel ou collectif, s'impose dans les milieux
aristocratiques en l'espace de trois ou quatre générations, devient
majoritaire au plus tard vers 1130. Le mouvement est plus inégal pour les
roturiers et les clercs, traînant ici ou là en longueur sur les xiie et xiiie
siècles, plus longtemps encore pour les femmes. Mais partout ou presque,
progressivement mais sûrement, s'affirment un resserrement du stock des
prénoms utilisés, une concentration des choix sur quelques noms
essentiellement issus du panthéon de l'Église de Rome, une préférence
agnatique, une sélection anthroponymique du choix des parrains. Ces faits
démontrent que les usages administratifs — le nom qui s'écrit — ne sont pas
seuls concernés, que le mouvement touche aux pratiques culturelles, sociales
et familiales : au nom qui se donne et se dit. Et même s'il s'agit d'une
évolution plutôt que d'une révolution, les transformations enregistrées
n'ayant pas toutes et partout la rapidité et donc la brutalité qu'implique le
second terme, il reste qu'en deux siècles et demi tout change, profondément.
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