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Format
Broché
EAN13
9782869582781
ISBN
978-2-86958-278-1
Éditeur
École Française d'Athènes
Date de publication
Collection
BIBLIOTHEQUE DE
Nombre de pages
377
Dimensions
22 x 20 cm
Poids
1150 g
Langue
français

Les Grecs face aux catastrophes naturelles

Savoirs, histoire, mémoire

École Française d'Athènes

Bibliotheque De

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Perçues comme un moment exceptionnel et tragique de l’histoire des
communautés anciennes, les catastrophes naturelles ne cessèrent, tout au long
de l’Antiquité, de susciter l’étonnement, l’irraison et la peur. Elles
furent l’objet de débats entre les défenseurs d’une opinion rationnelle,
fondée sur la compréhension de l’harmonie et de la démesure du monde, et
ceux qui, intrigués par la violence de tels phénomènes, en tenaient pour
responsables les divinités. Il est néanmoins frappant de constater que
les Grecs ne disposaient pas de mot pour désigner une catastrophe
naturelle. L’enquête proposée ici repose donc sur une définition et un
paradigme contemporains, l’étude des implications sociales qu’un aléa
naturel impose aux sociétés. Loin de céder au fatalisme, les communautés
surent s’adapter progressivement aux contraintes de leur environnement,
tirèrent de ces expériences des enseignements au sujet des comportements
à adopter et prirent des mesures efficaces afin de surmonter l’événement
dévastateur. Les réactions populaires soulignent aussi la variété des
attitudes face aux catastrophes : actes de bravoure ou de piété
religieuse, évacuation des zones sinistrées, sollicitation des réseaux
de voisinage, reconstruction des édifices ruinés. Ces réponses apportées
au désastre révèlent les réalités quotidiennes dans les cités grecques.
La catastrophe ne rompt ainsi pas le temps vécu, mais s’inscrit, au
contraire, dans un processus historique de longue durée.
Throughout Antiquity, natural disasters, seen as exceptional and tragic
moments in the history of ancient communities, never ceased to evoke
astonishment, irrationality and fear. They were the subject of debates
between the defenders of rational opinions founded on an understanding
of the world’s harmony and excess, and those who were puzzled by the
violence of such phenomenas and held the gods responsible for them.
Nevertheless, it is a surprise to discover that the Greeks did not have
a word for ‘natural disaster’. This study therefore has as its basis a
contemporary definition and paradigm, the study of the social
implications of random natural events on societies. Instead of giving
way to fatalism, human communities were able to adapt gradually to the
constraints of their environments, drew lessons on desirable behaviour
from these experiences, and took effective measures to overcome
devastating events. People’s reactions also demonstrate the variety of
different attitudes shown towards catastrophes, including acts of
bravery and religious piety, evacuations of damaged areas, appeals to
neighbourhood networks, and the reconstruction of ruined buildings.
These responses to disasters make clear daily realities in Greek cities.
In this way catastrophes did not constitute a break in people’s lived
experience but rather became part of a long-term historical process.
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